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Eiffel s’est coincé les pieds dans l’Atomium !

Écrit par Luc Herpoel - jeudi, 13 décembre 2012
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Eiffel
Botanique (Orangerie)
Bruxelles
13-12-2012

Point de chute de sa dernière tournée en date, la grande salle du Botanique de Bruxelles accueille les Toulousains d’Eiffel en cette fin d’année. Habitué des petits espaces, le quatuor français dont le line up est up est quasi inchangé depuis la précédente –un claviériste a cependant été engagé pour les besoins de la circonstance– aime partager une proximité palpable avec son public.

Hormis une apparition aux Francos de Spa en juillet dernier, Bruxelles était et reste à ce jour la seule date ‘belge’. Fallait donc pas se louper faute de les… louper, eux !

Marché de Noël oblige, notre capitale est complètement engorgée. Coup de bol, un emplacement se libère aux abords de la salle. Nous investissons malheureusement les lieux, alors que Les Twin Twisters en sont déjà à plus de la moitié de leur set. Ce duo super puissant réunit un batteur et un guitariste/chanteur. Ce binôme ‘surjoue’ quelque peu en voulant transmettre (ou tenter de le faire) une énergie dont l’objectif est de mettre les sens de l’auditoire en éveil avant l’entrée en scène de leurs illustres amis. Bof, bof…

Il faudra quasiment 40 minutes pour peaufiner les réglages. Une fois n’est pas coutume, mais parmi les 500 spectateurs présents ce soir, ne figurent pratiquement que des francophones. Il est vrai que le combo ne pratique pas l’idiome de nos amis qui crèchent au nord de Bruxelles…

L’attente est longue et après coup, on est en droit de se poser des questions sur la nécessité de tant de va et vient sur l’estrade. Et il faut croire que le préposé aux manettes est complètement sourdingue ou alors il est d’une incapacité rare. Alors que l’Orangerie jouit d’une acoustique vraiment impeccable, Eiffel s’est produit dans des conditions indignes de leur statut. Ça valait vraiment la peine de nous faire ch*** durant quasi trois quarts d’heure pour atteindre un tel résultat ! La basse est surpuissante et assourdissante. La voix du chanteur incompréhensible. Et les quelques instruments sont complètement inaudibles. De quoi démontrer le manque de savoir-faire du gugusse payé pour assurer une bonne couverture sonore. Quel désastre ! Quant à la scène, pas grand-chose à se mettre sous la dent. Un éclairage qui le plus souvent aveugle les spectateurs et laisse les musiciens dans l’ombre. Est-ce voulu ? Perso je pencherais plutôt pour un délire (un de plus) du préposé aux interrupteurs qui fumera la chicha toute la durée du concert alors que… Ok c’est pas bien de cafter mais m****, sous son aspect technique, c’était vraiment du grand n’importe quoi, ce soir !

Et quand on sait que la com n’est pas la spécialité de Romain Humeau, on a dû se contenter du visuel à défaut d’autre chose. Cerise sur le gâteau, le leader nous avoue qu’une méchante ‘crève’ exerce des ravages au sein du band et vu que pendant leur tournée, lui, son épouse (à la basse) et le groupe partagent le confort exigu d’un mobil home, cette situation n’est pas prête de s’améliorer. Que de bonnes nouvelles !!!

Dès l’entame du concert, « Place de mon cœur » tente de secouer le public. Difficile de croire ce que l’on entend ; c’est Eiffel là ? Quelques fans tentent de se bouger un peu, mais le soufflet retombe vite. Heureusement que les mélodies sont reconnaissables, sans quoi…

La setlist est principalement consacrée au dernier album en date. Pas moins de 10 titres seront ‘interprétés’ et une place assez restreinte est laissée au reste du répertoire constitué quand même des morceaux imparables qui n’ont pas été retenus ce soir.

Dommage pour « Soul », « Minouche », la reprise du « Temps des cerises » et autres « Te revoir » que l’on aurait aimé (ré)entendre… Pas de chance pour cette fois ! A la place de ces standards, Romain nous fera humer (de loin) « Il pleut des cordes » et « Sombre » du premier opus du groupe, « Dispersés » du second et « A tout moment la rue », « Le cœur d’Australie », « Sous ton aile » ainsi que « Nous sommes du hasard » de l’avant-dernier né. Et fidèle à son habitude, c’est par un texte écrit de la plume de Boris Vian que Romain Humeau met un terme à la prestation d’Eiffel en interprétant « Je voudrais pas crever ».

Nous non plus on voudrait pas que toi et ton groupe creviez, Romain. Faudrait p’tète alors penser à renouveler les cadres au niveau de la sonorisation ou à tout le moins remettre un peu d’ordre dans le carré barricadé et ‘enfumé’ réservé à la technique. Moi, j’dis ça pour toi, hein…

Oui, je sais, je suis un peu dur mais il y a un minimum de respect à observer vis-à-vis des fans qui se déplacent souvent de loin et mettent de leur poche pour, en principe, passer une bonne soirée.

Pour la fin, une petite anecdote laissera un souvenir impérissable et surtout une belle cicatrice à une fan… A la mi-concert, Romain balance (involontairement je l’espère) son micro dans la foule. Celui-ci atteint une petite dame en plein visage et c’est en sang qu’elle est évacuée sous le regard interrogateur et soucieux du ‘vilain agresseur’…

(Organisation Botanique)

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