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Une tornade de décibels !

Écrit par Didier Deroissart - jeudi, 03 décembre 2015
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Do or Die
Alhambra
Mons
04-12-2015

Ce soir, l'Alhambra va vibrer. Dans la cité du Doudou, il y a du lourd et du très lourd qui se prépare. L’un des plus vieux groupes de punk/hardcore belge (17 ans d'existence) se prépare à monter sur les planches pour la ‘release party’ de son nouvel album, « Crows ». C’est son septième. Des elpees que la formation publie tous les deux ans. A une cadence métronomique. Il y a déjà pas mal de monde à l’intérieur, mais également devant la salle, pour accueillir le band montois. Et dès le début du spectacle, l’Alhambra est blindée. Faut dire que le Borinage est un terreau fertile pour cultiver le métal…

Stand For Truth assure le supporting act. Il réunit d’anciens membres de Do or Die et des musicos tournaisiens. Un des gratteurs affiche de magnifiques tatouages sur les jambes. Les autres, sur les bras. Leur seul album, « The Game Is Over », est paru en 2013. Le line up implique un chanteur (Angelo), deux guitaristes (Etienne et Délo), un bassiste (Goran) et un drummer (Guillaume). Le style ? Du metalcore orienté 90’s.

Passé l’intro, SFT attaque une nouvelle compo, « Fear Is A Liar. Le chanteur invite la foule à s’approcher du podium. Et à force d’insister, il est exaucé. L’auditoire est partagé entre jeunes et moins jeunes. Souvent superbement tatoués. On croise quelques motards vêtus de cuir, également.

Les deux guitaristes et le bassiste sont montés sur des ressorts. Ils sautent sur l’estrade, de long en large, comme de kangourous. Et le vocaliste n’est pas en reste. Des ‘round circles’ se forment déjà au sein de la salle.

Le son est puissant. Un peu trop au goût de votre serviteur. Qui, bouchons bien fixés dans les oreilles, bat en retraite jusqu’au fond de la fosse. Quoique hurlé, le chant est mélodieux. « Survivors », un extrait du premier Ep, est attaqué sur les chapeaux de roues par le drummer, poursuivi par les riffs dévastateurs, dignes du thrash metal, des sixcordistes. Deux nouvelles compos : « I Can't Breathe » et « Hopeless ». « The Game Is Over » est un titre particulièrement nerveux alors qu’« Injustice For All », extrait de l'Ep, lorgne vers Machine Head.

Une première partie qui a bien rempli son rôle et a chauffé le public, juste à point, pour accueillir Dor Or Die.

Setlist : « Intro », « Fear Is A Liar », « Survivors », « I'll Make You Pay », « No Guts No Glory », « Engraved », « The Game Is Over », « Hopeless », « I Can't Breathe », « Carrion Feeders », « Injustice For All ».

Reconnaissant pour influences majeures Machine Head, Sepultura, Slayer, Pantera, Metallica, Madball et Cannibal Corpse, Do Or Die est un sextuor réunissant les vocalistes Chris Michez et Stéphane Frocheur, les gratteurs Greg Chiarenza ainsi qu’Arnold Cornu, le bassiste Filipe Dos Santos Mendes et enfin le drummer Jonathan Chianrenza. « Crows », son dernier LP, a reçu le concours de Mike Doley (Channel Zero) à la mise en forme.

Chris est un fameux showman. Chaussé d’espadrilles noires –pour ne pas chopper de cor aux pieds– est un autre homme sur les planches (NDR : il bosse dans l’équipe de l'Alhambra). Viril, son chant est hurlé, alors que Stéphane va plus loin dans les graves. Ils sont donc deux à s’époumoner, mais dans des registres différents. Do or Die, est une véritable machine de guerre. Un carnage ! Le sol tremble. Au bord de la rupture, le volume sonore est constamment dans le rouge. Une tornade de décibels ! Même que Prodigy est un cran en dessous. Les guitares libèrent des sonorités graisseuses et écrasantes. Le batteur tape sur ses peaux comme un malade. Les ‘round circles’ éclatent à nouveau, mais bien plus intensément. Avant d’attaquer « Bunker Hill Blues », un blues qui arrache, Chris demande aux premiers rangs de les resserrer. Il doit y avoir 300 spectateurs dans l’Alhambra.

Bref, votre serviteur est à nouveau renvoyé au fond de la classe. Là, c’est supportable. « Crows », titre maître du dernier elpee, s’ouvre par des cris de corbeaux. Il n’y pourtant ni corvidés ni âme gothique dans la fosse. Et pour terminer le show, Chris parvient encore à faire monter la pression d’un palier. En invitant pas mal d’aficionados sur les planches. De quoi terminer le set en beauté. Classique du band, « Bella Famiglia », n’a pas été oublié, juste avant une superbe cover du « Roots Bloody roots » de Sepultura. Car finalement, toutes les nouvelles compos du septième long playing ont été interprétées, ce soir, devant un auditoire, manifestement ravi. Hormis un fou furieux qui s’est sans doute brisé un membre, dans l’assistance. Il sera d’ailleurs évacué en ambulance…

Setlist : « Off With Their Heads », « Bella Famiglia Soldiers », « Bunker Hill Blues », « True Blood », « You Fucked As Once We Gonna Kill You Twice », « Breathe At Last », « Blood On The Grass », « Revenge Is Justice », « Breakthrough », « Pray For Them », « Crows », «  Sunday Warriors », « One Life One Crew », « Bella Famiglia Soldiers », « The Meaning Of Honor », « Roots Bloody Roots ».

(Organisation : Alhambra)





 

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