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Les burnes ne comptent pas pour des prunes

Écrit par Akim Serar - mardi, 14 février 2012
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Gavin Friday
Muziekodroom
Hasselt
15-02-2012

Lendemain de Saint-Valentin au goût  de sang séché. L’ex-Virgin Prunes enveloppait de son aura la scène du Muziekodroom pour une prestation théâtrale de haute volée ; et c’est toute l’assemblée qui va se prosterner devant ce monstre sacré.

Jamais avare dans ses représentations, l’Irlandais dont les veines regorgent de mille tourments bouillonnants, livrait ce mercredi un nouveau chapitre consacré à la comédie de la vie.

Flirtant comme d’accoutumée avec les codes du cabaret et découvrant les pans de sa théâtralité, le spectacle donne lieu à une représentation quasi picturale d’un univers léché, sombre et habité.

Il y a d’une part l’homme, dont l’imposante stature force le respect. Tenue de scène sévère et subtilement provocante. Une présence unique en son genre.

Et puis la musique. Contraste saisissant entre force et subtilité, dans un combat éternellement livré.

Il y a cette humanité qui se devine dans le regard, cette passion qui transpire par tous les pores de la peau, cette vérité qui s’inscrit en lettres écarlates dans le reflet de ce qu’il reste d’hier et se devine dans l’aube des jours à venir.

Puis un monde où la beauté se décline en une palette infinie de nuances enchanteresses.

Et au sein de ce monde, Gavin Friday nous compte des histoires qui suintent l’embrun, la bière, et le vin.

Brassant les vents mauvais et les mers belliqueuses de l’âme humaine avec la vision d’un artiste ivre de vie, ses chansons colorent l’espace et tintent aux oreilles du temps.

Entre réminiscences du passé (« Caucasian Walk » des Virgin Prunes) et étreinte douloureuse (« Apologia »), relecture du classique du grand Jacques « Au suivant » (« Next ») et ode à l’existence (« I want to live »), jamais la mièvrerie ne trouve place dans un set mené sur un rythme enlevé, ponctué de touches d’humour et de grands moments de générosité.

En rappel, le « Five years » de Bowie rappelle l’admiration que voue Friday à l’homme au regard vairon.

Par après, la  nuit pouvait bien se départir de son manteau sombre, tant la soirée avait été lumineuse.

(Organisation : Muziekodroom)

 





 
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