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Un grain soul irrésistible dans la voix…

Écrit par Didier Deroissart - dimanche, 12 octobre 2014
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Irma
Botanique (Orangerie)
Bruxelles
13-10-2014

La première fois que j’ai entendu parler d’Irma Pany, c'était en 2011. Elle venait de poster son futur tube « I Know », sur la toile. Les internautes lui ont ensuite fait confiance et ont financé son premier album, « Letter To The Lord », via la plateforme participative 'My Major Company'. Et l’elpee est rapidement devenu disque de platine. Son premier concert, elle l’accorde à l’Ancienne Belgique, en première partie de Stromae. Coiffée d’un bonnet, armée d’une sèche, et tirant parti d’une loop machine, elle s’y produit en solitaire. Et tout en démontrant déjà son immense talent, sa superbe voix fait déjà la différence. Quelques mois plus tard, elle foule les planches de l’Orangerie, devant un auditoire sold out, pour y livrer un set empreint d’une grande sensibilité.

Irma est depuis soutenue par un backing group. Elle se charge du chant, de la sèche et des percus. Des percussions auxquelles se consacre entièrement Claire Pastor. Le line up est complété par le drummer Nicolas Dacunha, la bassiste Elise Blanchard, le guitariste Gautier Vizioz ainsi que Nicolas Liesnard au piano et synthétiseurs. Agée de 26 printemps, la Camerounaise possède un grain soul particulièrement émouvant dans la voix. Et difficile de ne pas y succomber. Sur les planches, sa frêle silhouette et son instrument font littéralement corps. Que ce soit la guitare, le piano ou les percus, qu’elle alterne avec le même bonheur. Son second album « Faces », est paru début juin. Elle l’a enregistré aux States. Elle est donc venue le défendre. L'Orangerie du Botanique est en configuration assise comme il y a deux jours pour Adam Cohen.

L’estrade est complètement dégagée au centre. A gauche sont concentrés la bassiste (également préposée aux synthés), le guitariste, et sur une estrade, la percussionniste. A l'extrême droite, le drummer jouit d’un emplacement de choix, sur un petit podium. A ses pieds, s’est installé le claviériste. Le concert va débuter. La scène est balayée d’un light show aux couleurs jaunes/orangées. Manifestement, un événement va se produire. Effectivement, Irma déboule depuis de fond du décor, alors inondé de lumière. Elle a abandonné son bonnet, mais pas sa six cordes. Elle entame le set par le single qui a précédé la sortie de son dernier opus, « Hear Me Out ». Sa voix est douce, enchanteresse. Progressivement, elle l’amplifie avant de lui donner toute sa puissance, sous un tonnerre d’acclamations. Je suis déjà conquis. Et j’en attrape déjà des frissons partout. Première constatation, les percussions ont pris une plus grande place dans l’expression sonore, communiquant davantage de couleurs aux compos. « Letter To The Lord » et « Their Truth » ne manquent pas de charme. Irma demande de balancer les épaules et de se les tenir. Pas évident quand on tien un appareil photo en main. Mais on se plie au jeu. Le public et l’artiste sont entrés en parfaite communion. Et elle sera permanente. Pour « Save Me », elle a empoigné une mandoline, un r&b qui ne manque pas de groove. Les cordes acoustiques guident « Where Do You Go ». Une formule qui a fait son succès. Et qu’elle exploite ici, à fond.

Percus et applaudissements accompagnent la voix d’Irma tout au long de « Watching Crap On Tv ». Elle en profite pour retrouver toute la magie des sonorités de sa loop machine. Et on se délecte des « Street Lights », « Ain't Easy » et « Everything Comes And Goes ». « Trouble Maker » rend un hommage appuyé à Michael Jackson. Elle ose un pas de danse qui devient presque envoûtant. On a envie de la rejoindre, mais c’est interdit. Elle nous réserve une autre reprise, mais de Justin Timberlake, toujours aussi dansante. Pour « Love Me », elle participe activement aux percussions. Et la belle va même au charbon. Chaleureux, l’auditoire l’accompagne en tapant dans les mains. Une envie irrésistible de quitter son siège vous envahit, mais la sécurité veille au grain. Les consignes sont strictes. Restez assis, vous pouvez vous agiter, mais modérément. Elle n’oublie pas son hit « I Know », qui lui a permis de faire sa place sur la scène musicale. « Catch The Wind » n'est pas une reprise de Donovan. Ou je me trompe. Mais c’est surtout une chanson qui incite au recueillement. En fermant les yeux, on entre dans le monde du rêve…

« Unconditional » constitue le dernier titre du concert. Enfin, celui pour lequel elle est soutenue par ses musicos. Car elle revient pour un petit rappel, mais en solitaire. Elle s’assied sur le bord de l’estrade pour interpréter « End Of The Story ». Bouleversant ! Et nous réserve une version acoustique, empreinte de tendresse, d’« I Know ». Votre serviteur a passé deux soirées d'exception en trois jours dans cette Orangerie en configuration assise : Adam Cohen et Irma. Deux artistes talentueux, mais qui sont demeurés humbles. Et qui respectent leur public…

(Organisation : Botanique)





 

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