Afterglow

Ásgeir
Electro/Hip Hop
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Texas a manifestement encore des planches…

Texas
Forest National
Bruxelles
14-11-2017
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Energie brute

Écrit par Luc Herpoel - mardi, 01 décembre 2009
Image
Eiffel
Le Grand Mix
Tourcoing
02-12-2009

Vu l’engouement suscité par le phénomène Eiffel, La Cave aux Poètes avait donc déplacé ce concert au Grand Mix de Tourcoing. Et la salle était pleine à craquer. Plus de 1000 personnes s’étaient donné rendez-vous, dans ce petit coin du Nord de la France, pour se ‘chauffer’ au son de trois artistes et/ou formations issues de l’Hexagone.

Le public est principalement composé d’une tranche d’âge située entre 25 et 40 ans ; et il attend de pied ferme le nouveau ‘Tour’ d’Eiffel... (NDR : facile, je sais), absent des scènes depuis 2007. C'est-à-dire une consécration ‘olympienne’ à Paris. Faut dire que Romain Humeau s’était alors quelque peu dispersé au sein de différents projets pendant deux bonnes années. Que ce soit chez les Têtes Raides ou Noir Désir.

Il est plus de 20 heures 30 quand Julien Pras prend possession de la scène. Il est seul et autorise pour toute compagnie sa guitare acoustique. Mais aussi petit soit-il (sa gratte est presque aussi grande que lui), son talent est inversement proportionnel à sa taille. Interprétant ses propres compositions dans la langue de Shakespeare et reprenant très joliment « Starman » de Bowie, le Bordelais nous gratifie durant 30 bonnes minutes de superbes ballades, soutenues par une voix qui ne l’est pas moins (NDR : Julien est également le chanteur de Calc). Quelque peu bavarde et dissipée, l’assemblée demeure cependant assez calme et respectueuse tout au long du set de l’ami Julien. ‘C’est un peu Simon sans Garfunkel’, ‘ Superbe voix’ entend-on ci et là. Et le ‘petit bonhomme tout timide’ de quitter le podium après une petite dizaine de morceaux ponctué par un ‘merci’ à peine soufflé, pour ne pas déranger les clients du bar, agglutinés au fond de la salle…

Quelques minutes suffisent pour préparer l’arène en vue du second groupe. Peu de matériel à débarrasser. Quelques petits réglages à finaliser tout au plus. Donc peu de remue-ménage. Les Lillois d’Ace Out font leur apparition vers 21h15 et tentent immédiatement de faire monter la température de plusieurs degrés dans la salle. Le band réunit quatre énergumènes aussi déchaînés les uns que les autres. Locha au chant, coiffé d’un petit chapeau tout à fait de circonstance (!) se ‘fabrique’ une voix électronique à l’aide de son synthé. Une technique correspondant parfaitement à un style musical qui est en quelque sorte un ‘Grand Mix’ (NDR : oui je sais…) entre pop-électro-funk et hard. Tout un programme ! La réaction de l’audience est toujours aussi timorée, même si certains fans s’agitent occasionnellement. Les paroles sont interprétées en anglais, mais un anglais ‘franchouillardisé’. En outre, pour toute communication, le vocaliste se limite à répéter la question : ‘Vous êtes là ?’. Si en plus il a besoin de lunettes… Un peu pauvre à ce niveau. Néanmoins, Ace Out déménage et n’est pas sans intérêt. A noter cependant, en fin de parcours, un excellent sample d’un mélange Queen/Nirvana de la meilleure veine et une remarquable interprétation de « She looks for something new ». Fin de la seconde partie vers 22h15.

La scène à peine libérée, Eiffel investit les planches. Sans aucune réaction du public qui imagine être en présence de techniciens. Pas tout à fait faux, puisque cette équipe débarrasse, installe et teste le soundcheck. Bref, tout ce qui est exigé lors de la préparation. Et pourtant, ce sont bel et bien Romain et sa bande qui font le boulot. Etonnant !

Les roadies ( ?!?!?) quittent l’estrade. L’obscurité s’invite ; et après avoir changé de ‘casquettes’, les ‘techniciens’ réapparaissent… sous les acclamations du public cette fois. Marrant !!! Il est 22h30 quand « Minouche » met le feu aux poudres. Titre d’ouverture du dernier opus de la formation, il entame également les festivités. Pendant que Romain cherche à poser sa voix au plus juste, j’essaie de discerner (NDR : superbes, au demeurant !) les textes ; mais hélas, ils ne sont plus que crachotements étouffés par un son trop ‘lourd’ et des guitares parfois trop agressives (NDR : surtout celle de Nicolas). Les tracklisting défile sans presque aucune intervention de Romain. Manifestement, il ne communique pas beaucoup avec ses fans. Le rythme est soutenu (et c’est un euphémisme). Le second Nicolas, à la batterie, a visiblement les accus bien chargés et ne concède aucun temps mort à ses compagnons de scène. Le public répond présent et quelques pogos sont l’apanage d’un petit groupe d’excités un peu perdus parmi les amateurs de bons mots… qui préfèrent chanter, voire crier ; bref, se mettre au diapason du quatuor toulousain. Privés d’échanges, nous nous contentons de quelques bons mots mais surtout de l’interprétation très ‘visuelle’ de Romain qui pourrait fort bien troquer sa tenue de chanteur contre celle d’acteur tant sa prestation est convaincante. « A tout moment la rue », actuellement diffusé en boucle sur les ondes, n’est curieusement pas ce qui ‘passe’ le mieux auprès du millier d’inconditionnels. Les aficionados lui préfèrent, en effet, des compos plus anciennes, musicalement plus ‘dures’ et plus agressives. Quelques morceaux d’anthologie pimentent la prestation d’Eiffel : « Saoul », « Je m’obstine », « Disperses », « Inverse-moi », « Hype »… En tout, une vingtaine de titres se succèdent à une cadence infernale, entrecoupés de trop rares moments de ‘papotes’ entre l’artiste et son public.

Après un premier rappel et une petite attaque visant les Inrocks, qui leur reprochent trop de guitares, Eiffel nous interprète « Search & Destroy » des Stooges et « Hype ». A cette heure du concert et de la soirée, il faut reconnaître que ces interprétations manifestent une pêche d’enfer. Avant le retrait définitif des troupes, Romain revient une dernière fois flanqué ses acolytes pour nous ‘dire’ un superbe texte de Boris Vian : « Je voudrais pas crever » qui nous démontre une nouvelle fois que le mec a ‘des lettres’. Humblement, Eiffel applaudit son public et le remercie avant de se retirer dans ses appartements à la recherche plus que probable de rafraîchissements amplement mérités…

Il est minuit vingt. Je récupère Ann qui a fait des tonnes de photos ; et, en route… Dans une bonne heure, j’aurai le bourdon dans les pavillons et beaucoup de mal à trouver le sommeil !

Eiffel + Ace Out + Julien Pras

Organisation La Cave aux Poètes

(voir aussi notre section photos) 





 
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