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Écrit par Didier Deroissart - lundi, 25 janvier 2016
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Hozier
Forest National (Club)
Bruxelles
26-01-2016

Pour accueillir Rhodes et Hozier, Forest National a été aménagé en en mode 'Club'. Autrement dit, les balcons du second étage ont été condamnés ainsi que les latéraux du premier. Ce qui permet d’évaluer l’auditoire à plus ou moins 4 000 personnes. Au sein duquel on remarque la présence d’un public féminin conséquent. Faut dire que non seulement les deux artistes à l’affiche, ce soir, ont de belles voix, mais surtout des gueules d’anges…   

Rhodes est considéré comme la nouvelle étoile qui monte aux Iles Britanniques. Prénommé David, il est souvent comparé à feu Jeff Buckley ; mais également à Josef Salvat, George Ezra ou James Blake. Ce jeune musicien ne se contente pas de chanter, il compose également. Il vient de publier un premier elpee, « Wishes ».

Pas étonnant de voir qu'il passe en supporting act. Une toile noire est tendue en fond de scène, sur laquelle est mentionné en lettres blanches ‘Hozier'. Rhodes est seul sur les planches, armé de sa gratte électrique, pour un set de 30 minutes. Quoique d’apparence timide, il est manifestement habité par sa voix, une voix superbe, haut perchée, cristalline, angélique, atmosphérique qu’il module au fil de ses émotions. « Run » est découpé dans des arpèges de gratte. Dommage cette absence de piano. Et d’arrangements de cordes. Tout comme celle de Birdy aux backing vocaux pour la ballade romantique « Let It All Go ». M’enfin, quoique minimalistes, ces deux versions ne manquent quand même pas de charme… (Pour les photos c’est ici)

Agé de 24 printemps, Andrew Hozier-Byrne a été biberonné par la soul, le jazz et le blues, et tout particulièrement par ce qu’il y a de plus sombre et profond entre Chicago et le Delta du Mississippi. Son single, « Take Me to Church » (14 millions de vues), a fait le buzz sur le net et lui a permis de se faire connaître sur la scène internationale.

Chanteur/compositeur, ce multi-instrumentiste est originaire du Comté de Wicklow (NDR : c’est en République d’Irlande). Eponyme, son premier album est paru en octobre 2014, une œuvre empreinte d’une grande sensibilité.

Une batterie imposante trône sur une estrade. Hozier se plante juste devant. Outre le drummer, le backing group implique deux choristes (une Texane et une Insulaire), une claviériste/guitariste, un autre gratteur, un bassiste, et une violoncelliste.

A 21h00 pile, les musicos grimpent sur le podium. Mais Hozier interprète « Like Real People Do » en solo, en s’accompagnant à la six cordes. Des spots blues se focalisent sur l’artiste. On est immédiatement embarqué dans le delta. Le canot navigue sur le Mississippi. Pas d'alligators en vue, cependant. La voix d’Andrew Hozier est sableuse, rocailleuse même. Déjà aux anges, l’auditoire applaudit chaleureusement. Tous les musiciens s’investissent pour « Angel Of Small Death And the Codeine Scene » ; et bien évidemment, teinté de gospel et de r&b ce morceau prend alors une toute autre dimension.

Plus nerveux, « From Eden » est dynamisé par les interventions du drummer. Assis, le public commence à ce lever et s’anime quelque peu. Le violoncelle –sensé apporter la touche de romantisme– s’enflamme. Et le public également. Normal, puisque la compo adopte un profil plus rock et sauvage.

Hozier change de gratte pour attaquer « Jackie And Wilson ». Celle du second guitariste intensifie le climat. Les riffs crépitent et la pression monte d'un cran. Hozier invite l’auditoire à reprendre ses incantations vaudou. « To Be Alone » est un autre blues décapant, au cours duquel la six cordes s’emballe. Un peu dans l’esprit de Joe Bonamassa. Elle échange alors un duo avec le violoncelle alto, pour le titre soul « Someone New ». Une véritable tuerie ! Reprise des Fab Four, « Blackbird », marque un bref retour au calme, même si les accords de guitare sont funkysants. « It Will Come Back » est un autre blues électrique, enrichi par les interventions de la violoncelliste.

Et elle prête sa voix à « In A Week », un blues crapuleux qui projette dans votre esprit des images de plaines sauvages à l’Ouest des States. A cet instant l’interactivité entre le groupe et la foule est totale, et le public féminin semble ravi. Chœurs, piano Hammond et percus dynamiques alimentent « Arsonist's Lullabye ». Tout au long de ce titre, le light show est agressif. Après « Sedated », « Take Me To The Church » clôt le concert. Un moment très attendu par l’auditoire (Pour les photos, c’est ).

Lors du rappel, Hozier revient en solitaire interpréter « Cherry Wine ». Il a troqué sa gratte électrique contre une semi-acoustique. On est replongé brutalement dans le Delta. Les smartphones s’allument. Un moment à nouveau empreint de magie. Et le band est au complet pour assurer le dernier morceau, « Work Song ». Ce soir on a vécu deux superbes concerts…

(Organisation : Live Nation)

 

 

 

 

 

 





 

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