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Le feu sans artifices

Écrit par Akim Serar - lundi, 23 mai 2011
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Explosions In The Sky
Ancienne Belgique
Bruxelles
24-05-2011

Les saisons passent, le temps s’égrène, les catastrophes pullulent, les oiseaux migrent, l’actualité s’invente chaque jour un nouveau sujet croustillant, mais certains groupes affichent la même constance, la même brillance et la même volonté, immuablement.

La formation texane Explosions in The Sky, dont le dernier album (« Take care, take care, take care ») est la suite logique d’une discographie vouée à une esthétique sans faille et sans esbroufe, en est certainement une des plus belles illustrations. Un groupe rare, émergeant d’une constellation en mouvement.

Ça tombe bien, le combo était de retour sur nos terres, ce mardi, pour nous présenter leur dernier opus et nous rassurer sur ce point : malgré un succès sans cesse grandissant, il est demeuré d’une incroyable simplicité. 

En première partie, place au surprenant Robert A Lowe (aka Lichens) et sa drôle de machine. C’est le projet solo du chanteur/bassiste de 90 Day Men. Cet univers étrange, Munaf Rayani des EITS le décrit comme une ‘supernatural space journey’. Les boucles vocales pourraient servir d’incantations chamaniques. Un set intriguant, mais sans guère de mise en scène, qui procure néanmoins un sentiment de curiosité légitime (initié par cet instrument conçu comme une centrale téléphonique d’un autre âge, dont tous les câbles sont reliés pour former une structure complexe) ainsi qu’un sentiment de plénitude et de ravissement. De quoi subjuguer ! L’artiste entre littéralement en transe ; les yeux révulsés et les gestes spasmodiques allant de concert. Un seul et unique morceau construit en pyramide, dont les sonorités graves se répercutent en échos lointains, comme si elles émanaient de couloirs d’un monde parallèle…

Peu après, et selon un timing scrupuleux établi par l’AB, le band d’Austin fait son apparition. Après une introduction humble et fidèle aux préceptes du combo (‘Yes, they’re explosions in the Sky, yes, they come from Texas, USA’), place à la première surprise : un cinquième doigt est venu se greffer à la main de maître. Venu renforcer la rythmique, un grand chevelu aux boucles agitées tient à présent la (les) corde(s) à (de) la bas(s)e.

L’intro de « Last Known Surroundings » s’élève lentement avant que les premiers larsens ne viennent déchirer le ciel et que le jeu de batterie de Christopher Hrasky ne prenne ses marques et impose sa cadence.

« Yasmin the Light », issu de « Those who tell… », opère la jonction entre passé et présent et démontre que le groupe et sa musique ont mûri en l’espace d’une décade, sans pourtant trop modifier le canevas, à savoir un jeu constant sur les oscillations produites, entre fureur et douceur, calme et tempête, tristesse et beauté.

Partagé entre anciens (« The only moment we were alone », « Your hand in mine », « Greet Death ») et nouveaux morceaux, le set s’achève au bout de 70 minutes par « Let me back in ». Caractérisé par son ambiance inquiétante et parcourue par ses voix samplées et fantomatiques, cette plage ponctue le concert de belle manière. Douze minutes d’envolées célestes illuminées de feux d’artifice dont les retombées pailletées étincellent encore alors que les lumières de la salle se rallument.

Pas de rappel, et pour cause, c’est l’un des crédos d’Explosions In The Sky qui préfère se donner en entier et d’une seule pièce. Et dont la générosité n’est jamais prise en défaut.

Un lien pour re(voir) ce concert: http://www.abconcerts.be/fr/abtv/p/detail/explosions-in-the-sky

Organisation : AB + Toutpartout





 
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