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En chef d’orchestre…

Écrit par Béber - lundi, 03 juin 2013
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Iron & Wine
Cirque Royal
Bruxelles
03-06-2013

Ce lundi 3 juin, le Cirque Royal accueillait un concert très attendu en cette fin d’année scolaire. Celui d’Iron & Wine. On espérait donc conclure cette saison sur une bonne note afin de se préparer à celle des festivals d’été qui s’annonce, comme les années précédentes, riche et longue. En outre, on était curieux de découvrir la transposition du nouvel opus de Sam Beam, en live. Un disque au cours duquel il n’a pas hésité à sortir des sentiers battus du folk, qui balisent pourtant son parcours, depuis maintenant une bonne dizaine d’années.

Avant de passer aux choses sérieuses, place à This is the Kit. Une formation insulaire drivée par Kate Stables. La jeune Anglaise monte sur l’estrade flanquée de deux autres demoiselles préposées à la basse et au xylophone ainsi qu’un drummer. Le set ne durera qu’une demi-heure. Période au cours de laquelle, le band va dispenser un folk empreint de grâce et de douceur, mais un peu trop monotone à  mon goût. Pourtant, l’artiste respire la bonne humeur et semble heureuse d’être là. Dommage que sa musique ne corresponde pas à son état d’esprit… 

Les choses sérieuses commencent enfin vers 21h00. Tous les sièges du Cirque Royal ne sont pas occupés, mais le public présent semble concentré sur le sujet. Et le silence qui va régner durant la quasi-intégralité du concert en est certainement la plus belle démonstration. Pour mettre en scène « Ghost on Ghost », Sam Beam n’a pas lésiné sur les moyens, puisqu’il est accompagné de 12 musicos, sur les planches. Une section de cuivres. Une autre de cordes. Des chœurs féminins, un batteur, un bassiste et un claviériste complétant le line up. Sam s’installe au milieu du podium. Barbu, il est vêtu d’un costar. Ce soir, il servira de chef d’orchestre. Première impression, le spectacle est très soigné, à la limite du guindé. Sam Beam et sa troupe interprètent les plages du dernier opus. Nous sommes alors très loin du folk originel d’Iron & Wine. L’atmosphère générale tourne régulièrement au jazz. Faut dire que les solos de cuivres, accentuent clairement cette empreinte. L’ensemble est parfaitement maîtrisé. Difficile de faire plus classe. Et quand il attaque enfin son répertoire plus ancien, il est toujours soutenu par ses acolytes. Il nous réserve alors notamment une version alternative de « Jezebel »…

Néanmoins, pour être honnête, ce ne sont pas les parties les plus instrumentales qui ont le plus séduit les spectateurs. Mais plutôt lorsque Beam, armé de sa gratte acoustique, a affronté le public en solitaire, pour interpréter trois titres, dont le splendide « Upward over the Mountain ». A vous flanquer des frissons partout. C’est aussi durant ce laps de temps qu’on a pu le mieux savourer le talent de songwriting et la voix de l’Américain.

Ce soir, Sam Beam a démontré qu’il était capable de se renouveler. Et qu’il était à l’aise sur tous les terrains. Néanmoins, c’est sous le format le plus minimaliste, qu’il parvient à communiquer le mieux ses émotions…  (voir notre section photos ici)

(Organisation Botanique)

 





 

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