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Moins mathématique qu’il n’y paraît !

Écrit par Didier Deroissart - mercredi, 17 février 2016
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GrandGeorge
Botanique (Rotonde)
Bruxelles
18-02-2016

C’est le jour ‘J’ (NDLR : le point G ?) pour Benjamin GrandGeorge, puisqu’il publie aujourd’hui son premier elpee, « So Logical » ; une sortie qu’il ponctue d’une ‘release party’. Et le concert programmé à la Rotonde du Botanique est sold out depuis un bon mois. Une bonne nouvelle pour l’artiste qui, jusqu’alors, avait bénéficié de quelques résidences au sein de l’institution. 

StevN alias Steven Codfert assure le supporting act. Chanteur, guitariste et compositeur, ce Franco-britannique est âgé de 23 ans. Puisant ses influences dans la soul, le blues, le jazz et la pop, il reconnaît pour influences majeures, John Mayer, Led Zeppelin, D’Angelo et James Brown.

Dès qu’il monte sur l’estrade, il prend le temps d’expliquer le fonctionnement de sa loop machine, un dispositif qui lui permet d’enregistrer des sons, de les reproduire en boucle tout en les incorporant à une trame instrumentale. Le tout à l’aide de pédales. Un traitement qu’il réserve à sa gratte semi-acoustique ou électrique. Le peuple commence à débarquer, et les spectateurs assis sur les marches sont invités à se lever.

« This Thing » ouvre le set. Steven se lance dans un exercice de human beat box, avant de libérer ses riffs de gratte électrique. Il chante également, d’une voix soul puissante et incantatoire. Un petit riff de guitare loopé balise « Itch ». Steven embraie en frappant des mains et le public applaudit dans la foulée, au grand étonnement de l’artiste, qui semble cependant apprécier. Il s’autorise une légère pause pour réaccorder sa semi-acoustique. Pas de boucles pour « Fired up », un titre plus roots, plus classique, hanté par l’esprit de Joe Bonamassa, qu’il interprète en mode voix/guitare. Un moment au cours duquel l’auditoire est fasciné par sa dextérité sur le manche. Et le concert s’achève en force, par « Somewhere » et « Clap », morceau de blues/roots/soul au cours duquel Steven va se vider les tripes sous le regard épaté de l’auditoire. A revoir, c’est une certitude !

GrandGeorge est un artiste de grande taille. Son nom n’est pas usurpé. Tiens, curieux, il revêt des t-shirts identiques, mais de couleurs différentes, selon qu’il se produit en ‘live’, est représenté sur la pochette ou placardé sur les affiches. Humble, le sourire constamment aux lèvres, il bénéficie d’un fameux capital sympathie. Il va accorder une prestation de 90 minutes ; ce qui est rare pour un artiste qui ne compte qu’un album et un Ep à son actif.

Benjamin se réserve le micro et se consacre à la guitare (acoustique ou électrique), au piano, ou au djembé. Il est soutenu par le fidèle bassiste Nicolas L'Herbette et le drummer Samuel Rafalowicz (NDR : il cache quelque chose sous le bonnet, c’est sûr…)

Dès les premières notes de guitare électro-acoustique, on reconnaît la mélodie de « Come Along ». On est alors invité à traverser les grandes étendues désertiques du Burkina-Faso. Tirant le plus souvent sur le jaune, le light show est à la fois discret et efficace. Benjamin sautille sur place. L’auditoire lui emboîte le pas, applaudissements à la clé. Le courant passe 5 sur 5 entre l’artiste et le public. C’est mathématique ! Caractérisé par sa mélodie contagieuse, le savoureux « How Long » est découpé rigoureusement dans les cordes acoustiques.

Benjamin nous fournit l’exégèse de « Little Boy ». Il était haut comme trois pommes quand ses parents l’ont emmené voir un concert. Le halo de lumière qui se focalisait sur la chanteuse était tellement puissant que son regard restait scotché sur elle. Il pensait qu'elle le regardait et il en est tombé amoureux… Tout au long de ce morceau jazzyfiant, les percus sont discrètes, les accords de basse vaporeux, et les accords de gratte limpides. Des accords qui adoptent un profil flamenco –parfois improvisé– sur « So Fine ».

« Fading Away » nous replonge en Afrique. L’ambiance est particulièrement chaleureuse. Davantage de percus pour « Old Friends », une compo qui lorgne vers… le Who ! Il n’en oublie pas pour autant le titre maître de son long playing, « So Logical ». Mais surtout nous propose un tout nouveau titre, une chanson d’amour qu’il interprète au piano. Il confesse avoir pris des cours pour pouvoir en jouer et explique que c’est sur cet instrument ou sa guitare qu’il a réalisé ses premières compositions.

Benjamin passe du dejmbé à la gratte en transitant par les ivoires pour exécuter « Good Old Money », un titre qui adopte également un tempo ska/reggae, tout en adressant un petit clin d'oeil aux traders. Avant « A Better Dance », Benjamin présente ironiquement son drummer, qu’il a baptisé Hocus Pocus. Et pour cause, ce dernier extrait une basse de son bonnet. Ce qui déclenche un fou rire général dans l’auditoire. Nico en a profité pour piquer la gratte électrique de Benjamin. Et les changements d’instruments se poursuivent, puisque Ben reprend celle de Nico pour attaquer le funk incendiaire « Petit Dej Au Lit ». En fait, tout simplement une invitation à servir de repas aux alligators du Mississipi. Et manifestement, le festin était… « So Fine » ! Puisque GrandGeorge nous le rappelle…

De ce show, on n’en oubliera pas les petites touches d’impro glissées parcimonieusement, mais judicieusement dans les morceaux ; ce qui s’explique, puisque tous ces musicos sont issus de l’univers du jazz. Suivant une logique moins mathématique qu’il n’y paraît ! Et puis la voix de Benjamin, qui me fait de plus en plus penser à celle de Charlie Winston… 

(Organisation : Le Botanique et Ubu Production)

 

 





 
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