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Shoegazing ferroviaire...

Écrit par Grégory Escouflaire - mardi, 03 octobre 2006
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iLiKETRAiNS
Botanique
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'J'aime les trains'… Si les cinq jeunes hommes qui montent sur la scène de la rotonde sont endimanchés comme des contrôleurs de la British Rail en goguette à Bruxelles, c'est parce qu'ils 'aiment les trains', comme nos vaches bleu blanc belge. Sauf qu'ici nous les regardons passer, en ruminant nos vieux souvenirs de 'shoegazing' et de Joy Division.

iLiKETRAiNS est un nouveau groupe à la mode, qui devrait faire parler de lui ces prochaines semaines. Il y a de l'Interpol (la voix, théâtrale, profonde), du Ride, du Cousteau chez ces cinq barbus (moins 1) au poil à peine pubère, qui parlent dans leurs chansons de figures historiques de la grande Angleterre. Il y a le Capitaine Scott, parti à la découverte de l'Antarctique en 1912 (« Terra Nova »), Bobby Fischer, champion du monde aux échecs pendant la Guerre Froide (« A Rook House For Bobby »), Richard Beeching, l'ex-président de la British Railways Board (« The Beeching Report ») ou encore « Spencer Perceval » (l'un des deux inédits de ce live), le seul premier Ministre anglais à s'être fait assassiner, en 1812… iLiKETRAiNS serait-il un groupe de jeunes licenciés en histoire, qui profitent du rock pour enseigner leur savoir pompeux à la masse boutonneuse ?

Mieux qu'un cours poussiéreux donné par une vieille rombière à la bouche pâteuse, le disque de ces cinq Britanniques assoiffés de savoir divertit donc le quidam rock tout en l'instruisant. En 'live' il en résulte un condensé de rock vaporeux toutes guitares dehors, à peine ragaillardi par une voix spectrale qui rappelle comme d'hab' celle de feu Ian Curtis. Huit titres (l'intégrale du mini-album « Progress – Reform », excepté « No Military Parade », et deux inédits), à peine une petite heure de concert : il n'en faut pourtant pas davantage au quintet pour récolter de francs applaudissements. Le signe avant-coureur d'un buzz qui ne devrait qu'enfler. 'Si on s'appelle iLiKETRAiNS, c'est parce qu'en Angleterre personne ne prend le train, et c'est bien dommage', bredouillera Guy Bannister (guitare, synthés) en vendant quelques disques dans le couloir du Bota.

Chez eux les kids leur demandent où acheter l'uniforme de la British Rail. Mais on ne sait pas si la vente de Go Pass a connu ces temps-ci un 'revival' économique .Le 'shoegazing', si, et c'est tant mieux pour les fans de riffs qui durent et crapahutent. Dommage qu'une fois mis sur ces rails (déjà tant de fois empruntés…), iLiKETRAiNS ne dévie pas d'un pouce : 8 titres, certes, mais huit titres qui sonnent comme un seul, à la vigueur interchangeable… C'est ainsi, quand on prend les transports en commun : ça roule peut-être vite, mais c'est vite monotone. 'La prochaine hype en provenance de Leeds arrivera à la voie 11 à 22h12'. Ah m…, il est 22h13 ! Bah, tant pis, on prendra la prochaine !

 





 

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