²

Spectrale
Metal/Prog/Noise
Les Acteurs de l’Ombre
...Lire la suite...

Un box pour Alan Parson Project

Dans le cadre du 35ème anniversaire du chef ...Lire la suite...

Sans grand relief…

Écrit par Didier Deroissart - mardi, 03 novembre 2015
Image
Jozef Salvat
Botanique (Rotonde)
Bruxelles
04-11-2015

Après avoir accordé un premier concert, en mars dernier, à la Rotonde du Botanique, Jozef Salvat est programmé à l’Orangerie. Progression logique pour cet Australien dont le succès est croissant. Et pourtant, au départ, il devait se produire au Bar à Chicons. Mais vu l’engouement pour ce spectacle, une salle mieux adaptée était vraiment nécessaire, même s’il ne manquait que quelques spectateurs pour qu’elle soit sold out. Il est venu défendre son premier elpee, « Night Swim », paru ce 23 octobre 2015.

Le supporting act est assuré par Two Kids On Holiday, un trio issu de la Cité Ardente. Enfin, sur les planches ; car en studio, le line up est réduit à un duo. C’est-à-dire le drummer/chanteur Gil Chevigné et le chanteur/claviériste Julian Arlia. Le troisième larron n’est autre que Romain Cruppa, également impliqué dans un autre groupe issu de la Cité Ardente, Leaf House. Les artistes hébergés au sein du collectif Jaune/Orange n’hésitent pas à s’entraider ou apporter leur collaboration, c’est connu. Pas beaucoup de place pour le matos des 3 Liégeois. Ils s’installent donc en triangle, à l’instar de BRNS. Ce qui permet de resserrer les liens entre les différents musicos. Il s’agit du dernier concert accordé sous la forme d’un trio (NDR : Gil l’a annoncé sur son Facebook). Mister Alex est derrière les manettes. Donc le son sera nickel !

Depuis que les White Stripes et The Black Box Revelation ont pérennisé la formule guitare/batterie, de nombreux duos ont adopté un même principe. Mais des duos qui optent pour la combinaison batterie/synthé, c’est plus rare. Hormis Cats On Trees, je n’en connais guère d’autres.

« Aloha » sert de mot de bienvenue. Un mot hawaïen qui se traduit par affection, amour, compassion, pitié, au revoir ou bonjour. On comprend mieux pourquoi de petits palmiers (NDR : en plastique) entourent le drummer. Les harmonies vocales conjuguées par les trois musicos sont remarquables. Une compo pop à la mélodie sucrée caractérisée par des accords de gratte lo fi, des interventions subtiles de claviers et des bruits de clochettes. « Future Is Bright » est un morceau destiné à séduire le public féminin. Faut dire que la voix de Romain est très susceptible de faire chavirer le cœur des filles. « The Leaves Are Falling » vous incite à esquisser quelques pas de danse ; mais il y a peut-être un peu trop de monde pour pouvoir s'extérioriser. « Pirate » est dynamisé par des beats électro. Et si « Sunset » rencontre l’assentiment général de l’auditoire, c’est surtout « The Waves » qui se révélera le titre le plus ravageur du set.

A 21 heures pétantes, Jozef Salvat grimpe sur l’estrade. Son regard est perçant. Son nez effilé. Il rejoint son backing group déjà en place. Et la troupe entame les hostilités par « Night Swim », le titre éponyme du premier elpee. Les accords de gratte son limpides. Jozef ferme les yeux, comme s’il voulait s’évader dans un monde de rêves…

« Paradise » (Le Paradis Nous Trouvera) est davantage électro. Si les déplacements sur les planches de Jozef sont parfaitement exécutés, sa chorégraphie semble très inspirée de Michael Jackson. Son chant est clair. Son timbre chaud. Ses intonations sont irréprochables. Une voix empreinte d’émotion, qui émeut surtout la sensibilité féminine. Jozef remercie le public. Il est content d’être là aujourd’hui et le signale. Nonobstant son refrain entraînant, « Constant Runners  » ne parvient pas à accrocher. Il attaque « Secret » et « In The Audience », au piano. C’est mieux, mais pas encore transcendant. Sa reprise du « Diamonds » (NDR : elle figure sur l’Ep « In My Time ») de Rihanna est magistrale. Bien mieux que la version originale. Un bon point ! Les trois musicos qui accompagnent Salvat sont excellents. Mais définitivement, je ne parviens pas à me plonger dans le climat du set. Sans grand relief, il faut le reconnaître. En fait, le problème procède de la construction des compositions. Elles adoptent presque toutes un même schéma. Ce qui rend le concert monotone. D’autant plus que les chansons manquent cruellement de punch. Il y aura bien un rappel de trois morceaux, pour un show qui aura duré en tout 70 minutes ; mais franchement, ce soir, hormis lors de la prestation accordée par TKOH, votre serviteur s’est fermement ennuyé. 

(Organisation: Botanique)





 
MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement