La crucifixion selon Protomartyr…

Protomartyr
Botanique (Rotonde)
Bruxelles
21-11-2017
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Les voix sacrifiées sur l’autel de l’instrumentation…

Écrit par Béber - mardi, 01 novembre 2016
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Dinosaur Jr.
Ancienne Belgique
Bruxelles
01-11-2016

En 1997, Dinosaur Jr. explose. Et le mot est faible ! Les musicos se quittent d’ailleurs en très mauvais termes. Mais, en 2005, le combo se reforme, sous le même line up. Et il rencontre autant de succès qu’au cours des 80’s et des 90’s. Ce soir, il se produit à l’Ancienne Belgique ; et le public a répondu présent. Faut dire que le groupe devenu mythique peut toujours compter sur une ‘fan base’ conséquente. Et puis, le band ne s’est pas uniquement reformé pour des raisons financières ; il continue de publier des albums aussi inspirés que ceux gravés lors de sa première tranche d’existence. Le Dinosaur Jr. n’est pas du genre à se travestir. Intitulé « Give a Glimpse of What Yer Not », son onzième opus (quatrième depuis son come-back), ne déroge pas à la règle et s’inscrit clairement dans cette lignée.

La salle est presque pleine. Majoritairement masculin, le public est essentiellement constitué de trentenaires. Et plus que probablement des nostalgiques du grunge et de l’indie rock des nineties, vu le look qu’ils arborent : pour la plupart, cheveux longs et chemises à carreaux. Des murs d’amplis Marshall sont disposés des deux côtés du podium. De quoi rappeler de beaux souvenirs aux adeptes du genre.

A l’AB, les spectacles sont ponctuels. A 21h, les lumières s’éteignent. Le trio légendaire monte sur l’estrade. Murph s’installe derrière ses fûts au centre de la scène tandis que Jay Mascis prend place à sa droite et Lou Barlow, de l’autre côté. Un quatrième larron viendra circonstanciellement rejoindre le band, à la rythmique.

Dès le début, le ton est donné. Dinosaur Jr. est venu se produire un concert. Pas question de perdre du temps en palabres (NDR : si Mascis a prononcé trois phrases, c’est beaucoup !) La set list s’ouvre par des plages du nouvel elpee. Le light show privilégie les teintes vertes et violettes, à l’instar des couleurs affichées sur la pochette du long playing. Les sonorités de gratte et de basse sont grasses. Tranchantes, les distorsions sont légion. Cependant, les vocaux semblent un peu trop en retrait. Résultat des courses, ils sont trop souvent noyés dans l’ensemble. Sans doute pour mettre davantage en exergue le talent des trois instrumentistes. Impassible, Mascis enchaîne les solos sans manifester aucune excitation (NDR : il est considéré aujourd’hui comme un des meilleurs guitaristes contemporains). A contrario, Lou Barlow sautille et secoue constamment sa chevelure. Derrière ses fûts, Murph est aussi précis que puissant dans ces frappes.

Pendant une heure et demie, le groupe va enchaîner les titres de son répertoire. Particulièrement homogène, sans jamais baisser de régime, son set peut être qualifié d’excellent, même si on regrettera le manque de communication entre le groupe et le public. Sinon, musicalement, c’était parfait…

(Organisation : Ancienne Belgique)





 
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