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Du retard ŕ l’allumage…

Écrit par Béber - vendredi, 05 juin 2015
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Elvis Perkins
Botanique (Rotonde)
Bruxelles
06-06-2015

Il en a fallu du temps pour qu’Elvis Perkins décide enfin de donner un successeur à son excellent deuxième opus, "Elvis Perkins in Dearland". Six longues années que le fils d'Anthony Perkins (NDR : l’acteur mythique de ‘Psychose’) et de la photographe Berry Berenson n'avait plus donné signe de vie. Une absence interminable au cours de laquelle le New-yorkais s’était, en quelque sorte, retiré du monde. Aussi, quelle n’a pas été notre (bonne) surprise d’apprendre, il y a quelques semaines, qu’il avait enfin publié un nouvel elpee. Intitulé "I Aubade", il n’est cependant disponible que sur les plates-formes Internet. L’artiste est donc venu le défendre à la Rotonde. Une belle manière de –presque– clôturer la saison du Botanique.

Ce samedi soir, il règne, au sein du Bota, une atmosphère particulièrement ‘cool’. Dehors, le soleil brille et les terrasses débordent de monde. Pas de première partie. Vers 20h, les mélomanes se dirigent donc vers l'hémicycle. Est-ce dû aux conditions climatiques estivales ou du manque de notoriété de l'Américain, mais la salle est à moitié vide. Ou pleine, selon. Il y a de la place et les spectateurs s'assoient sur les marches. Et peu à peu, elles se remplissent ; si bien que les retardataires sont forcés de s’asseoir dans la fosse. Ils y resteront tout le concert.

Elvis Perkins monte sur l’estrade armé d’une gratte acoustique. Il est épaulé, à sa gauche, par une multi-instrumentiste (basse, ‘lyre’, etc.) et, à sa droite, d'un claviériste. En une demi décennie, le physique de l’artiste a changé. Il a de longs cheveux. Il a enfilé un pantalon de soie et une chemise à moitié déboutonnée. Et a chaussé des lunettes rondes. On croirait qu’il vient de revenir d’un pèlerinage en Inde. Un instant, j’ai même imaginé une réincarnation de John Lennon…

Elvis Perkins ouvre son set par des titres issus de son dernier LP. Ils sont particulièrement paisibles. Est-ce dû à la position assise de l’auditoire ou aux compos méconnues, mais la Rotonde semble plongée dans une forme de somnolence… Il faudra attendre qu’Elvis attaque les morceaux de son premier elpee ("Ash Wednesday") pour que la foule commence à réagir. D’autant plus qu’il discute davantage avec le public et joue même au chef d’orchestre. « It’s only You » et « Emile’s Vietnam in the sky » recueillent un franc succès. L’instrumentation épurée apporte une nouvelle dimension aux compos ; et ce n’est pas plus mal. Au bout d’une heure et demie de prestation, Elvis Perkins et ses acolytes vident les lieux. L’acteur principal revient cependant rapidement pour attaquer quelques chansons en solitaire, dont « Shampoo », avant d’être rejoint par ses acolytes pour conclure le show par « While you were sleeping », véritable moment de grâce de la soirée.

Et sans s’en rendre compte, le concert de Perkins a finalement duré presque deux heures. Suivant l’adage, on en a donc eu pour son argent. Dommage cette apathie ambiante en début de parcours. Il a même fallu trente bonnes minutes, avant que l’auditoire ne parvienne à accrocher ce set, ma foi, inégal…

(Organisation : Botanique)





 

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