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L’efficacité avant tout…

Écrit par Antoine Verhoeven - vendredi, 17 octobre 2008
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Elvis’ Ghettoblaster
Botanique (Rotonde)
Bruxelles
17-10-2008

Depuis la sortie de « Love Is A Schizophrenic Hungry Monster », Elvis’ Ghettoblaster est de plus en plus présent sur la scène rock belge. Critiques élogieuses à leur égard, présence à quelques festivals dont celui de Dour : il semblait donc évident pour le trio bruxellois de planter leur décor dans l’arène de la Rotonde du Botanique. Une soirée à l’ambiance particulièrement décontractée, très cool si vous préférez, reflétant l’attitude des musiciens aussi habiles un verre en main que sur leurs instruments.

Avant le gros moment rock’n roll de la soirée, Hey Yeah ! tente tant bien que mal de chauffer la salle. Pas facile, car il n’y a pas foule ; même si on peut qualifier l’audience d’encourageante. Le rock de ce jeune trio bruxellois ne manque pas de subtilité. L’influence des Libertines est assez marquée. Leur show souffre quand même d’une carence en relief et se complaît dans une certaine naïveté. Ce qui n’empêche pas une frange de l’assembler de marquer sa satisfaction.

Les trois trublions d’Elvis’ Ghettoblaster débarquent enfin. Ils sont plutôt loquaces et multiplient les traits d’humour. En outre, leur nonchalance leur colle bien à la peau. Visiblement quelques bières ont suffi pour leur assurer une sérénité certaine. Et la formation brise d’entrée un silence embarrassant en balançant une intro instrumentale, histoire de remettre les esprits en place et puis aussi d’entamer le show. « Rockus Porkus », « Stoner » et « Die » préludent une soirée rock en puissance. Il y a bien quelques petits problèmes techniques, mais vu l’expérience des musicos, ces détails ne semblent pas les perturber. Orphelin de leur chanteur, le combo éprouve quand même quelques difficultés à trouver le bon équilibre au niveau des vocaux. Heureusement, le trio compense ces imperfections par un aplomb digne de chevronnés ; et puis affiche un réel plaisir à se donner à fond, propension qu’il va s’évertuer à entretenir tout au long du set. Et comme tout baigne, le groupe n’hésite pas à expérimenter quelques nouvelles variations ; à l’instar d’une version reggae surprenante de « Champagne and Wine ». Un petit bonheur ! Bien sûr, on pourra leur reprocher l’absence de boucles électro qui jalonnent le second opus du trio. Mais difficile d’en demander davantage à notre ami Enzo qui cumule chant, guitare et claviers. Et il faut le souligner, son art à jongler entre les différents instruments est stupéfiant. Au sein de la setlist, j’épinglerai cependant quelques petites pépites comme une superbe adaptation du « Feel Alright » des Stones et puis un nouveau morceau, encore sans titre, bourré d’énergie et d’électro ! Live, Elvis’ Ghettoblaster est sans doute moins pêchu que sur disque ; cependant, au cours de cette soirée il a manifesté un état de forme et une efficacité qui font plaisir à voir et à entendre…

Applaudissements nourris mais sincères de l’assistance peuplée de fidèles aficionados. Dommage qu’il n’y ait pas eu un peu plus de monde. Un bel exemple à suivre ! Chapeau les gars !

Organisation Botanique

 

 





 
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