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Les ‘metamathiques’ sonores de John Foxx

Écrit par Philippe Blackmarquis - vendredi, 24 février 2012
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John Foxx & The Maths
Stadsfeestzaal
Aarschot
25-02-2012

John Foxx, pionnier de la musique électronique (synth-pop/new-wave), d'abord au sein de son groupe Ultravox (1977-79) et ensuite en solo, avait dû annuler sa prestation au festival Sinner's Day, prévue à Hasselt, en octobre dernier. A toute chose malheur est bon: il est donc venu à Aarschot pour un concert unique, un concert gratuit pour celles et ceux qui s’étaient déplacés au Sinner's Day: une bonne initiative! Il y a donc largement plus d’un millier de personnes, signe du puissant revival new-wave qui fleurit, depuis quelque temps, au Nord du pays.

Tout au long de ce concert, on sera bercé par une musique chaude, analogique, façonnée par des instruments ‘vintage’ ARP, Korg ou Moog. John est accompagné de son nouveau comparse, Ben ‘Benge’ Edwards, le ‘magicien des synthés’, mais aussi de deux jeunes chanteuses multi-instrumentistes et artistes à part entière: Serafina Steer et Hannah Peel. Cette dernière figure d'ailleurs à l'affiche des Nuits Botaniques en mai prochain, où elle se produira en première partie de Lisa Germano. Coiffée de longs cheveux auburn, Hannah se charge du violon. Un violon aux accords lancinants. Et sur les planches, elle impressionne.  

Debout derrière le clavier qui lui permet de contrôler son vocodeur polyphonique, John Foxx est concentré et dégage une forte énergie. Sa voix est claire et puissante et il n'éprouve aucune difficulté à reproduire même les notes les plus élevées. Derrière lui, ‘Benge’ Edwards joue très peu de synthé ; ce qui est un peu dommage, mais frappe avec conviction sur un drum-kit Simmons des années '80. Derrière lui, les vidéos des chansons sont projetées sur un écran.

La setlist fait la part belle à "Metamatic", le chef-d’œuvre enregistré par John en 1980, mais aussi à "Systems Of Romance", le 3ème album d'Ultravox, qui contient le premier morceau synth-pop/new-wave de l'histoire du rock: "Hiroshima Mon Amour". L'interprétation de ce morceau en live est parfaite et touchante. Mais quand le groupe joue les plages d'"Interplay", sorti l'an dernier, on mesure à quel point la musique de John est moderne et ancrée dans notre époque. "Shatterproof" concède des accents EBM, voire techno et "Catwalk" est dansant à souhait.

John Foxx clôture son set par le très romantique "Just A Moment", un morceau auquel le célèbre "Vienna" d'Ultravox de Midge Ure doit beaucoup. Un bel euphémisme ! Le groupe se retire et revient pour "The Good Shadow", une ballade issue du dernier cd ; et, enfin, pour la compo que la plupart des spectateurs attendaient: le sublime "Underpass" (à voir ici en vidéo: http://www.youtube.com/watch?v=Rimb6fZgZr0). Toute la puissance du célèbre riff de synthé résonne dans la salle ; et le public, conquis, est aux anges. Un point d'orgue idéal pour un concert qui a tenu toutes ses promesses...

Setlist: 1 - Shatterproof; 2 - He's A Liquid; 3 - No One Driving; 4 - Running Man; 5 - The Shadow Of My Former Self; 6 - Hiroshima Mon Amour; 7 - A New Kind Of Man; 8 - Dislocation; 9 - Interplay; 10 - Catwalk; 11 - Summerland; 12 - Just A Moment; Encore: 13 - The Good Shadow; 14 - Underpass.

Pour être complet, précisons que la première partie a été assurée par De Brassers, un groupe de post-punk limbourgeois qui avait récolté un succès local au début des années '80, en dispensant une musique très inspirée par Joy Division.

(Organisation: Sinner's Day)





 
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