Butterscotch Hawaiian reste dans les parages

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Défendre son nouvel album sur scène c’est bien, mais en proposer plusieurs morceaux, c’est mieux…

Écrit par Julien Bonte - samedi, 29 avril 2017
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Darkest Hour
4 Ecluses
Dunkerque
29-04-2017

Groupe de metal moderne, Darkest Hour est issu de Washington. Ce soir, il se produit aux 4 Ecluses, à Dunkerque. Il est venu défendre son dernier album “Godless Prophets and the Migrant Flora”, un disque qui foisonne de détails, de nuances et à la finition irréprochable.
Mais tout d’abord découvrons cette salle du Nord de la France. Situé au milieu des canaux, cet endroit est vraiment exceptionnel. Il bénéficie d’une infrastructure de choix. L’ambiance y est conviviale et les bières y sont excellentes.

Dead Season assure le supporting act. Une formation qui pratique une sorte de metal progressif. Probablement inspiré de Tool et Soen. La voix est atmosphérique. Les compos sont très techniques et complexes. Mais les balances n’ont probablement pas été réglées correctement. Les interventions de basse couvrent, pour ne pas dire étouffent, le chant. Impossible dès lors d’apprécier correctement. De quoi en profiter pour aller s’échauffer les mollets ou ‘mosher’ sur Darkest Hour.

Changement d’ingénieur son. C’est déjà bon signe. La salle est plongée dans l’obscurité. Silence. On tourne ? Le public, venu remplir gentiment le ⅓ de la capacité de l’espace, s’égosille pour accueillir la tête d’affiche.

Le set s’ouvre par un nouveau morceau, “This is the Truth”. De quoi donner le ton au concert. On va avoir droit à du lourd. Qui déchire. Les musicos ont la pêche, c’est manifeste.

Après trois ou quatre titres issus des précédents opus, place aux excellents “Doomsayer” et “Wasteland”. Le public se réveille. Il reprend en chœur et commence à se bousculer. Mon échauffement n’a pas été vain. “Widowed” permet à Monsieur Muscle (Travis Orbin) de démontrer ce qu’est une brute de finesse, lorsqu’il martèle charley, caisse claire ou grosse caisse. Il est vraiment phénoménal (NDR : déjà entendu, dans une chanson populaire…)

Fini de rigoler, le prochain nouveau morceau je papillonne au milieu des briques, dans la fosse aux lions !

MAAAaiiiiiis, la formation n’accordera qu’un seul nouveau titre et à l’issue d’un rappel qu’on pourrait qualifier de tiède. Faut dire que le public ‘metal’ dunkerquois apprécie uniquement le pogo sage, le ‘porter’ un peu lourd et le lancement de bière. Mention spéciale quand même à ce gars (troll), planté au milieu du pogo, tel un bumper dans un flipper, sans bouger, qui profite du show à une place de choix, alors que ses voisins lui rebondissent dessus.

Bref une fin de spectacle plutôt classique, garant d’un bon moment, mais qui a laissé quelque peu sur sa faim. Les groupies profitent  de l’occasion pour monter sur le podium et prendre quelque selfies en compagnie du groupe (NDR : bon ok, j’en ai prise une avec Aaron Deal ; mais c’est parce que, à la base, le mec est badass)…

Les musicos estiment (NDR : c’est ce qu’ils m’ont déclaré) que lorsqu’on a publié 9 albums, il est normal que le public attende des extraits de toute leur discographie. Et en en proposant un par LP, il y a suffisamment de compos pour compléter aisément une set list.

Bon et alors ce Darkest Hour ? Bah ouais, carrément, c’est propre et c’est fun. Les mecs sont super ouverts et proches de leur auditoire. Mais après avoir gravé un dernier opus aussi incroyable, et être parti en tournée pour le promouvoir, on espérait, quand même, que le band puiserait davantage de titres dans son tracklisting. Normal, quoi !





 
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