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De l’émotion à fleur de peau…

Écrit par Aida Sedai et Sébastien Leclercq - vendredi, 25 octobre 2013
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Holograms
Beursschouwburg
Bruxelles
25-10-2013

En ce tout début de congé de Toussaint, l’été indien joue les prolongations. La bonne humeur règne dans les rues de Bruxelles. Etudiants et touristes envahissent la ville. Mais c’est au cœur d’un endroit bien caché, le Beursschouwburg, que tout se passe ce soir. Sa superbe terrasse au cinquième étage offre une vue sur la Bourse et la rue Dansaert, ajoutant une belle note de convivialité…

Les Bollock Brothers ouvrent le bal. Les grandes frasques au placard. On retient le côté bon enfant et les souvenirs agréables des jeunes années de ce groupe. Une formation qui continue son parcours sans faire grand bruit. Il n’a jamais fait le buzz. C’est pas son truc. Un buzz, disparaît aussi vite qu’il n’apparaît… L’impression positive et accueillante se confirme au fur et à mesure que le set avance. Le petit tour d’horizon des singles (« Horror Movies », « Harley davidson of a bitch » et la reprise de « Pretty vacant » des Pistols) est un plaisir pour les oreilles. Autant de compos qui nous communiquent à nouveau des fourmillements dans les jambes. Et pas qu’à vos serviteurs, puisque le public commence à pogoter. Quel dommage que le service de sécurité n’ait pas été briefé sur le sujet (NDR : mais d’où sortaient-ils ??) Ces gros bras ont mis incompréhensiblement le holà sur une brochette endiablée, trop rapidement tuée dans l’œuf... Le line up du combo a subi quelques changements au fil du temps (NDR : suite notamment au décès du claviériste, Mark Humphries, en 2008). Mais finalement le band continue puiser aux sources du patrimoine écossais et irlandais. On a ainsi parfois l’impression d’être plongé dans l’ambiance d’un stade de football insulaire. D’ailleurs le leader Jock n’hésite pas à partager son stock de bières. Ou à nous vanter les mérites de notre équipe nationale, nous narrant sa rencontre avec Marc Wilmots lors du dernier match Belgique-Ecosse. Le kilt était de mise et seyait fort bien !

En deuxième partie de soirée, Holograms souffle un vent d’air frais dans une salle surchauffée. Des Suédois révoltés. Jeunes, très jeunes même. Une découverte pour Aida mais une confirmation pour Sébastien, qui n’avait pas hésité à plébisciter leur premier opus « Holograms », au quatrième rang de son top 20, pour 2012. Et le dernier né « Forever » devrait également y faire bonne figure. Une satisfaction d’assister enfin à un de leurs concerts, après deux annulations successives (NDR : à Dour le dimanche, et dans le cadre du Micro festival liégeois). On en a enfin des explications. Enfin, c’est ce que la rumeur colporte. Des difficultés financières. Un véhicule qui tombe en panne et reste bloqué plusieurs semaines en France. Des visas qu’on ne semble pas vouloir leur accorder pour effectuer une tournée aux States. Toute une série d’épreuves que le groupe a eue du mal à gérer. Le tout entraînant des conflits. Et puis, pas évident de trouver des solutions, quand on n’a plus un rond en poche.

Ce soir, ils sont enfin au rendez-vous. Le début de parcours est plutôt hésitant. Les nappes synthétiques ne parviennent pas à encore à se forger un caractère atmosphérique. Les réglages traînent en longueur. Et lorsque les balances sont enfin au point, le set en flèche, nous réservant quelques superbes envolées imprimées sur un rythme irrésistible. Holograms a le don de tirer parti des différents climats qu’il instaure au sein d’une même compo. Et de les faire vibrer. De nous faire vibrer. De les rendre homogènes sans qu’elles ne deviennent ni vraiment mélancoliques ni allègres. Tout n’est cependant pas parfait. Les vocaux sont intrigants. Parfois dérangeants. C’est ce qui nous autorise à penser que le groupe a encore une belle marge de progression. Néanmoins, l’énergie est communicative. C’est sans doute un paramètre que le groupe devrait davantage explorer. Enfin, je retiendrai surtout l’aspect émotionnel de leur prestation. Au cours de leur set, les 4 x 20 sont parvenus à faire passer leurs émotions. Et ça, c’est vraiment une performance…

Et si vous souhaitez jeter un coup d’œil à notre rubrique photos, c’est ici

 

 

 





 

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