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Un public en effervescence…

Écrit par Bernard Dagnies - mardi, 16 décembre 2014
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Gang Of Four
Aéronef
Lille
17-12-2014

Du line up initial de Gang of Four, il ne reste plus qu’Andy Gill, le guitariste. Le chanteur, Jon King, semble avoir définitivement quitté le groupe, il y a maintenant deux ans. Andy aura 59 balais le 1er janvier 2015 et il est aujourd’hui entouré par trois jeunes aux dents longues. Soit John ‘Gaoler’ Sterry au micro, Thomas McNeice (NDR : dont la chevelure est tissée dans de longues dreadlocks) à la basse et le drummer Mark Heaney. Fondé à Leeds en 1977, Gang of Four est considérée comme un quatuor mythique. Il s’était séparé en 1984 avant de refaire surface 20 ans plus tard. En fait, il s’était alors rendu compte de l’influence que son post punk exerçait alors sur des combos comme Franz Ferdinand, Bloc Party, Radio 4 ou encore Rapture ; et avait fini par conclure que le produit original était tout aussi valable que celui dispensé par ses élèves. Des formations comme Red Hot Chili Peppers, U2, Fugazi et Minutemen le reconnaissent même comme une de leurs références majeures. Leurs guitaristes surtout. Paru en 1981, « Solid gold » est considéré comme un album culte. Enfin, il faut aussi rappeler que Gang of Four (NDR : la Bande des 4) a toujours véhiculé des textes sociopolitiques engagés, critiquant même ouvertement ses contemporains pour la futilité de leurs lyrics. Le gang insulaire se produisait donc ce mercredi 17 décembre au Club de l’Aéronef. Compte-rendu.

Shopping assure le supporting act. Non, non, il ne s’agit pas d’un ‘boys band’ pour les filles (NDR : qui a dit macho ?), mais un trio londonien qui pratique du post punk funk. La chanteuse/guitariste ressemble à Bruce Ellison, le leader de PPZ 30. Enfin quand il était plus jeune et en plus petit. La peau métissée, elle a les cheveux en bataille dressés au-dessus de la tête. Elle s'appelle Rachel ; et franchement, je n'avais pas remarqué (NDR: merci Ludo!), même après avoir taillé une bavette avec elle, à l'issue de la soirée, que c'était une fille (NDR: je vais devoir me méfier des travesti(e)s...) Elle est soutenue par une section rythmique. Soit un drummer et un bassiste. Il s'appelle Billy. Mais c'est aussi une fille ! Qu’on appelle dans un certain jargon, un garçon manqué (NDR : qui a encore crié macho ?) Et il a fallu trois morceaux pour m'en rendre compte... Le band a publié un premier elpee en juin 2013, « In other words ». Et leur musique quoique plutôt aride n’est pas mal ficelée du tout. A suivre de très près et même à revoir ; mais plus juste avant la Noël ou le Nouvel An…

Gang of Four monte sur scène vers 21h30. Et attaque directement par un titre de son tout premier elpee, paru en 1979, « Return the gift ». La setlist va essentiellement se concentrer sur la discographie pré-1995. Et tout particulièrement les classiques. Seuls trois compos de la seconde vie de GOF seront interprétés, soit « Do as I say », de l’album « Content », publié en 2011, et deux plages (*) du nouvel opus, paru en mars 2014 : « Broken talk » (NDR: en studio Alison Mosshart y apporte sa contribution) et « Isle of dogs ». Le son est impeccable et rapidement le public se met à danser. Le set est particulièrement dynamique. Offensif, même. Andy brandit sa gratte comme une arme, alors que Thomas renverse régulièrement les pieds de micros. Si bien que tout un long du show, un roadie va passer son temps à tout remettre d’aplomb. Pas de véritable chorégraphie. Seul le vocaliste s’autorise un peu de show, en se servant alternativement, des trois microphones, étalés en front d’estrade. Quand ils ne sont pas par terre. Ou encore en grimpant sur le petit podium réservé au drummer. Et quand il ne chante pas, il se désaltère. Il boit de l’eau. Par petites gorgées. Dans une petite bouteille d’eau. Sa voix passe pourtant bien la rampe. Angulaires, les sonorités de gratte dispensées par Gill grincent, crépitent, déchirent et régulièrement, il vient les parachever en feedback, devant son ampli ; mais paradoxalement, ses interventions ne sont jamais envahissantes. On a même parfois l’impression qu’elles évoluent un ton légèrement en dessous de l’ensemble. Car manifestement, le groove émane essentiellement de la section rythmique. Les martèlements de drums syncopés et la ligne de basse caoutchouteuse se conjuguent à merveille. Pendant « To hell with poverty » la foule reprend les ‘Ouh, ouh ouh, aah !’ en chœur, avant de repartir dans ses mouvements de danse. Une effervescence qui va durer jusqu’à la fin du set.

Un rappel ? Deux titres. Et puis la nouvelle bande des quatre tire sa révérence. On n’a pas vu le temps passer. Preuve que le concert était excellent.

Setlist

Return the Gift
Not great men
I parade myself
Paralysed
What we all want
Anthrax
He’d send in the army
Isle of dogs*
To hell with poverty
Do as I say (2011)
I love a man in a uniform
Broken Talk *

Rappel

At home he’s a Tourist
Damage Goods

(Voir aussi notre section photos ici)

 

 

 





 
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