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Drôle d’idée, cet intermède électro…

Écrit par Béber - jeudi, 07 novembre 2013
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Gaëtan Roussel
Botanique (Orangerie)
Bruxelles
07-11-2013

Jeudi dernier, le Botanique affichait complet. A la Rotonde, Gold Panda, prodige anglais de l’électro avait réussi à faire salle comble, tandis qu’à l’Orangerie, Gaëtan Roussel y parvenait presque. Autant dire que le bar a dû bien tourner tout au long de la soirée. Quoi qu’il en soit, votre serviteur s’était déplacé au Botanique pour assister au concert de l’ex-leader de Louise Attaque et de Tarmac. Originaire de Rodez (NDR : c’est dans l’Aveyron) le Français était venu présenter son dernier album sorti en septembre, « Orpailleur ».

En pénétrant dans la salle, vers 20h15, j’éprouve de grandes difficultés à me frayer un passage au sein de la foule. Et la température qui règne au sein de l’Orangerie est déjà particulièrement élevée. Le supporting act a déjà entamé son set. Il est assuré par Christine and The Queens. Sur les planches, une jeune dame est entourée de deux danseurs. Pas de trace d’instruments, cependant. Héloïse de Nantes interprète ses textes sur une bande son, un peu comme lors d’un karaoké… Son électro-pop est d’une insipidité consternante. Aussi, quand ces danseurs vident les lieux –en fait après le premier morceau– on a intérêt à circuler, car il n’y a strictement plus rien à voir. Elle avoue ne pas être l’aise sur l’estrade. Mais on a du mal à croire ce qu’elle nous raconte, surtout quand on sait qu’elle a suivi une formation d’art dramatique. A mon humble avis, j’ai l’impression qu’elle n’est pas capable de défendre son album ; il n’y a d’ailleurs rien à défendre…   

Après une courte pause, Gaëtan Roussel monte sur le podium. Si, pour l’écriture, le Français travaille en solitaire, en concert, c’est loin d’être le cas. En ‘live’, il est généralement flanqué d’un backing group. Pour la circonstance, il est soutenu par deux choristes, deux batteurs, un bassiste, un guitariste. Rapidement, et pour le plus grand bonheur du public, il attaque les plages les plus notoires de son répertoire, dont les excellents « La simplicité » et « Eolienne ». Rien qu’à travers ces deux chansons, on prend conscience du talent de ce compositeur. De son professionnalisme aussi ! Et pour cause, le son est vraiment impeccable. Enfin, Gaëtan semble totalement épanoui. Arborant le sourire aux lèvres, il communique avec son public…

Soudain, un rideau de tulle s’élève. Le groupe interprète alors plusieurs morceaux tandis que des animations liées à l’artwork de la pochette sont projetées sur cette toile. Pas de doute, visuellement, ça en jette. Malheureusement, si le côté ‘électro-folk’ du Français me botte, sa  face ‘électro-dance’ me gonfle. A l’instar de son dernier single, « Orpailleur », qui évoque un certain Plastic Bertrand ! Mais c’est lorsque le groupe s’est lancé dans une espèce de techno rudimentaire que je me suis le plus consterné. Un intermède qui a duré un bon quart d’heure et au cours duquel il a fallu se farcir un bombardement de grosses basses et une atomisation des lignes de claviers. Or, Gaëtan Roussel n’est pas Gold Panda ! C’était comme si on s’était replongé en pleine Rave Party au beau milieu des 80’s. Heureusement le groupe est finalement parvenu à retomber sur ses pattes en enchaînant par « Help myself (nous ne faisons que passer) ». Au bout d’une heure et demie de prestation, au cours de laquelle il nous a quand même réservé une reprise de Gainsbourg et une autre de Talking Heads, la troupe vide les lieux…

En sortant du Bota, la foule semblait satisfaite du concert. Malgré cet exercice de style électro aussi expérimental qu’inutile. Une chose est sûr Gaëtan Roussel s’est livré corps et âme ce soir ; et en plus, avec le sourire. Mais personnellement, je le préfère armé d’une guitare acoustique que derrière des machines. Chacun son truc…

(Organisation : Botanique)

 





 
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