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Une véritable machine de guerre !

Écrit par Didier Deroissart - samedi, 12 novembre 2016
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Bring Me The Horizon
Forest National
Bruxelles
12-11-2016

Nous sommes la veille du premier anniversaire de ce funeste vendredi 13 novembre. Un an déjà que Paris et son Bataclan ont été victimes des attentats. La sécurité est maximale. Une certaine tension est palpable dans la foule, avant de pénétrer dans Forest National. Faut dire qu’il y a du monde à l’entrée. Qui ne sera autorisée qu’après deux fouilles. Ce soir, Bring Me The Horizon est tête d'affiche. Basement et Whiles She Sleeps assurant les supporting acts.

Andrew Fisher constitue la véritable colonne vertébrale de Basement. Originaire d’Ipswich, il est né en 2009. Sa musique est le fruit d’un mélange entre post hardcore, punk et grunge. Il s’était séparé en 2012, avant de reprendre l’aventure deux ans plus tard. Son dernier LP est paru en 2016. Il s’intitule « Promise Everything ». Et c’est surtout ce titre maître qui va se révéler le plus intéressant. C’est également le moment choisi par les deux gratteurs pour se mettre en évidence. A revoir lors d’un set plus conséquent.

Setlist : « Whole », « Aquasun », « Bad Apple », « Spoiled », « For You The Moon », « Earl Grey  », « Brother's Keeper», « Promise Everything », « Covet »

Formé en 2006, While She Sleeps nous vient de Sheffield. Il réunit le chanteur Lawrence Taylor, le bassiste Aaran McKenzie, le drummer Adam Savage ainsi que les guitaristes Sean Long et Mat Welsh. En 2012, le quintet avait été élu meilleur nouveau groupe britannique, lors de la remise des ‘Kerrang Awards’. Il s’était déjà produit à deux reprises à l’Ancienne Belgique. Et il avait séduit par son énergie débordante.

Le podium est pris d’assaut par les 5 gars. Hormis le drummer –difficile quand même dans ce rôle– tous les musicos bondissent comme des kangourous sur les planches. Le combo propose un majorité de plages issues de son dernier opus, gravé en 2015, « Brainwashed ». Quoique brute de décoffrage, la musique est particulièrement mélodieuse. Les deux gratteurs s’en donnent à cœur joie. Exhibant une chevelure abondante, le chanteur est un excellent showman. Il incite la foule à se rapprocher de l’estrade, s’écarter ou pogoter. Plus trop un exercice dans les cordes de votre serviteur. Il préfère assister au spectacle, depuis les gradins… WSS joue parfaitement son rôle d’entertainer. Malheureusement, les balances sont mal réglées. Et on n’entend pas trop bien les paroles du vocaliste…

 Setlist : « Brainwashed », « This Is The Six », « Our Courage, Our Cancer », « Civil Isolation », « Trophies Of Violence », « New World Torture », « Seven Hills », « Crows », « Four Walls ».

Bring Me The Horizon (BMTH) est une formation insulaire (NDR : également issue de Sheffield) fondée en 2004. Depuis, sa musique est en évolution constante. A l’origine deathcore, elle est passée par le metalcore avant d’embrasser un rock plus alternatif, généreusement nourri à l’électronique, à la limite du popcore. Et son dernier opus, « That's the Spirit », paru l’an dernier, en est certainement la plus belle illustration.   

Une estrade en trois créneaux est disposée, en arrière-plan tout en largueur, et devant un immense écran, sur lequel seront projetés des slogans, des textes de chansons, des mandalas animés, une mosaïque TV ou le film des musicos en action. D’une hauteur de 4 bons mètres, les deux cubes extérieurs sont destinés au drummer Matt Nicholls (à droite) et au claviériste/percussionniste/vocaliste Jordan Fish (à gauche). Sur le parallélépipède central, réduit à plus ou moins trois mètres de hauteur, les trois gratteurs se relaient régulièrement au milieu des imposants projecteurs. Soit le bassiste Matt Kean, le soliste Lee Malia ou le rythmique, John Jones. Ou alors coudoient le chanteur Olivier Sykes, sur le plancher des vaches. Et cette gigantesque structure sert également de support aux haut-parleurs ainsi qu’au light show qu’on pourrait qualifier d’explosif. Impossible de résister plus d’une heure, à ce régime, sans avoir les neurones en compote et les yeux explosés. C’est de la démesure ! Du gigantisme !

Dès « Happy Song », c’est le bordel dans la fosse. Tous les stroboscopes fonctionnent au-dessus de l'écran géant et devant l'estrade. L’ombre lumineuse du batteur apparaît au fil de ses frappes. Des canons à confettis et des serpentins multicolores sont balancés au-dessus de la foule en délire. Il y a trop de monde dans la fosse, et le service de sécurité tente d’y empêcher l’accès. Mais les spectateurs passent par les balcons et enjambent les barrières pour la rejoindre, engorgeant encore davantage le parterre…

La voix d’Oli passe correctement la rampe. Mais, outre les chœurs, c’est Jordan qui le supplée, lorsqu’il ne peut pas (ou plus) assurer son rôle. Quoique puissante, écrasante et truffée de breadowns, la musique reste mélodieuse. Surtout les refrains. Quasiment pop. Les tubes se succèdent. Fish se charge des beats électro. Et ils sont bien calibrés. Toutes les demandes formulées par Oli au public sont exécutées : fucks, hands up, jumps et circle pits. Il est partout, sur les planches ou les estrades.

Des anneaux blancs sont projetés sur l’immense écran, avant « Shadow Moses », le titre le plus attendu par l’auditoire. Oli tourne sur lui-même. Des machines à fumée crachent leurs vapeurs. On n’y voit plus rien. Les guitares frémissent et la foule –y compris celle des gradins– reprend le refrain en chœur.

« Chelsea Smile » (« Suicide Season ») opère un retour au metalcore. De quoi satisfaire les fans de la première heure. Plus paisible, « The Best Is Yet To Come » est enrichi de choeurs d'enfants samplés et de beats electro.

Et en fin de parcours BMTH balance ses « Can You Feel My Heart » et « Antivist », avant d’achever le show par « Throne  ».

En rappel, « True Friends » donnera une nouvelle occasion à l’auditoire de reprendre le refrain à l’unisson. La formation anglaise a manifestement ravi son auditoire, constitué d’une majorité d’aficionados. Musicalement, mais surtout visuellement, il faut reconnaître que le show était impressionnant. Une véritable machine de guerre !

Setlist : « Happy Song », « Go To Hell, For Heaven's Sake », « The House Of Wolves », « Avalanche », « The Best Is Yet To Come », « Aoife Ni Fhearraigh song », « Shadow Moses », « Chelsea Smile », « Follow You », « Sleepwalking », « Doomed », « Can You Feel My Heart », « Antivist », « Throne  »

Rappel :  « True Friends », « Oh No », « Drown »

(Organisation : Live Nation)

 

 

 

 





 
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