Les Nuits Plasma 2017 : la programmation (update 23/10/2017)

L’édition 2017 des Nuits Plasma se déroulera ...Lire la suite...

Texas a manifestement encore des planches…

Texas
Forest National
Bruxelles
14-11-2017
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Un peu de respect SVP, même pour le condamné qui fume sa dernière cigarette…

Écrit par Stéphane Reigner + Adrien Mouchet - vendredi, 06 mars 2015
Image
BRNS
Alhambra
Mons
07-03-2015

Ce samedi 7 mars 2015, votre serviteur prend la direction de Mons, Capitale Européenne de la Culture, afin d’assister au concert de BRNS (NDR : prononcez Brains).
Comme bon nombre de villes de taille moyenne, elle souffre d’un manque évident de parkings. Méfiant de nature, je prends donc toutes les précautions d’usage et prend la route de bonne heure.
Malgré une autoroute quelque peu encombrée, j’arrive à bon port, trente bonnes minutes plus tard. Par chance, je parviens à dénicher une place à quelques centaines de mètres du but.
Je me dirige alors vers l’Alhambra, rue du Miroir, lieu légendaire de la vie nocturne montoise, situé à une encablure de la Grand-Place.
Il est 19h45 lorsque, enfin, j’y suis. L’ouverture des portes est prévue dans 15 minutes. Le timing est respecté !
Le sas d’entrée est pourtant déjà bondé d’impatients, le fameux sésame en main. Il faut dire que la réputation du combo bruxellois n’est pas surfaite ! Je pense que, vu le monde présent, ce sera sold out !

A 20h00 pétantes, je me fraie difficilement un chemin à travers les badauds. A la réception, la caissière me donne un ticket. Mountain Bike assure la première partie. Excellent choix !
Je prends un verre et attends patiemment. Je contemple, sourire aux lèvres, cette drôle de pieuvre peinte au plafond. Idée saugrenue. Mais qu’importe, l’étendue de la culture est sans limite !
Afin de profiter du spectacle sous un angle optimal, je me plante face à la scène. Avoir une petite taille handicape parfois !
Un peu vague à l’âme, je me remémore l’excellent moment passé en compagnie de ma meilleure amie, lorsqu’un certain 27 juin 2012, j’étais assis derrière ma batterie, baguettes en mains, imprimant un son rock bien trempé ! Cette soirée, très spéciale, restera à jamais gravée dans nos mémoires.
D’une capacité d’environ 350 personnes, la salle ne tarde pas à se remplir. La pyramide des âges est bien respectée. Devant moi, un garçon –qui doit avoir à peine dix ans– accompagne son père. Ca fait plaisir à voir !

Il est 20h15 lorsque le premier combo entame les hostilités.

Surpris, je constate qu’il ne s’agit pas de Mountain Bike comme annoncé, mais de Thibet. Je ne comprends pas… Il s’agit, sans soute encore, des aléas de la programmation musicale. Ce sera donc une découverte !

Réunissant Gregory Vandamme (voix/guitare) Thomas Venegoni (guitare/clavier/voix) David Davister (batterie/voix) et Julien Bacquet (basse/voix), le band est venu défendre « Vision and Certitude », un long format tombé dans les bacs depuis avril 2014.

Leur mélange de pop et de psychédélisme, saupoudré d’un soupçon de new wave va parvenir à faire oublier ma déception. Je n’ai vraiment pas perdu au change !

Durant environ quarante minutes, le public pourra s’enivrer de ces savoureux rythmes indie pop contemporains aux sonorités eighties. Aucun doute, ce quatuor s’est attiré de nouveaux fans !

Un interlude d’un peu plus de trente minutes est prévu. Histoire de s’hydrater sans doute !

Il est maintenant 22 heures. Que la grand-messe commence ! Les fidèles se pressent devant l’hémicycle. Il faut dire que la présence d’Antoine Meersseman (basse/chœur), Tim Philippe (batterie/chant), Diego Leyder (guitariste) et César Laloux (multi-instrumentiste), à Mons, est une première !

C’est tout naturellement par « Void », titre maître du nouvel elpee, intitulé « Patine », que le groupe chauffe les groupies. Le show est lancé !

Les notes tourbillonnent autour de la voix très particulière du batteur/chanteur, Tim. Les regards se croisent. Des sourires s’échangent.

Les tubes d’enchaînent alors. La setlist s’inspire essentiellement du dernier opus. Le band balance une salve de titres issus de « Patine » (« Slow Hear », « My Head Is Into You », « Omen », etc.)

Assez décevant par rapport à celles qui figurent sur leur génialissime précédent LP, les compositions prennent pourtant et étrangement une toute autre dimension en live !

Les morceaux issus du sept titres « Wounded » ne sont pas oubliés pour autant ! Ainsi, caractérisé par un drumming tentaculaire, le nouvel espoir noir-jaune-rouge a marqué, ce soir, les conduits auditifs au fer rouge, notamment lors de l’excellentissime « Mexico ». Dans le genre, difficile de faire mieux !

