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L’appel des sirčnes…

Écrit par Stéphane Reignier - mercredi, 01 juillet 2015
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Cats on Trees
Site des Arbalestriers (Maison Folie) - Festival Au Carré
Mons
02-07-2015

Depuis 16 années maintenant, la diversité rare et protéiforme du Festival Au Carré ouvre la porte au rêve et à la culture !
Dans le cadre de Mons 2015, les organisateurs s’en sont donnés à cœur joie afin de proposer une affiche alléchante, synonyme de déferlante musicale !
Le duo français formé par Nina Goern (voix et piano) et Yohan Hennequin (rythmique) nous faisait l’immense plaisir d’ouvrir les festivités en ce jeudi 2 juillet 2015.
Le magnifique cadre bucolique collait parfaitement au genre proposé.
Les Toulousains d’origine sont accompagnés pour l’occasion de quatre musiciens complémentaires afin d’apporter une touche subtile et enivrante de cuivres.
La formule ‘un gars, une fille’ est certes aujourd’hui éculée, mais la magie opère ici malgré tout !
La réelle complicité qui s’établit entre les deux acolytes y est pour beaucoup ! La qualité musicale s’en ressent d’ailleurs fortement !

Aux alentours de 21 heures 15, place au concert ! Malgré la chaleur écrasante marquant les prémices d’une période estivale qui sera riche en évènements de tout genre, la cour est bondée de curieux avides de bons sons et d’émotions.

Les premières notes donnent le ton de ce qui sera la suite, à savoir une formule plutôt mélancolique et épurée. Le côté feutré n’est pas sans rappeler d’autres spectres musicaux à l’instar d’un certain Cocoon, par exemple.

Aucune grosse surprise au menu ! Les deux comparses enchaînent quasi mécaniquement, sans toutefois jamais tomber dans la facilité, une kyrielle de tubes radiophoniques (« Jimmy », « Full Colours », « Tikiboy », « Who you are »,  …) issus essentiellement de leur album éponyme sorti il y a déjà quelque temps déjà ; et qui a rencontré un succès critique et d’estime international bien mérité.

Cerise sur le gâteau, le groupe s’offre le luxe de présenter un nouveau titre de ce qui semble être le maillon d’un long format à venir. Une chose est certaine, la prise de risque n’est pas leur point fort. Qu’importe, après tout, pourquoi changer une équipe qui gagne ?

L’univers de Cats on Trees frôle le paradoxe ! On passe presque naturellement d’une chanson faussement nonchalante (« Flowers ») à un rythme entraînant, presque léger, et dansant (« Tikiboy ») –dont le refrain est repris en chœur par la foule hystérique– mais avec une même douceur extrême et une sincérité dans l’intention !

Les sessions piano/voix, tantôt joyeuses, tantôt plus délicates, laissaient apparaître au fond quelque chose d’irrésistible. De félin même !

Quant au drummer, sans disposer d’un jeu extrêmement élaboré, il parvient à apporter la dose suffisante et nécessaire, sans devoir en faire des tonnes pour la frime. Un second floor tom à sa droite (suspendu pour l’occasion) lui permet d’insuffler une touche tribale sur certaines compositions. La belle dispose du même élément pour l’accompagner de temps à autre, renforçant ainsi cet esprit fédérateur.

D’un naturel plus discret, voire distant (à la limite de l’autisme), il se transforme, le temps d’une chanson, en gourou afin d’emmener le public dans un délire gestuel qui restera dans les annales ! Un très joli moment de complicité !

L’exaltation atteint son paroxysme lors de la reprise de « Mad World », un titre signé par Roland Orzabal et chanté dans sa version originelle par Curt Smith de Tears for Fears. De  nombreux artistes ont essayé de se la réapproprier, mais, hormis un certain Gary Jules, peu sont parvenus à retranscrire l’émotion dégagée par cette chanson, en manifestant autant de ferveur...

Quelques compos plus tard, la belle s’autorise une descente dans l’arène le temps d’une chanson sous les yeux ébahis d’une gente masculine particulièrement surexcitée à la vue d’une épaule gauche particulièrement dénudée, laissant apparaître une peau brûlée par le soleil.

Lors d’un vrai faux rappel de quatre titres, le public va pouvoir se délecter du célèbre et tant attendu « Sirens Calls ». Un appel des sirènes arrivant à point nommé, comme pour tirer un trait en guise de conclusion parfaite !

En un mot, on peut affirmer que le set de ce soir était simple, efficace, chaud et rassurant ! Le tout, sans jamais tomber dans un minimalisme avéré !

Bravo !

(Organisation Mons 2015)

 





 

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