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Une communion vécue par un public multiculturel et multiracial, à Bruxelles…

Écrit par Didier Deroissart - mardi, 16 juin 2015
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Big Sean
Ancienne Belgique
Bruxelles
17-06-2015

Soirée hip hop classieuse ce soir à l'Ancienne Belgique. En débarquant à 18h30, votre serviteur doit suivre une file déjà bien longue avant de retirer son sésame. A l’affiche, Big Sean, le pote de Kayne West. Et en supporting act, Caballero.

Caballero signifie Chevalier dans la langue de Cervantès. Il s’agit d’un lyriciste bruxellois, originaire de Barcelone. Il a notamment milité au sein du groupe Les Corbeaux et du collectif Black Syndicat. Intitulé « Laisse Moi Faire », son premier long playing paraît en juin 2011. Ce qui lui permet de démontrer son intérêt et son talent pour les différents procédés d'écriture. Quelques mois plus tard il tourne le clip « Freestyle De La Cigarette Fumante ». Libre, son style lui ouvre les portes à diverses collaborations tant en Belgique, en Suisse qu’en France. C'est lors de ces échanges qu'il croise la route de Lomepal. Ils décident, vu leurs références et intérêts communs, de réaliser un projet commun sous la houlette de Hologram Lo'. En 2013, il grave « Laisse-nous faire Vol. 1. »

MC, notre cavalier est invité à mettre le feu pour préparer le set d'un futur monstre sacré de la scène hip hop américaine, Big Sean. Il est soutenu par deux autres Mc's et un préposé au turntablism. Caballero est doué pour les mots et son phrasé est pointu. A force de répéter ‘Bruxelles, vous êtes chaud’ ou ‘Et alors, l'A.B., on est chaud’, la température finit par grimper de quelques degrés. Les bras se lèvent. Le brouhaha causé par les bavardages dans l’auditoire –plutôt amorphe en début de set– s’estompe, et les applaudissements commencent à fuser d’un peu partout. Les 3 Mc's font le show sur les planches et haranguent les premiers rangs. Et finalement les entertainers vont parvenir à mettre le souk. Contrat rempli pour Caballero !

Petite anecdote : dans l’univers du Rap/Hip-hop/Slam, les artistes tiennent le micro d’une main. La gauche ou la droite, peu importe. Mais la libre sert à manipuler une serviette ou à vérifier –toutes les 20 secondes, si possible– si leurs valseuses sont toujours bien accrochées. Je confirme !

Épaulé par Kanye West, Big Sean, de son véritable nom Sean Michael Leonard Anderson, a récemment sorti un excellent troisième opus sur le label de Yeezy, G.O.O.D. Music (John Legend, Q-Tip, Pusha T), « Dark Sky Paradise ». Un disque qui faisait suite à « Finally Famous » paru en 2011 et « Hall Of Fame », en 2013. C’est son meilleur album paru à ce jour. Le plus mature et le plus intense également. En publiant un tel disque,  Big Sean a le droit de revendiquer une place aux côtés de Kendrick Lamar et de Drake. Il ne peut pas, non plus, avoir tous les malheurs. D’après la presse people, sa compagne, Ariana Grande, l’aurait lâché,en avril dernier…

Avant le début du spectacle on a un bel aperçu du light show qui va inonder le podium, pendant les 75 minutes du set de Big Sean. Et déjà il impressionne. Multicolore, il inclut des lasers et des stroboscopes. Une estrade relativement haute a été montée à l’arrière de la scène. Elle est destinée aux trois musicos qui vont épauler Big Sean : un drummer sur la gauche, un préposé au turntablism au centre et un dernier entouré de claviers à droite. Des lumières bleues préludent l'arrivée de Big Sean. Il est habillé tout de blanc. Il attaque « Paradise » et « All Your Fault », en se tenant debout sur une autre petite estrade qui surplombe ses trois collaborateurs. Mais par la suite, il va surtout arpenter les planches de long en large. Il adresse un clin d’œil à son ami Kanye West –qui l'a découvert– en reprenant son « Mercy ». Un peu plus tard, il adaptera également son « Clique ». Il entre directement en communication avec les premiers rangs. Tout acquis à sa cause, le public ne se fait pas prier. Et une belle interactivité s’établit entre le frontman et l’auditoire. Son jeu de scène me fait penser à celui de Sean Paul.

La fosse est blindée. Pas le balcon où la moitié des sièges est vide alors que les trois-quarts étaient réservés.

Le type qui se charge des scratches vient assurer les backing vocals, en avant-scène, lors de plusieurs compos. On aura aussi droit à une version particulièrement dansante du « Dance (A$$) » de Nicki Minaj. Coécrit en compagnie de Kayne West, « One Man Can Change the World » constitue le sommet du concert. Il provoque un long moment de recueillement dans le public. Une chanson douce et paisible que Big Sean dédie à sa grand-mère. Big Sean extrait un briquet de sa poche un briquet et l’allume. La foule l’imite. A cet instant, la communion est totale. Une communion vécue par un public multiculturel et multiracial, à Bruxelles…

(Organisation: Ancienne Belgique)





 
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