˛

Spectrale
Metal/Prog/Noise
Les Acteurs de l’Ombre
...Lire la suite...

Garciaphone, mangeur de ręve…

C’est ce 10 novembre que paraît le deuxième ...Lire la suite...

Daydream...

Écrit par Grégory Escouflaire - dimanche, 15 février 2004
Image
I Monster
Botanique
{jumi [includes/jumies/fp_intro.php]}

I Monster, c’est du délire gothico-pop sur fond d’électro rétro-futuriste, avec la distance qu’il faut pour en rire, et les mélodies sucrées pour pouvoir fredonner. Dean Honer et Jarrod Gosling, les deux cerveaux dérangés qui se cachent derrière I Monster, viennent de Sheffield, terre promise de Warp, The Human League et Cabaret Voltaire. La différence chez ces fossoyeurs du rythme mécanique, dont l’inspiration prend racine là où d’autres travaillèrent à la chaîne, c’est que les deux zigues d’I Monster voient davantage la vie en rose, surtout après avoir fumé d’énormes spliffs. Leur musique bric-à-brac pourrait ainsi être taxée de « növö psychédélisme » qu’on applaudirait de nos mains moites, un sourire idiot aux lèvres. Parce qu’il est vrai qu’en écoutant ce « Neveroddoreven », on voit parfois des trucs bizarres, en plus d’en entendre.

Sur scène, l’imagination est forcément tenue en laisse, puisque voir des types jouer leur musique réduit de moitié le mystère qu’on pouvait ressentir à les écouter sur disque. Accompagnés des Lovers, deux Frenchy amants dans la vie (d’où leur nom), Honer et Gosling prennent leur temps pour distiller leurs ambiances de série Z… Même qu’au début tout le monde reste assis, d’abord parce que la rotonde se prête à l’écoute lascive, ensuite parce qu’il faut bien le dire, c’est un peu mou du genou. Mais dès que les deux Anglais, chacun à leur tour, entonnent « Hey Mrs. » et « Everyone’s a Loser » à travers leur inséparable vocoder, le public se lève et tape du pied en chœur. L’ambiance est tellement sympa qu’Honer et Gosling les rejoueront en (second) rappel, parce qu’ils « n’ont pas bien répété toutes les chansons et qu’ils ne savent donc pas en faire d’autres » (dixit Fred, le guitariste de Navarre). Sinon Marianne, la copine de Fred, était plutôt mignonne dans ses bas-résille. Sa jolie voix mutine nous aura même fait apprécier un titre comme « Who Is She ? », qui sur l’album agace par son côté « musique de l’espace chantée par Jay-Jay Johanson » (hips). Et puis que serait I Monster sans les Wallace Collection ? C’est « Daydream In Blue », joué en rappel sur le ton du murmure (Marianne, encore), qui leur valut tous les honneurs. Or, ce tube est d’abord un tube belge. Autrement dit : sans nous, I Monster n’existerait pas. Même Fred, un Français, remercia la Belgique pour la « culture française ». Parce que comme il le dit, la culture française, c’est « 50% de culture belge ». Rien que pour ça, on les aime bien, ces types. La prochaine fois, on leur fera écouter « Ca plane pour moi »… Sûr qu’avec leur goût du kitsch savamment dosé, ils décideront d’en faire un de leurs nouveaux tubes. C’est fou quand même, « comme on est trop modeste ».

 

 

 





 

Qui est en ligne

MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement