Un goût de gris pour Flox…

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En toute simplicité

Écrit par Laurent Deger - vendredi, 08 novembre 2013
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Gaëtan Roussel
Caserne Fonck
Liège
08-11-2013

Gaëtan Roussel se produisait ce vendredi, à Liège, pour défendre son nouvel album, "Orpailleur", sorti fin septembre. 3 à 400 spectateurs attendaient l'ex-chanteur de Louise Attaque et Tarmac. Un public un peu timide, en majorité du même âge que l'artiste, qui ne semblait pas encore avoir tout à fait digéré le nouvel elpee. Il est vrai que Roussel n'est pas un grand entertainer, ses interventions entre les chansons se limitant à de pudiques ‘comment çà va?’. Les applaudissements les plus nourris sont donc arrivés en fin de parcours, lorsque Roussel a proposé des versions longues des tubes de "Ginger". Mention spéciale au décor plutôt poétique, le groupe jouant devant un mur de sphères de toutes tailles et derrière une sorte de moustiquaire géante sur laquelle étaient projetés, de temps en temps, des faisceaux lumineux.

Gaëtan Roussel entame son set par le single "Eoliennes", sans doute le titre le plus proche de "Help Myself". Deux percussionnistes entourent deux choristes, un guitariste, un bassiste et un claviériste. Ces rythmiques mises en avant tranchent avec la boîte à rythmes généralement utilisée sur l'album et confèrent fatalement une autre dimension aux morceaux.

Le groupe enchaîne les plages d'"Orpailleur". Le morceau éponyme puis "La Poésie", sorte de trip-pop sur lequel une femme de lumière projetée sur la moustiquaire danse nonchalamment. C'est au tour de la pochette de tournoyer sur le mur transparent lorsqu’une version plutôt rock de "Cha Cha Cha" est interprétée. "Matrice" reste dans les mêmes contrées électrisées. La première incursion dans "Ginger" nous viendra de "Clap Hands", tout en percussion. L’auditoire semble enfin se lâcher un peu et se met même à se déhancher légèrement sur le reggae lent de "Par dessus tes épaules".

Le concert prend alors un autre dimension sur une convaincante version electro pop du titre de Bashung et Gainsbourg "J'envisage". Assurément un des grands moments du show et un bel hommage de Roussel à son ami. Toujours sur un tempo élevé, la formation se lance dans un "Inside / Outside" rebondissant avant de proposer une version de dix minutes de "Help Myself" que n'aurait pas renié Pigbag. Les deux batteurs s'en donnent à cœur joie et la foule se dandine béatement sur ces longues montées instrumentales.

"La barbarie" nous ramène au calme, le meilleur texte d'"Orpailleur" (le seul qui n'est pas de lui diront les mauvaises langues) avant de se fendre, lors du rappel, d'une reprise du "Road to Nowhere" de Talking Heads qui se marie plutôt bien au timbre de sa voix.

J'assiste rarement à des concerts d'artistes français. Je ne suis pas fan à la base de Gaëtan Roussel et je ne le suis pas devenu à l’issue de ce spectacle, mais il était plutôt plaisant. L'artiste français dégage une modestie agréable. Il reste un honnête artisan dispensant des mélodies efficaces et des textes accrocheurs. C'est sans doute la raison pour laquelle son public lui est fidèle depuis tant d'années. Tout simplement.

Organisation : Les Ardentes

 





 
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