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La grande classe, tout simplement !

Écrit par Béber - jeudi, 29 octobre 2015
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Calexico
Théâtre National
Bruxelles
30-10-2015

Chaque année, pendant dix jours, le Festival des Libertés propose des animations diverses oscillant du théâtre au colloque, en passant par la musique et la projection de documentaires. Un événement engagé qui a pour vocation de susciter des débats sur des sujets sociétaux. Pour sa quatorzième édition, l'ASBL Bruxelles laïque avait placé la barre haute, dans le domaine musical, en programmant une affiche éclectique. Ainsi pendant une semaine, les scènes du Théâtre National et du KVS ont accueilli les revenants Ghinzu, Morcheeba, Tiken Jah Fakoly ou encore Hindi Zahra.

Ce vendredi 30 octobre, les organisateurs avaient mis les petits plats dans les grands, en invitant Calexico, au Théâtre National. Les Américains rendent visite régulièrement à la Belgique. La dernière fois, c’était d’ailleurs à l’AB, il y a seulement quelques mois. Mais c’est toujours avec un plaisir non dissimulé qu’on retrouve la bande à Joey Burns et John Convertino. Ce concert est aussi l'occasion de redécouvrir les compos de leur dernier opus, "Edge of the Sun", une œuvre riche en collaborations diverses. Plusieurs chanteurs issus de l’Amérique Centrale, mais également les membres de Devotchka, avaient ainsi participé aux sessions d’enregistrement. Pour assurer le supporting act, Calexico a d’ailleurs emporté dans ses bagages, la vocaliste guatémaltèque, Gaby Moreno, qui a également apporté son concours sur plusieurs plages de l’album.

Peu avant 20h30, Gaby Moreno monte sur l’estrade. Elle est seule, armée de sa guitare et entame son set devant une foule clairsemée. Oscillant entre folk, blues et jazz, sa musique est teintée de couleurs tropicales. Alors, que le gros de la foule commence à arriver, la Centraméricaine commence à prendre de l’assurance et ses morceaux gagnent de la profondeur. La jeune femme a un sacré coffre. Sa maîtrise est impressionnante. Après une quinzaine de minutes, elle annonce que les musiciens de Calexico vont l’accompagner pour le reste de son spectacle. Et elle en semble ravie. Faut dire aussi que lors du concert de ce dernier, elle viendra, à son tour, poser sa voix sur plusieurs morceaux. Enthousiaste, l’auditoire et donc prêt à accueillir la tête d’affiche…

Vers 21h20, les choses sérieuses peuvent commencer. Joey Burns prend place au centre du podium. Et derrière lui, on reconnaît le drummer, John Convertino. Autour des deux piliers, s’installent 5 musiciens : un guitariste, 2 trompettistes, un claviériste et un bassiste. Qui parfois changent d’instrument. Quand ils ne les doublent pas. Et ce sont tous des musicos exceptionnels. Leurs petits mais efficaces solos, dispensés tout au long de la soirée, en sont les plus bels exemples, et se succèdent pour le plus grand plaisir du public. En moins de deux morceaux, Joey Burns parvient à chauffer la salle. Il faut dire que la discographie de Calexico est tellement riche et variée, que chaque titre est capable de baigner au sein d’une ambiance différente. Le tracklisting puise d’ailleurs également au sein de leurs plus anciens disques. On passe ainsi de compos mélancoliques porteuses d’espoir (« Falling From the Sky ») à des titres mariachi ou hispaniques (comme l’excellent « Alone Again » ou « Inspiracion »), en transitant par des morceaux pop ou blues/rock. Dans ces conditions, jamais l’ennui ne guette le mélomane. Et il ne faut pas très longtemps avant que les spectateurs ne commencent à esquisser quelques pas de danse. Pour qu’un spectacle soit réussi, le contact entre le public et l’artiste ou le groupe est primordial. De quoi créer une atmosphère chaleureuse. Pas de problème ; dans ce domaine, Calexico excelle. Et apparemment excité par la fête d’Halloween, Joey Burns se révèle particulièrement expansif. Il remercie le public (et ses musiciens) à la fin de chaque morceau, et n’hésite pas à discuter avec les spectateurs ou encore raconte diverses anecdotes. Pendant tout le spectacle, les musiciens ont eu le sourire aux lèvres. Une joie qui est devenue communicative. Et quand au bout de deux heures, Joey achève sa prestation en remerciant l’auditoire de pouvoir vivre sa passion, c’est vraiment l’expression d’une grande classe.

(Organisation : Festival des Libertés)





 

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