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Même de Palmas se met à l’électro…

Écrit par Didier Deroissart - mercredi, 06 septembre 2017
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Gérald de Palmas
Théâtre Royal
Mons
06-09-2017

Ouvert en 1843, le Théâtre Royal de Mons compte 1 000 places assises. Confortables, il faut le souligner. Ce soir, elles ne sont pas toutes occupées ; mais presque. Gérald de Palmas et, en supporting act, Roberdam, dont votre serviteur avait chroniqué le deuxième elpee album, « Je rêve donc je suis », il y a peu, sont à l’affiche. Les deux artistes partagent le même périple, depuis novembre 2016. Pour un total d’une quarantaine de dates. Celle de ce mercredi 6 septembre est une des dernières de cette tournée. Et très souvent, c’est en fin de parcours qu’ils se lâchent…

Roberdam, aka Damien Robert, se produit en solo. Il se sert d’une gratte semi-acoustique, d’une clarinette et d’un ordinateur, notamment responsable de samples. Sympathique, il entame son set par le sautillant et rafraîchissant titre maître de son nouvel opus. Dans l’esprit de Talisco, ce morceau rappelle les B.O. de westerns signés Sergio Leone. A travers ses vers et ses rimes, empreints de sensualité, d’émotion, d’humour et de besoin d’évasion, mais également en se posant pour réfléchir, il nous parle du quotidien. « Tout Va Bien » se penche sur la situation des enfants au sein des familles recomposées, une situation que l’artiste a certainement vécue. Entre deux morceaux, il nous raconte son itinéraire qui a transité par la ville de Mons (NDR : dont les parents sont originaires). Il signale bien se sentir en revenant dans la cité. Le public le remercie en l’applaudissant chaleureusement. La voix de Damien est superbe. Les arrangements musicaux sont épurés et classieux. « Grandir n’est pas de mon âge » reflète son âme d’enfant. Il décide de remplacer, de manière impromptue, « Diagnostiqué Poète », une nouvelle composition prévue pourtant dans la set list, par le plus pop, spasmodique et sucré « GoodBye My Love ». C’est le choix de l’artiste ! Il sort une clarinette de son sac à merveilles avant d’attaquer le dernier titre, « Vers l’avant ». Acclamations nourries. L’auditoire est conquis. Roberdam poursuivra la tournée, mais en solitaire. S’il passe près de chez vous, n’hésitez pas à aller l’applaudir…

Il ne faudra qu’un quart d’heure aux roadies pour installer les nombreuses rampes de spots et le matos ; micros, guitare, basse et trois synthés compris.

De son véritable nom Gérald Gardrinier, Gérald de Palmas est auteur-compositeur-interprète de variété française. Et tout au long de son set, il va puiser au sein de son répertoire qui s’étale sur 23 années. Trois multi-instrumentistes forment un triangle autour du chanteur qui se sert d’une gratte semi-acoustique. Un déluge de lumières inonde le début de concert. Les artistes semblent décontractés et souriants. Manifestement, ils sont contents d’être sur les planches, ce soir. Et ce show s’ouvre par « Il faut qu’on se batte ». Loin des ambiances bluesy de ses débuts, De Palmas a décidé de mettre sa musique au goût du jour ; et pas seulement à travers « La Beauté Du Geste », un hit extrait de son dernier opus, mais également ses tubes, comme « Sur La Route » (NDR : qui achèvera le spectacle), « Tomber », « La Beauté Du Geste » ou « J’en Rêve Encore » qu’il revisite à la sauce funky et surtout électro. Ce qui n’a pas l’heur de déplaire à l’auditoire, au contraire. Bien sûr, certaines compositions s’écoutent religieusement. A l’instar du délicat « Rose », encore une nouvelle chanson. Au bout de 30 minutes, le public est debout. Et pour cause, le Réunionnais lui réserve un « Au Paradis » d’anthologie. De Palmas ne manque pas d’humour. Ce qui va lui permettre de mettre l’auditoire dans sa poche. Et notamment quand il polarise une plaisanterie sur le cajon, pendant 5 bonnes minutes. La plupart des visages sont d’ailleurs souriants. Et puis, tant dans la fosse qu’aux balcons, les spectateurs dansent ou jumpent. « T’es belle » complimente bien évidemment le public féminin. Qui ne peut que craquer face à la galanterie de ce beau gosse. En pensant sans doute que c’est « Au Bord De L’eau » que tu me « Regarde Moi Bien En Face ».

En rappel, « Elle Danse Seule » et « Sur La Route » vont littéralement enflammer la foule. Conquise par le talent, la sensibilité et la simplicité de l’artiste. Et votre serviteur a été également agréablement surpris par sa prestation…

(Organisation : Médiascène + M.A.R.S.)

 





 
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