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Un certain sentiment de Frustration…

Écrit par Philippe Belligoi - vendredi, 24 janvier 2014
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Frustration
La Zone
Liège
24-01-2014

Le public était particulièrement impatient d’assister à cette double affiche prometteuse ; au point que la Zone affichait sold-out, ce soir, au grand dam des distraits et des retardataires qui s'en mordent encore les doigts. Excepté ces derniers et les gens souffrant d'agoraphobie, on ne s'en plaindra pas vu le manque certain d'affluence en ces lieux, au cours de ces derniers mois. Une défection peut-être justifiée par une programmation assez inégale pour cette salle, considérée jadis comme un rendez-vous incontournable pour les aficionados de la scène alternative...

Mais bref, la foule des grands soirs était bien réunie pour assister tout d'abord au concert de Komplikations. Formation en rangs serrés, elle implique Ben (Cheap Killers, Pirato Ketchup, Two Star Hotel, Hiatus, ...) à la batterie, Lio (Le Prince Harry, Luik, Tache) au synthé et Allen au chant (dont le CV m'est inconnu). Issue le la scène germanopho-liégeoise, cette mini ‘dream team’ consomme un minimum de moyens mais atteint un impact maximal dans un genre baptisé synth-punk. Plus agressif et décharné que l'habituel et parfois convenu electro-punk, on rencontre un exemple typique du style chez Screamers, un groupe dont le morceau culte (?), "122 hours of fears", est d'ailleurs repris en concert par Komplikations. Sur les planches ces derniers sont parfaitement soudés et on imagine d'ailleurs mal le contraire vu le minimalisme de l'instrumentation. En effet, sous cette configuration, il vaut mieux jouer carré et en symbiose sinon on peut vite passer du minimaliste au minable... Une barrière qu'ils ne franchissent pas et on les en remercie! Que du bon au contraire dans leur set. Des décharges d'énergie en flux continu comme autant d'électrochocs qui agitent les corps frénétiques venus chercher leur dose d'adrénaline délivrée par un groupe pas avare en la matière. C'est le moins qu'on puisse dire puisqu'on a eu droit a +/- 1h de prestation de leur part, peut-être un peu longuet pour une première partie, même si elle a été excellente. Il faut dire qu'ils s’étaient aussi déplacés pour fêter la release party du nouveau mini-lp "Poverty' qui justifie bien un tel enthousiasme.

Longue pause ensuite avant de passer à Frustration, quintet parisien fort attendu et qui promet de faire monter davantage la pression. A leur entrée sur l’estrade, des voix scandent ‘Allez y, foutez le feu!’, alors que certains réclament déjà des morceaux comme s’ils sollicitaient un putain de juke-box... Impassibles, les musicos laissent encore la tension monter d'un cran jusqu'à ce qu'elle devienne palpable dans les premiers rangs avant de démarrer pied au plancher. Et en route pour une belle salve de brûlots post punk comme ils savent les délivrer et comme on en trouve 13 à la douzaine sur leur déjà culte "Relax", sorti en 2006. Mais seront-ils à la hauteur de cet incontournable? Pour ce qui est du début de concert on répondra oui sans hésiter. Ils enchaînent les titres sans temps mort et sans faiblesse, déclenchant des pogos effrénés qui démarrent à proximité du podium mais s'étendent rapidement au delà et finissent au bout d'un moment par avoir raison de mon goût assez limité pour la foule et ses mouvements (...), me poussant à battre en retraite vers la moitié de la salle. A partir de cet instant, mes impressions seront très différentes notamment à cause d'un manque de présence sonore à cet endroit, le groupe jouant bizarrement très bas sur scène. Mais il semble aussi qu'ils commencent à se planter par ci par là quand ils ne foirent pas carrément un break sur un morceau qui du coup tombe totalement à plat.

La fatigue peut-être? Toujours est-il qu'après seulement +/- 45 min et un rappel, ils tirent leur révérence. Ce qui me semble, ma foi, un peu court ; surtout que le support act a finalement joué plus longtemps.

Un set en demi-teinte donc malgré un démarrage en force ainsi qu'une première partie des plus convaincantes et à l'énergie communicative suivie par davantage de tâtonnements et autres problèmes techniques qui me laissent dubitatif. Bravo par contre à Komplikations qui ne cesse de s'améliorer tout en gagnant en efficacité et en impact.

(Organisation Plastic Team Liège/PGL Aachen)

 





 
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