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Texas a manifestement encore des planches…

Texas
Forest National
Bruxelles
14-11-2017
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Un réel exutoire qui fait du bien

Écrit par Pierre Vangilbergen - samedi, 22 novembre 2014
Image
Hatebreed
De Mast
Torhout
23-11-2014

Après s’être produit au Festival de Dour en juillet 2013 et au Graspop Metal Meeting, au mois de juin de cette année, c’était à Torhout que les Américains d’Hatebreed avaient décidé de revenir en Belgique, dans le cadre de leur tournée anniversaire. Vingt ans que ce groupe, considéré comme une des meilleures synthèses du Metal et du Hardcore, sévit sur scène. Une chose est sûre : il est loin d’être essoufflé.

Pas moins de quatre formations figurent ce soir à l’affiche. Pas question donc de perdre de temps. Deconsecrate monte sur les planches à 20h précises et délivre pendant une demi-heure un Metalcore, certes classique, mais efficace ; entraînant dans sa rage le public présent. Pas question ici de première partie ‘tiède’, le décor est immédiatement planté et annonce une soirée à la barre haute, sous les auspices du Metal et du Hardcore. Mention spéciale à la présence de deux vocalistes, se partageant les chants graves et aigus. Cette distinction, fréquente il y a une dizaine d’années, permet aux frontmen de se répondre mutuellement, générant une dynamique non négligeable.

Les Bruxellois de Resistance prennent ensuite possession des lieux. Considérée à ses débuts comme formation ‘Hardcore’, Resistance a transformé ses compositions, au fur et à mesure des changements de line-up, en un Death Metal, tout en ne reniant pas ses origines. Un mélange intéressant qui a permis de relever d’un cran l’ambiance au sein de la salle. Après une demi-heure de set, Resistance se retire (pour se rendre à Namur où il est attendu en fin de soirée pour jouer en tête d’affiche !), à l’exception du guitariste Shaun Van Calster.

Ce dernier milite en effet au sein du dernier supporting act, Length of Time. Ce soir, le line up est marqué par l’absence de Michel Kirby (forçant pour la circonstance Shaun à assurer les deux lignes de guitare) et la présence de Phorgath à la basse (Enthroned, Black Metal belge). Après dix-sept ans d’existence, Length of Time n’a plus grand-chose à prouver et fait partie des pionniers du Hardcore en Belgique. Caractérisées par une alternance entre chants hurlés et clairs, leurs compositions parfois plus lentes et plus lourdes que les deux groupes précédents, entraînent une dilution de l’ambiance qui règne dans la salle. La qualité du show est pourtant irréprochable ; mais la question peut se poser quant au choix, judicieux ou non, de programmer Length of Time juste avant Hatebreed. Mais comme le dit l’adage, les goûts et les couleurs…

Il y a moins de monde que deux semaines plus tôt (pour Machine Head, le 9 novembre dernier) mais néanmoins, sur les starting-blocks le public s’apprête à accueillir Hatebreed. Une tournée particulière, organisée à l’occasion de leur vingtième anniversaire (ne se privant pas d’afficher cette durée de vie notable, du classique marchendising aux médiators de guitare frappés pour l’occasion). Suivant une forme de rituel, le quintet fait monter la pression dès l’intro, en diffusant le morceau mythique « Gonna Fly Now » de Bill Conti, un titre repris dans la B.O. du film ‘Rocky’. De quoi libérer la tension au sein de l’auditoire qui attend les Américains depuis maintenant un peu plus de deux heures et demie. Les musicos montent sur l’estrade et se lancent dans un set qui va frôler les 90 minutes. Sans interruption. Rarement un show aura été si concentré, sans aucune perte de temps entre les morceaux. Difficile à croire, mais cette énergie sera maintenue tout le long de la prestation. ‘Si on est là aujourd’hui, c’est parce que vous avez été tellement nombreux à venir nous voir au Dour Festival et au Graspop. C’est vraiment un plaisir d’être ici. Et quand je pense que nous serons de nouveau l’année prochaine au Graspop, avec Kiss en tête d’affiche, c’est tout simplement incroyable !’. Une information pour le moins intéressante, car Hatebreed n’a pourtant pas été annoncé dans la fournée des premiers 47 noms divulgués par le festival pour l’édition de l’année prochaine… Bonne nouvelle, donc. Pour le plaisir de toutes et tous, les plus grands succès se succèdent (« Defeatist », « Live for This », « To The Treshold », « I Will Be Heard », etc.), entrecoupés de tracks parfois moins connus. En une vingtaine de titres (!), l’ensemble de la discographie du band sera ainsi passé en revue à un rythme effréné, ne reprenant sa respiration que pour aborder la compo suivante. Autre fait marquant : Hatebreed joue sans setlist scotchée aux pieds des musiciens. Le mystère reste donc entier quant à savoir quelle composition jouer à quel moment, vu que l’ordre de cette setlist était complètement différent de celui joué la veille, à Paris. ‘C’est maintenant le dernier morceau de la soirée. « Destroy Everything ! »’, annonce le chanteur Jamey Jasta. Comme pour la plupart des concerts, on sait que le dernier track annoncé n’est jamais vraiment le dernier et sera suivi d’un ou plusieurs ‘we-want-more’. Mais Hatebreed a apparemment décidé de rompre avec cette vieille tradition et d’exécuter sa décision. Le morceau à peine fini, les musicos se réunissent face à la batterie pour l’éternelle photo souvenir, distribuent les quelques médiators et autres bracelets-éponges qui restent aux poignets et s’en vont. La foule en transe peut désormais retrouver une pulsion cardiaque stable. Un réel exutoire qui fait du bien.

 





 

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