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Texas a manifestement encore des planches…

Texas
Forest National
Bruxelles
14-11-2017
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Sans grande conviction…

Écrit par Didier Deroissart - samedi, 29 novembre 2014
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GusGus
Botanique (Orangerie)
Bruxelles
30-11-2014

Le concert prévu à l’Orangerie du Botanique, ce dimanche 30 novembre est presque sold out. Votre serviteur débarque plus tôt que prévu et se farcit le soundcheck du supporting act : Kiko King And Creativemaze. Le son est beaucoup trop puissant.  Les structures métalliques du Botanique en tremblent. Je crains donc le pire… Le plus important, ce sera ensuite. C’est-à-dire le set de GusGus, une formation islandaise (NDR : de Reykjavik, très exactement), dont la naissance remonte à 1995 ; et qui après s’être consacré à la musique de film, a décidé de passer à la musique électronique. Il s’est même forgé une belle notoriété à travers 9 albums studio, coulés dans une électro-house unique en son genre.

Un DJ vient se planter derrière les machines pour y tripoter des boutons et des curseurs, alors qu’un chanteur arpente l’estrade de long en large. Kiko King And Creativemaze ouvre la soirée. Le son est médiocre. Je me déplace vers la table de mixage. Ce n’est pas mieux. Je regarde la console et constate que les 120 décibels sont déjà atteints. Inadmissible ! Je tiens à conserver mes tympans intacts afin de pouvoir continuer à apprécier d’autres concerts, dans le futur. Je déserte les lieux en attendant que le massacre soit terminé.

Près de 20 ans déjà que GusGus sévit sur la scène musicale. Un collectif qui a vécu une multitude de changements de line up. A une certaine époque, il comptait même une dizaine de musicos. Hafdis Huld et une certaine Emiliana Torrini y ont même milité. Il ne compte plus aujourd’hui que 4 membres actifs : President Bongo, Biggi Veira, Daníel Ágúst et Högni Egilsson.

Deux Dj's montent sur le podium, et vont s’installer derrières les machines. Je me place de nouveau à hauteur de la console au fond de la salle. Le son est potable. Il y a mieux, mais aussi pire (Kiko King And Creativemaze). Un chanteur/danseur se présente sur la scène. Il est suivi par un second vocaliste aux longs cheveux blonds. Manifestement, ils ont de superbes voix ; et l’auditoire semble apprécier. Ils ne sont que quatre sur l’estrade. Malheureusement, les Dj’s manquent cruellement d’inspiration. Ils assurent le mixing. Point barre. Le light show est discret. Un peu trop même à mon goût, alors qu’il aurait pu donner davantage de relief à la prestation des musicos. Les lyrics sont exclusivement interprétés dans la langue de Shakespeare. Manque d’audace ? Chez Sigur Rós, par exemple, le recours, même circonstanciel, à la langue natale apporte une autre dimension à leur musique.

Bref, j’ignore si c’est dû à l’énervement causé par la première partie ou parce que la veille, j’ai assisté au spectacle fantastique d’EZ3kiel, à l’Aéronef de Lille, mais un profond ennui commence à m’envahir. J’avoue que je connais très mal le band islandais. Je ne parviens pas à accrocher au set. Et je subis les événements. Si bien qu’après 30 minutes, je tire ma révérence. 

(Organisation : Botanique)





 
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