Butterscotch Hawaiian reste dans les parages

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Après Hyphen Hyphen, bonjour les acouphènes !

Écrit par Didier Deroissart - samedi, 19 novembre 2016
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Hyphen Hyphen
Ancienne Belgique
Bruxelles
19-11-2016

Ce vendredi 19 novembre, l’Ancienne Belgique accueille la formation niçoise Hyphen Hyphen et en supporting act, le Belge qui monte, Konoba. Avant d’arriver à destination, on traverse l’esplanade de la Bourse, où se déroulent les préparatifs pour le Marché de Noël. Et ils sont bien avancés…

Hyphen Hyphen (NDR : mot anglais, Hyphen se traduit en français par trait d’union) nous vient donc de la Côte d’Azur. Groupe de dance/pop, il fait actuellement le buzz. Les musiciens affichent une moyenne d’âge de 22 printemps. Ils comptent plus de 200 concerts à leur actif. Le line up réunit le drummer Zak, la bassiste Line, la guitariste/claviériste Puss et la chanteuse –c’est la blonde– Santa.

La foule est multi générationnelle. La salle est sold out.

Raphaël Esterhazy avait quitté la Belgique, pour rejoindre la Grande-Bretagne, afin d’y poursuivre des études musicales. Il n’avait alors que 19 printemps. Il y restera cinq ans. Là-bas, il produit quelques artistes et puis enregistre 3 Eps. De retour au pays, il décide de monter un véritable groupe : Konoba. Nous sommes alors en 2014. De clips video en Eps, le band est sur la lancée. Et il devrait publier son premier album d’ici quelques semaines.

Outre le chanteur Raphaël Esterhazy, le line up de Konoba implique aujourd’hui, le guitariste/claviériste Maxime Simon (Solkins, Whylanders), dont la moustache imposante est à faire pâlir de jalousie les acteurs des Brigades du Tigre, ainsi que le préposé à la basse et aux synthés, Maxime Honhon (NDR: un autre Solkins). Et puis un drummer ; un barbu ! Ces trois derniers ont enfilé des chemises de couleur lilas. Raphaël a opté, de son côté, pour une autre de couleur blanche, de type officier, enrichie de motifs rouges. Raphaël signale en anglais qu'il est ému de se produire sur les planches de l’AB. La première fois comme artiste. Et qu’adolescent, il s’y été déplacé pour y voir des groupes mythiques. Même si l’auditoire est entièrement acquis à la cause d’Hyphen Hyphen, la formation est chaleureusement applaudie. Elle va, en outre, proposer quelques titres du futur opus. Dont « Smoke & Mirrors » et le titre maître. Les deux claviéristes sont aux commandes. Raphaël tapote sur sa machine. Il se déhanche et se balance. Atmosphérique, sa voix navigue quelque part entre celle de Joe Newman (Alt-J), Beck et Gotye. Raphaël appuie ses inflexions, en montrant du poing, afin d’afficher sa détermination face à l'assemblée.

« I'M A Wolf », c'est le nouveau single qui annonce l'album. C'est l'histoire d'un homme et d'une femme, faits l'un pour l'autre, qui se croisent parfois mais ne se rencontrent jamais. Big moustache empoigne une 6 cordes, Raphaël siège derrière les ivoires, la machine est placée derrière lui. Le refrain se distingue par une polyphonie vocale à 4 voix. Superbe ! Le band n’en oublie pas le single « Love », chanson qui squatte les ondes radiophoniques. A la fin du morceau, Raphaël invite le public à participer et libérer un peu de chaleur humaine. Ce sera le moment câlin. Les artistes rejoignent alors la fosse et une grande chaîne de l'amitié se forme pendant quelques minutes.  

« L'Indifférence », c’est le seul morceau interprété dans la langue de Voltaire. Il y a un petit problème à la table de mixage. Des infra-basses sont venues dérégler le bel équilibre sonore. « On Our Knees » clôt le set, une chanson lente et douce…

Konoba revient au même endroit, pour deux soirées. Tout d’abord le 21 janvier 2017, à l’ABClub (c’est complet), puis le 27 du même mois à l’ABBox. La voie du succès est toute tracée. Espérons simplement que le combo ne doive plus dépendre de l’ingé son d'Hyphen Hyphen…

Le concert d’Hyphen Hypen démarre plutôt bien. Petit souci quand même, le volume sonore est trop élevé. Le recours aux bouchons de protection s’impose. Mais lorsque les infra-basses font leur apparition, votre serviteur commence par faire de la résistance. Malheureusement, au bout d’une demi-heure, il doit battre en retraite. Près de la table de mixage. C’est pire. A l’étage, c’est pareil. En fait, le son n’est pas bon. A croire que le préposé au mixing est sourd ou alors, il a laissé le réglage de ses curseurs en mode festival. Envoyer la sauce, c’est bien ; mais faut aussi protéger quelque peu ses tympans. Sinon, bonjour les acouphènes ! Le quatuor a recours aux bandes préenregistrées et même en play-back pour les backing vocals. Pas vraiment très respectueux des spectateurs qui ont déboursé 25 € pour voir et écouter le groupe en ‘live’. D’autant plus que le son est un véritable massacre. Alors scandale ou arnaque ? Au bout de 45 minutes, votre serviteur vide les lieux. Heureusement que Konoba était en première partie ; et il a, quelque part, sauvé ma soiré.

(Organisation : AB et Progress Booking)

Pour les photos, c'est ici





 
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