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Comment sortir des griffes d’un tel Fauve ?

Écrit par JoWell - mardi, 03 mars 2015
Image
Fauve
Ancienne Belgique
Bruxelles
04-03-2015

Tu le sais, tu t’es préparé. Tu as travaillé, essayé de soigner tes blessures. Un travail qui t’a demandé du temps. Mais en 2 notes, Fauve décolle tes pansements.
Il n’est pas sadique. Il ne veut pas te faire mal. Simplement, il possède une telle puissance naturelle, une précision dans le domaine du ciblage des émotions, que tu baisses rapidement les bras. Mais les as-tu seulement levés pour manifester contre eux ? Tu acceptes ce qui va se produire. C’est le prix à payer.
Certains viennent pour danser. D’autres pour la musique. Bref, ce phénomène a quand même son ‘tour bus’ réservé devant la salle, qui affiche sold out.
Tu as une dent contre ce peuple. Il viole en quelque sorte ton intimité. Tu as connu Fauve à ses débuts. D’abord chez toi, via Youtube. Puis à la Rotonde du Bota. Ensuite au sein de son Orangerie. Tu as pu ressentir ces émotions. Les partager avec eux.
Vu l’affluence, tu sais que tu devras encore davantage les partager. Tu devras te contenter de quelques miettes. Mais tu vas quand même les dévorer…
Tu y consens.
Tu assumes.
Et ton rêve peut commencer…
Enfin, pas encore, car tu devras encore patienter un peu…

La casquette vissée sur la tête, Romeo Elvis (aka ‘Kiki van Laeken’) a la lourde tâche d’essayer de s’extirper des griffes de l’animal qui va grimper sur l’estrade, derrière lui. Même pas peur le gamin ! Et c’est d’une voix très pro, grave, dispensant un flow sans accroche, sans faiblesse, qu’il balance son set au public un tantinet distrait mais surtout impatient.

Les morceaux s’enchaînent (« Mon Cousin Dégeulasse », « Bruxelles c’est Devenu la Jungle », etc.) avec une rapidité qui ne trompe pas. On a envie de le revoir ce gars là. Trop court pour ce soir. On va le tenir à l’œil et tendre l’oreille à la suite de son parcours.

20h40

La salle replonge dans l’obscurité. Cris soutenus dans l’AB.

Quentin Postel est vêtu d’un t-shirt à l’effigie de Stupeflip, le bassiste à celle des Black Lips. Grand écart culturel, on affiche ses références. Ce qui ne peut qu’être que bénéfique…

« Paraffine » ouvre les hostilités, explose les bacchanales. « Bermudes » embraie. Premier pincement au cœur, et apparition de cette fameuse boule au ventre. Il n’a pas fallu très longtemps à ces satanés Français pour nous tordre l’intérieur du corps. A peine quelques mots…

Postel parle enfin. Depuis le temps que le public attendait qu’il s’exprime. Il le remercie d’être présent. Il précise que c’est la première date de la tournée du nouvel album. Qu’ils sont contents d’être en Belgique, même si à chaque fois, leur set rencontre des problèmes techniques. Pourtant, ce soir, il sera épargné par cette poisse…

Si « T.R.W. » passe assez difficilement l’exercice du live, il ne fait que précéder celui que tu redoutais, mais que paradoxalement, tu attendais également.

Ce morceau qui rompt tout. Celui qui te fais baisser la tête. Mais ce soir tu as décidé de l’affronter : « Nuits Fauves » sonne…

C’est le frisson ! C’est à ce moment que tout à commencé. Tu ne fléchis pas, mais tu en prends plein la gueule. Ton cœur est transpercé. Car cet instant te tombe dessus sans crier gare… Et merde !

A peine remis de tes émotions, le groupe assène ses coups, trace sa voie, fustige et encore électrise l’auditoire.

Il parvient même à te faire chanter, dans son intégralité, « 4 000 Iles ». Fallait oser ! Fauve ne souffre d’aucun complexe, ne dresse aucune barrière. Balance même une version musicale de « Azulejos », plage qui figure sur « Vieux Frères Partie II », a cappella.

Jusqu’à la fin du show, le public ne cessera de s’élever, toujours plus fort, toujours plus haut.

Et le délire atteint son paroxysme quand « Blizzard » vient donner le coup de grâce.

Il est 22h00. Les masochistes en réclament encore. Et se manifestent à travers les hurlements ou encore en sifflant. Le bonheur est tellement intense et la demande tellement soutenue, que si les musicos ne reviennent pas rapidement sur les lieux de leurs méfaits, on pourrait assister à une mutinerie.

« De Ceux » vient calmer quelque peu les esprits. En ‘live’ ce morceau est excellent. Il faut cependant admettre qu’hormis la présence de titres pas encore suffisamment rôdés sur les planches, et tout particulièrement issus du nouvel opus, la setlist était vraiment parfaite.

22h30

Fauve a vidé les lieux…

Tu remets tes pansements, tu fanfaronnes et tu cries à ceux qui veulent l’entendre ‘même pas mal…Tu sais toi ? Tu mens…

Set List :

1/ « Paraffine »
2/ « Bermudes »
3/ « Infirmiere »
4/ « Saint-Anne »
5/  « T.R.W. »
6/ « Nuits Fauves »
7/ « 4000 iles »
8/ « Zoé »
9/ « vieux freres »
10/ « Talluah »
11/ « Haut les Cœurs
12/ « Azulejos »
13/ « Cock Music Smart Music »
14/ « Voyou »

15/ « Blizzard »

Rappel :

1/ « De Ceux »
2/ « Sous les Arcades »
3/ « Kané »
4/ « Hautes Lumières »

 

(Organisation : Nada Booking)





 
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