Les Nuits Plasma 2017 : la programmation (update 23/10/2017)

L’édition 2017 des Nuits Plasma se déroulera ...Lire la suite...

Butterscotch Hawaiian reste dans les parages

Ce 13 novembre paraîtra le nouveau titre de Butterscotch ...Lire la suite...

Les dingues et les paumés étaient au rendez-vous

Écrit par Linda Vanden Bemden - vendredi, 07 octobre 2011
Image
Hubert-Félix Thiéfaine
Cirque Royal
Bruxelles
08-10-2011

Cinq ans après sa tournée ‘Scandale Mélancolique’, qui passait par l’AB, HFT était de retour à Bruxelles, au Cirque Royal très exactement, ce samedi 8 octobre 2011, pour un ‘Supplément de Mensonges’ que nous aurons vite fait de lui pardonner.

Et ce n’est donc pas l’heure de retard pour problème technique qui va changer grand-chose à la donne. Le bar a tourné un peu plus qu’à l’accoutumée et faute d’autorisation de fumer –légale ou illégale– dans l’enceinte du Cirque –oui, même pour Thiéfaine !– le public a animé de sa présence les rues avoisinantes histoire de tuer l’attente, en ce début de soirée. Les fidèles les plus fervents n’ont quant à eux pas quitté leur siège, des fois que !

21h00 précises, les musiciens s’installent : Marc Perrier à la basse, Alice Botté à la guitare, Christopher Board (ça ne s’invente pas !) aux claviers et Jean-Philippe Fanfant, à la batterie. Et l’homo sapiens à l’honneur apparaît comme si nous l’avions quitté hier, dans son jeans noir et sa chemise blanche, rehaussée d’une cravate désaccordée.

Dans une salle pleine à craquer, Hubert-Félix Thiéfaine démarre son set par « Annihilation » l’inédit glissé dans le « Best-hier » de 2009. Il fallait y penser. Le son des premières minutes n’est pas bon, mais les esprits sont ailleurs, à l’affût de la prestation si rare du bonhomme sur nos terres.

La moitié de l’album « Suppléments de mensonge » est passée en revue dont, en ouverture, « Fièvre résurrectionnelle », annoncée par les salutations d’usage puis une citation d’Aloysius Bertrand : ‘Et le soleil ouvrit ses cils d’or sur le chaos des mondes’. S’ensuivent « Infinitives voiles » et « Petit matin 4.10 heure d’été », compos entrecoupées des incontournables que sont « Lorelei sébasto cha » et « Soleil cherche futur ».

Entre les morceaux, le ton est à l’humour léger, HFT se défendant de faire l’apologie de la drogue en défiant quiconque de se shooter avec une amanite phalloïde… repris en chœur par le public et suivi du blues ensorcelé de « Solexine & Ganja », de « 113e cigarette » et d’un « Narcisse » taillé dans le rock. Très scolairement, il nous explique aussi qu’après avoir ôté tous les titres parlant de sexe, de drogue ou de Dieu, ne restaient au final que 12 minutes de spectacle. Cqfd.

La confidence est au rendez-vous pour « L’étranger dans la glace », écrit en souvenir de cet ami souffrant de la maladie d’Alzheimer.

Sur scène, ses déhanchés suggestifs et son aplomb rendraient presque jaloux, tous les quadras/quinquas de la salle, rêvant secrètement d’avoir encore son énergie au même âge et balaient d’un même coup les jérémiades des grands déçus qui ne sentent plus Thiéfaine habité par ses morceaux comme il a pu l’être.

Mention spéciale pour « Le chant du fou », chuchoté dans un silence clérical sur le ton rauque de ceux qui ont connu un autre ailleurs, dans un déplacement théâtral achevé par une généreuse carte blanche aux musiciens. 

Le concert se termine par « Alligator 427 », dans la lourdeur délectable des instruments et des volutes bleues qui se forment dans la salle. Chapeau bas aux musiciens, et plus spécialement à Alice Botté, qui, en plus d’avoir une guitare dans les mains et dans le ventre, remercie chaleureusement le public pour sa présence et son enthousiasme.

Et déjà, l’heure des rappels, dont « La fille du coupeur de joints », repris en chœur par un public un peu foufou, certains se prenant pour des chefs d’orchestre d’un soir faisant balancer de droite à gauche leur long bras, d’autres improvisant une espèce de jerk démantelé sur ce classique sautillant…

Après deux bonnes heures de concert, le bistrot ferme définitivement ses portes sur « Lobotomie sporting club », et ces deux derniers mots sans appel : fin programmée.

Si, comme annoncé, cette tournée devait être l’ultime, le bourdon de ce dernier concert risque de résonner longtemps encore au clocher de nos nostalgies…

Set list :

Annihilation
Fièvre résurrectionnelle
Lorelei sébasto cha
Soleil cherche futur
Infinitives voiles
Petit matin 4.10 heure d’été
Le chant du fou
Confession d’un never been
Les dingues et les paumés
L’étranger dans la glace
Sweet amanite
Solexine et Ganja
113e cigarette
Narcisse
Garbo XW Machine
Mathématiques souterraines
Ta vamp orchidoclaste
La ruelle des morts
Alligators 427

R1 Les ombres du soir
R2 La fille du coupeur de joints
R3 Lobotomie sporting club

 





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement