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Spectrale
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Ice-T in the Holland house …

Écrit par Sebastien Leclercq - mercredi, 10 juin 2015
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Body Count
Eiffenaar
Eindhoven
11-06-2015

Comme Body Count n’avait prévu aucune salle belge pour sa nouvelle tournée, les aficionados du plat pays ont dû traverser la frontière Nord (Eindhoven, Pays-Bas) ce jeudi, ou Sud, le vendredi (à Esch-sur-Alzette, au Grand-duché de Luxembourg), pour assister à son spectacle.
Finalement votre serviteur opte pour Eindhoven, mieux connu pour le stade de football du PSV, mais également pour son immense complexe Philips, véritable rempart de la cité. Après une petite visite touristique et la dégustation d’un plat au fromage sous le soleil, direction la salle Eiffenaar. Pas difficile à trouver ; suffit de suivre la marrée humaine, chevelue, tatouée ou/et motorisée qui partage la même destination… 
Un endroit à la configuration plutôt surprenante. En fait l’espace réservé aux concerts n’est qu’une partie de ce grand bâtiment, situé à deux pas de la gare. Différentes structures y coexistent, dont une discothèque. Il faut donc emprunter des escaliers plutôt raides, dans le style de l’Aéronef de Lille, avant de débarquer dans une pièce peuplée de gros bras, rendant les déplacements, notamment pour se rendre aux différents bars, assez difficiles. Faut dire que vu l’engouement suscité par ce spectacle, les 1 500 tickets se sont écoulés en quelques jours.

Powerstroke assure le supporting act. Une piètre caricature du band métal/hardcore yankee. Le combo pousse même le vice à s’exprimer dans un anglais américanisé, entre les titres, alors qu’il est belge, issu du Nord du pays même. Etonnant, il a déjà assuré la première partie pour Suicidal Tendencies et même réussi à figurer au line up du Graspop…

Après cette pénible ouverture, et malgré un peu de retard, Body Count s’apprête à monter sur le podium. Et le public de se réveiller d’un bloc. Les premiers musiciens débarquent masqués (ou la tête enserrée par un bandana), suivis par deux choristes. Les accords de « Body Count’s in the house » viennent à peine de retentir qu’Ice-T déboule le bras tendu, sur l’estrade. Ce qui déclenche déjà les premiers pogos. « Masters of Revenge », « Bowels of the Devil » et « Manslaughter » (NDR : le tire maître d’un elpee paru en 2014) s’enchaînent, tambour battant. Guère avare de communication entre les titres, Ice-T demande notamment aux filles de se mélanger un peu plus aux trop nombreux mecs agglutinés aux premiers rangs. Il nous présente aussi l’un des deux choristes, qui n’est autre que son fils. Et qui l’accompagnera au chant sur le très controversé « Cop killer ». Sa famille est également sur place ; notamment Coco Austin son épouse, plantureuse et star de télé-réalité. Elle se trémousse sur le côté de la scène. Ernie C. (NDR : c’est le dernier membre du backing group originel ; les trois autres sont décédés dans des conditions particulières, la plus spectaculaire frappant le bassiste Mooseman, tué lors d’une fusillade à Los Angeles) impressionne tant par son physique qu’à la gratte. Et tout particulièrement tout au long de « Talk shit, get shot ».

Lors du rappel Ice-T se fend d’un discours contre le racisme. Curieusement, l’auditoire accueille tièdement ses propos. Y aurait-t-il d’anciens disciples de Pim Fortuyn dans la salle ? Heureusement, les premiers rangs s’agitent à nouveau sur le tube « Born Dead », puis de la cover de Biohazard, « Institutionalized ». « Momma's Gotta Die Tonight » clôt le set en douceur, et les paroles ‘My mother taught me good things, taught me bad things’ transforment un gros dur en leader au cœur tendre. Si tendre, qu’il prend la peine de serrer des tas de mains, par poignées, avant de saluer longuement la foule. Il est vrai que cette tournée, il ne l’a pas organisée pour se faire du blé ; lui qui empoche de gros cachets en tournant dans la série TV à succès, ‘New-York unité spéciale’. Bref, un retour réussi pour le natif du New Jersey et sa troupe…

(Organisation : Eeffenaar)

 

 

 





 
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