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Une setlist un peu trop déséquilibrée…

Écrit par Adrien Mouchet - lundi, 02 novembre 2015
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Beach House
Ancienne Belgique
Bruxelles
03-11-2015

Pour la troisième fois d’affilée, Beach House est accueilli par une Ancienne Belgique sold out. La dream-pop séduit manifestement le public belge ; et tout particulièrement celui issu du Nord du Royaume ; d’ailleurs, en débarquant au sein de la mythique salle bruxelloise, on entend surtout parler le néerlandais.

En guise d’apéritif, c’est le jeune Dustin Wong qui monte sur les planches. En solitaire. Un choix qui peut sembler étonnant ; et pourtant le garçon ne manque pas de talent et renvoie une image fort sympathique. Le jeu de guitare est calme mais fort agréable. L’artiste passera d’ailleurs de nombreuses minutes au stand merchandising, pour essayer de vendre ses disques. Pas sûr que son commerce ait été couronné de succès…

Car c’est pour Beach House que la foule s’est déplacée. Avant le début du spectacle, elle sait très bien que le climat risque d’être paisible et planant, dans le plus pur style de ces Américains. La suite montrera que c’était à moitié vrai. En tout cas, on s’attend à de nombreuses nouvelles chansons. Beach House a en effet publié deux albums au cours des trois derniers mois ! « Depression Cherry », fin août, et « Thank Your Lucky Stars », en octobre. Et à mon humble avis, le second est certainement le meilleur. Bref, nous allons pouvoir juger plus précisément de ces deux œuvres durant ce show.

A l’origine limité à un duo, le line up est devenu quatuor suite au recrutement de deux musiciens supplémentaires ; et ce afin de proposer une expérience live digne de ce nom. C’est sous un tonnerre d’applaudissements que Victoria Legrand et le reste de la troupe monte sur les planches. Plage d’ouverture de « Depression Cherry », « Levitation » ouvre les hostilités. La progression crescendo du titre est parfaite pour une entrée en matière, introduisant une des spécialités des citoyens de Baltimore : le synthétiseur. La plupart des morceaux sont en effet construit sur une base simple, de quelques notes sur cet instru. L’autre particularité, et certainement la plus caractéristique, c’est cette voix androgyne de Legrand. Elle est proche de la perfection ; d’ailleurs le chant sera un des points forts du concert. Une telle qualité vocale est tout simplement stupéfiante.

Malheureusement, le set souffre de quelques faiblesses. Tout d’abord, la setlist privilégie un peu trop les compos des deux derniers elpees. Il faut attendre six chansons, avant d’entendre un titre moins récent. Pour mieux rentrer dans le show, il aurait sans doute été préférable d’y inclure « Silver Soul » (« Teen Dream »), bien plus tôt.

Et c’est bien là le problème, « Depression Cherry » est un album décevant et en extraire 7 pistes sur 17, c’est beaucoup trop ! Surtout que la formation est déjà responsable de 6 long playings. En outre, le volume sonore est excessif. Encore que ce travers finisse par se transformer en avantage, tout au long de « 10 Mile Stereo ». Le meilleur morceau du répertoire. Caractérisé par le rythme élevé du chant et imprimé par des drums ultra puissants, il prend sur scène une dimension supérieure…  

Autre bon point, les guitares sont bien présentes en ‘live’ ; ce qui n’a pas toujours été le cas. « Sparks » prouve en tout cas que le groupe sait également y faire avec des cordes. « Myth » clôt première partie du spectacle de bien belle manière.

Pour le rappel, le quatuor opte d’abord pour « Salwater ». Un choix surprenant car il s’agit du tout premier morceau écrit par Beach House. Et qu’il a très mal vieilli… Heureusement que l’ennui ne dure que trois minutes… M’enfin, cette parenthèse semble avoir plu à Victoria.

« Majorette » relance quelque peu le tempo, avant qu’« Irene » ne vienne mettre tout le monde d’accord. Caser cette remarquable composition de près de sept minutes en fin de parcours, c’est une excellente décision. Le son est dense et le refrain addictif (‘It’s a strange paradise…’) Clairement un morceau qui donne encore envie d’écouter leur musique, le concert terminé.

Beach House n’a pas une musique taillée pour les représentations. Les Yankees s’en sortent néanmoins assez bien car l’ensemble du show est fort bien exécuté et particulièrement atmosphérique. Mais le groupe se met également un petite balle dans le pied en négligeant dans sa setlist certains de ses meilleurs morceaux comme « Wishes », « New Year » ou « Gila » pour y intégrer d’autres, soit trop anciens ou sans grande consistance. Votre serviteur a donc été frustré de n’avoir pu savourer la plupart de ses compos préférées. Mais a aussi été scandalisé par le prix exorbitant des vinyles au merchandising. En général, après un concert, j’en achète un. Mais à 25€, non merci !

Quoique d’honnête facture, la prestation de Beach House a surtout convaincu un nouveau public plutôt que les fans de la première heure. Dommage !

(Organisation : Toutpartout + AB)

 

 





 
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