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7 sur 7 !

Écrit par Didier Deroissart - jeudi, 23 octobre 2014
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Gabriel Rios
Cirque Royal
Bruxelles
24-10-2014

Il s’agit de la septième fois que votre serviteur assiste à un concert de Gabriel Rios. Ce soir, son backing group réunit les musicos qui l’épaulent depuis un bon bout de temps. En l’occurrence Amber Docters van Leeuwen au violoncelle ainsi que Ruben Samana à la contrebasse, au piano et chant. Un set (NDR : le n°7 ?) en version semi acoustique. Et c’est sous cette forme que j’apprécie le plus la musique de cet artiste, pro jusqu'au bout des ongles.

La première partie est assurée Katell Keineg. Une Bretonne qui va nous réserver un récital de trente minutes. Elle chante en s’accompagnant à la sèche. Pas vraiment transcendante, sa prestation sera, en outre, gâchée par l’auditoire. Le bruit des conversations va créer un tel brouhaha, qu’on n’entend pratiquement rien du concert. Pourtant sa voix est puissante, mais quand elle tente de monter dans les aigus, on sent qu’elle coince.

Le dernier opus de Gabriel, « This Marauder's Midnight », vient de sortir chez Sony Music. En octobre 2013, Gabriel avait décidé de publier un nouveau single chaque troisième lundi du mois. Un projet destiné à alimenter un nouvel elpee, un an plus tard. Et il a tenu parole.

Le parcours étonnant de Gabriel Rios débute en 1998. Il participe alors au Humo's Rock Rally, en compagnie du groupe The Nothing Bastards. Mais c’est en 2004 qu’il publie son premier album solo, « Ghostboy ». Après avoir rencontré Jo Bogaert (Technotronic). Le single « Broad Daylight » rencontre un immense succès et permet à Rios de dépasser les frontières de la Belgique. Musicien talentueux, chic et sexy, Gabriel séduit aussi bien sur disque que sur scène. Faut dire que, fruit d’un mélange détonant de swing, de rock et de funk et parfois de jazz, sa musique ne manque pas de charme. Il décroche de nombreuses récompenses belges et internationales. En 2007 il grave son deuxième opus, « Angelhead », qui squatte à nouveau la tête des charts, durant de longues semaines. Devenu alors une star de la pop, il décide d’en revenir à une formule plus intimiste. En solitaire ou en se limitant à un minimum de collaborateurs, comme Jef Neve et Kobe Proesmans.

Gabriel entame chaque fois ses shows par le « Voodo Chile » de Jimi Hendrix. Seul, à la gratte. Un titre qui figure sur « Angelhead ». Un rituel que semble apprécier le public. Conquis dès ce premier morceau. Un public en compagnie duquel il aime parler. Entre chaque titre, évidemment. Et il ne change pas de fusil d’épaule. Ce soir, le Cirque Royal n’est rempli qu’aux trois-quarts. Le décor est simple. La pochette de « This Marauder's Midnight » est projetée en toile de fond, à gauche. Gabriel est au centre. Au bord du podium. A sa gauche, Ruben. A sa droite, Amber. Judicieux, le light show met bien en exergue les trois musicos, même si Gabriel est davantage sous le feu des projecteurs, notamment à travers les lumières qui convergent vers la foule. Ce soir, le line up est enrichi d’une section de trois cuivres (trompette, trombone et cor d'harmonie), qui participent aux compos, suivant les morceaux. Et manifestement, ce concours apporte un plus à l’ensemble.

Après « Straight Song », un extrait de l'album « The Dangerous Return », le combo attaque les plages du nouvel elpee, « This Marauder’s Midnight ». « Skip The Intro » d’abord. Subtils, les instruments à cordes soutiennent à merveille la voix de ‘sérial lover’ de Gabriel. Les compos défilent : « City Song », un morceau au cours duquel les cordes montent en puissance, « Angelhead », « Madstone » et « Burning Song ». Souvent apaisante, la voix de Rios est susceptible de monter dans les aigus. Et ces envolées sont absolument divines. Gabriel nous signale que son père est dans le public. Plus dansant, « Broad Daylight » est issu de « Ghostboy », son premier LP. Une chanson qui figurait dans le soundtrack du film « 06/05 » de Theo Van Gogh, long métrage qui relate l'assassinat du leader nationaliste hollandais Pim Fortuyn. Le Gantois d'adoption revient alors à des pistes issues de son nouvel essai ; soit « Song n°7 », « Work Song » et le très médiatisé « Gold ». Un filet de guitare guide les cuivres et canalise la voix sucrée de Gabriel. Ruben frappe sur sa contrebasse, suppléant ainsi parfaitement l’absence de percussions. Katell Keineg rejoint Rios au chant, pour attaquer « Swing Low », un titre au cours duquel, il se consacre aux ivoires. Le concert est terminé. Il est passé trop rapidement.

En rappel, nous aurons droit à « El Carretero » du Buena Vista Social Club, collectif que votre serviteur avait pu voir, la semaine dernière, à l’AB. J’en ai d’ailleurs encore des paillettes dans les yeux. La cerise sur le gâteau, nous viendra de « Police Sounds ». Bouleversant ! Gabriel Rios signale que son grand-père chantait cette chanson. Une superbe fin pour cet excellent spectacle. A l’issue duquel, à l’instar de nombreux aficionados, votre serviteur s’est rendu au stand merchandising. Rien de tel pour clore la soirée en beauté…   

(Organisation : Live nation)





 
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