Ce qui me surprend le plus chez ce drummer, c’est ce côté autiste. Hors du temps, hors de tout, il s’amuse tel un gamin déballant le jouet que le Père Noël vient de lui apporter. Il est vraiment dans son truc !

Très amusant aussi, c’est la manière dont il frappe les éléments : le Charley de la main gauche et la caisse claire de la droite. Et surprenant en même temps ! Le tout, avec une dextérité hallucinante ! Et détail croustillant, aucun tom n’est présent, hormis le floor tom !

Multi-instrumentiste, le claviériste alterne synthé et guitare électrique selon les titres.

Le percussionniste, quant à lui, n’est pas seulement venu appuyer la rythmique. Le réduire à ce rôle simpliste serait lui faire affront ! Il constitue, au contraire, une pièce maîtresse du puzzle !

Au terme de quarante-cinq minutes d’un gig qui a tenu toutes ses promesses, BRNS tire sa révérence, en concédant « Clairvoyant », avant de regagner les coulisses. L’un des meilleurs titres, à mon humble avis ! Efficace et redoutable !

Les gaillards s’éloignent pour un (seul) vrai faux rappel. Incendiaire, il met un terme à cette soirée du tonnerre de Dieu.

Les lumières se rallument. Un after show est assurée par un DJ. Je regarde cette poignée de filles encore sous l’émoi de ces belles gueules.

Certains resteront se délectant de cette musique électro. D’autres repartiront des étoiles plein les yeux. Le reste, comme moi, ira prendre un dernier verre au bar. Un peu comme la cigarette du condamné… J’aime cette métaphore !

Je m’apprête à rejoindre mes pénates. A ma droite, les garçons signent des autographes. J’hésite un instant. Je vide finalement les lieux sans pouvoir leur dire un mot. J’ai eu tort…

En conclusion : bonne ambiance, décibels, sueur et présence scénique. Ce soir était encore un grand soir !

S.R.

 

BRNS à l’Alhambra, c’était un peu un rendez-vous obligatoire pour les fans montois de rock. Mais une réelle inquiétude m’envahit avant de rejoindre la rue du Miroir. La salle a, à juste titre, la réputation de souffrir d’une acoustique assez médiocre. Et quand on connaît la subtilité du son des Bruxellois, il y a de quoi être méfiant des conditions sonores qui vont régir la soirée.

Avant d’être fixé sur ce point, Thibet ouvre le bal. C’est ma première rencontre avec ce groupe dont on dit le plus grand bien. Malheureusement, leur musique est un peu trop progressive à mon goût. Si les explosions directes ne sont pas obligatoires, loin de là, j’estime quand même qu’à partir d’un certain moment, une montée dans les décibels s’impose. L’attente est souvent trop longue et le choix des morceaux d’ouverture et de fin, ne sont pas  forcément opportuns. Thibet jouit d’un vrai potentiel, c’est certain ; mais la comparaison avec BRNS est difficile à supporter.

Tant attendue, la tête d’affiche monte sur le podium, alors qu’on approche les 22H devant un auditoire conséquent. Il ne faudra que quelques minutes pour être fixé quant aux craintes émises à l’égard du son. A ma plus grande surprise, il est très correct ! Sans aucun doute la meilleure acoustique identifiée depuis que je fréquente les lieux. L’ingénieur du son doit probablement réaliser de l’excellent travail. Pour le reste, le concert de BRNS est classique mais efficace, exactement comme la semaine dernière à la Ferme du Biéreau. Le set est ici un peu plus long car il n’est pas accordé dans le cadre d’un festival. Les morceaux s’enchaînent vraiment bien ; néanmoins, l’attitude du public n’est pas très respectueuse. Trop souvent, un bruit de fond, causé par des conversations parasites, empêche de profiter complètement de la montée en puissance des morceaux. Et cet irrespect pénlise également le public qui souhaite s’immiscer au maximum dans l’univers cérébral du quatuor. Il n’y a vraiment que « Mexico » qui va focaliser l’attention générale. L’effet pure.fm, sans aucun doute.

Dommage également que « Deathbed » et de « The Story Of Bible », deux titres phares de l’Ep « Wounded, n’aient pas été exécutés. On remarque en fait toute les limites des tournées promotionnelles post-albums. Certaines chansons moins réussies de « Platine » sont interprétées et des meilleurs morceaux plus anciens sont oubliés. Une petite déception pour les fans de la première heure ; mais un choix complètement normal dans la logique marketing d’un groupe, même si je reste persuadé qu’il devrait toujours jouer ses meilleures compositions en live.

Il y a beaucoup de critiques dans ce report, je le reconnais, mais n’allez pas croire que la soirée ait été détestable. Loin de là. Les Bruxellois vont d’ailleurs conclure leur concert par « Our Lights », lors d’un rappel particulièrement puissant.

A l’issue de leur set, les musicos vont passer de nombreuses minutes au stand marchandising, pour y discuter en compagnie de leurs nombreux fans. Un groupe qui, en plus d’être un des plus talentueux du pays, est complètement accessible et très sympathique. Un exemple pour tous les jeunes artistes de Belgique.

A.M.

(Organisation Alhambra)





 
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