The Machine That Made Us

Flotation Toy Warning
Pop/Rock
Talitres / V2
A ce jour, ...Lire la suite...

Pour The Wombats , tout ce qui brille n’est pas or

“Beautiful People Will Ruin Your Life”, c’est le ...Lire la suite...

Citoyenne du monde… peut-être pour plus très longtemps…

Écrit par Didier Deroissart - jeudi, 09 novembre 2017
Image
Ayo
ABBox
Bruxelles
09-11-2017

Après avoir pris une pause de quatre longues années, Ayo est de retour. Sa famille s’est agrandie, et elle a pris le temps de s’y consacrer. Elle vient donc de publier son nouvel elpee. Il est éponyme. Un disque frais et très personnel. Elle est venue le défendre sur les planches de l’ABBox, ce jeudi 9 novembre. La salle est presque comble.

Le décor est très simple. Une immense toile noire est tendue en fond de podium. Des tentures de couleur blanche sont disposées le long de celle-ci. Vers 20 h 50, on entend une voix et des sonorités de gratte semi-acoustique. Ils émanent de l’arrière-scène. Coiffée d’un chapeau noir qui surmonte un foulard coloré de fleurs, elle fait son apparition. Les mêmes motifs qu’on retrouve sur son paréo et son t-shirt. Elle a enfilé, en outre, un jeans moulant de teinte noire et est chaussée de hautes bottes brunes. Elle est rayonnante. Et entame « I’m Walking » en solo. Puis les musicos viennent la rejoindre. Dont deux claviéristes. Le premier est perché sur une estrade. L’autre, sur un tapis posé sur le plancher. Et un drummer. Egalement sur un petit podium surélevé. Au centre. A ses pieds, on remarque la présence d’un cajon, mais il servira de décoration. Pas de bassiste.

Ayo est heureuse de revenir dans le circuit ; et elle le signale. Son sourire met de suite à l’aise. Tout au long d’« I’m Not Afraid », le guitariste se sert de pédales wah wah alors que le préposé au Hammond tapisse l’ensemble de ses interventions. Pendant « Who », elle invite le public à reprendre le morceau en chœur et à frapper dans les mains. Tout en chantant, elle signale qu’il y a longtemps qu’elle est venue à Bruxelles. Elle demande si le public est bien présent, s’il peut faire du bruit et danser. La fosse s’enflamme. Premier extrait du nouvel opus, « All I Want » nous entraîne sur les plages de Kingston. Une compo aussi ensoleillée et lumineuse que la voix de l’artiste. Elle confesse qu’installée à Brooklyn, à côté de l’école de ses enfants, elle a enregistré ses nouveaux titres, dans sa chambre, à l’aide de son ordinateur ou de son téléphone portable. Et est fière de l’avouer. Influencée par Bob Marley, Jimmy Cliff, Stevie Wonder et Billie Holiday sa musique mêle folk, reggae, pop, soul et une once de hip-hop. Elle aime retourner à ses sources. Ses messages politiques sont profonds. Elle dénonce toutes les dérives et les inégalités de ce monde. Place ensuite au mix « Is Love Is A Killer / Sweet Dreams » (NDR : oui, oui, l’énorme succès décroché par Eurythmics, en 1983). Un reggae pur et dur guidé par la guitare rythmique, alors que percus et ivoires prennent leur envol. Ayo a vécu 10 ans à Paris. Une ville qu’elle affectionne. Et elle lui rend un ode à travers « Paname » (NDR : le clip est disponible ici).

Elle déclare, et dans la langue de Molière, être gitane et citoyenne du monde. Et peut être que demain, elle n’existera plus…

La complicité entre Ayo et ses musicos est authentique. Et cette connivence se ressent en ‘live’. « Why » où pourquoi il faut oublier les frontières entre les pays. Ayo slame son texte, sur ce titre plus rock, dominé par les percus. La voix devient plus soul sur le bouleversant et plus paisible « I’m Fool ». « Complain » démontre, une fois pour toutes, le rôle fédérateur du drumming. Et le préposé aux fûts excelle dans cet art. Il reproduit les coups de matraque assénés par la police, lors des manifestations, sur « Boom Boom », un morceau qui relate les abus commis des forces de l’ordre. « Slow Slow » est empreint de tendresse. Ayo s’approche du bord de la scène et interpelle ‘Ida’, sa préceptrice. Elle descend dans la fosse et part à sa rencontre. Des retrouvailles ponctuées de longues embrassades. Ayo s’excuse et fond en larmes même. Un grand moment d’émotion ! Le set s’achève par le funkysant « Live Is Real ».

En rappel, Ayo revient seule sur les planches, armée de sa gratte semi-acoustique et nous délivre « Letter By Letter » ainsi que « Love And Hate ». Avant que ses musicos ne la rejoignent pour nous réserver le notoire « Down On My Knees »…

(Organisation : Ubu Production + Pom Prod)





 

Qui est en ligne

MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement