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Lorsque les masques tombent, les diables sortent de leur boîte…

Écrit par Didier Deroissart - mardi, 12 avril 2016
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Hollywood Undead
Ancienne Belgique
Bruxelles
13-04-2016

L’histoire de Hollywood Undead débute en 2005, à Los Angeles. A l’époque, le band se produit sous le patronyme de The Kids. Ce n’est que trois ans plus tard qu’il décide d’opter pour son nom actuel. L’étonnant « Swan Songs » rencontre un succès immédiat. Il décroche un album de platine et atteint la vingt-deuxième place au ‘Billboard 200’ américain. Souvent comparé à Linkin Park et Slipknot, Hollywood Undead ne renie pas ses influences mais revendique son propre style. Et son propre discours. Vilipendant une société qui prend, broie et jette tout, les objets comme les êtres humains. Son dernier opus, « Day Of The Dead » est paru le 31 mars 2015.

La fosse et les balcons du premier étage débordent de monde. Les places assises sont –normalement– condamnées. Formation géorgienne (Atlanta), Attila assure le supporting act. De quoi ravir les amateurs de deathcore et metalcore. Actif depuis 2005, il s’est forgé une certaine notoriété, en Europe, après avoir tourné en première partie d’Asking Alexandria. Son dernier LP, « Guilty Pleasure » remonte à 2014.

Chris Fronzak, le frontman, est un personnage charismatique. Entrecoupée de f****, sa voix est gutturale, mais mélodieuse. Il est vêtu d’un short et de collants noirs. Surprenant ! Mais bonjour la transpiration ! Et rien qu’à le regarder dégouliner, on en attrape des suées… Il est soutenu par le drummer Sean Heenan, le guitariste Chris Linck et le bassiste Kalan Blehm. Ces deux derniers circulent de gauche à droite et inversement, malgré le peu d’espace qui leur est réservé. Percutants, les riffs sont gras et huileux. La frappe du drummer est métronomique. Très interactif avec son auditoire, Chris l’incite à former des circle pics. Et enthousiaste, elle s’exécute. Une gymnastique un peu folle et jouissive pour les jeunes amateurs du genre. La communion entre le groupe et la foule va durer 45 bonnes minutes. De quoi préparer idéalement le terrain pour la tête d’affiche… (Pour les photos, c’est ici)

Tous les intervenants sont masqués et ont enfilé des chemises, vestes ou sweaters (avec ou sans capuche) lorsqu’ils montent sur l’estrade, faciès qu’ils vont abandonner au bout de la deuxième compo pour arborer le maillot des Diables Rouges (NDR : en 1994, Rage Against The Machine avait fait de même lors du festival Torhout/Werchter). Même s’ils se relaient, les 4 MC’s resteront bien présents sur les planches durant tout le set. Un percussionniste est installé à gauche de l'estrade et un second drummer planté à droite, derrière une double batterie. Il est protégé par un paravent en plexiglas. Entre les 2 batteries, des platines sont disposées sur une table. Les interventions du synthé sont préenregistrées.

Look de rappeur, Charlie Scene est coiffé d’une casquette, chaussé de lunettes fumées et un bandana de couleur noire et blanche lui dissimule le visage. Il se consacre au chant. Le deuxième vocaliste, Danny, porte un masque de couleur or –une croix blanche imprimée sur la face droite– qui lui couvre les yeux. Capable de monter dans les aigus, sa voix est puissante. Celui du troisième, Johnny 3 Tears, est de teinte bleue et blanche, le chiffre trois mentionné sur la gauche. Il est orné d’un sigle bizarre à hauteur de la bouche. De ses yeux coule du sang. Sa voix est agressive. Celui de Da Kurlzz, le percussionniste, est blanc du côté droit et rouge sur la face gauche. Sa chevelure est hirsute. Il symbolise probablement Lucifer. Look de rapper, Funny Man, le drummer, en porte un sur lequel est gravé le sigle "L.A." devant. Un foulard de couleur brune enserre le visage de J-Dog. On dirait un bandit de grand chemin prêt à sévir au Far-West.

« Usual Suspects » ouvre le show sur les chapeaux de roues. La musique de évolue quelque part entre Run DMC, Beatsie Boys et Linkin Park. Un mix singulier entre hip hop, rapcore et métal qui vire, suivant les compos, dans l’un ou l’autre style. La spécificité du combo procède de l’éventail de voix. Elles sont judicieusement exploitées. Chaque vocaliste possède son timbre particulier, parfaitement identifiable. Et a son rôle à jouer. Les refrains sont accrocheurs et ne suscitent jamais l’ennui. Inattendu, mais point d’orgue de la soirée, 3 spectateurs grimpent sur le podium pour participer à l’interprétation de « Comin'In Hot ». L’un d’entre eux empoigne une gratte, le deuxième une basse et le troisième s’impose derrière un micro pour épauler les autres MC’s. L’ambiance est à son Hollywood Undead comble, et la sécurité ne chôme pas pour récupérer les surfeurs. Sur la toile, tendue en arrière-plan, on peut lire la phrase ‘Parental Advisory Explicit Content’. Tout est dit ! Partagé entre nouveau et ancien répertoire, la set list nous a réservé 17 morceaux. Encore une chouette soirée au cours de laquelle les artistes n’ont pas hésité à tomber le masque… (Pour les photos, c’est )

Setlist : « Usual Suspects », « Undead », « Tendencies », « Been To Hell », « Dead Bite », « Kill Everyone », « City », « Grazity », « War Child », « Comin'In  Hot », « 7 Nation/ Boston », « Bullet », « Party By Myself», « Another Way Out »,  « Day Of The Dead »

Rappel : « Everywhere I Go », « Hear Me Now ».

(Organisation Live Nation)

 

 

 

 

 





 

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