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Kadavar exquis…

Écrit par Arthur Bouttee - jeudi, 10 novembre 2016
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Kadavar
Grand Mix
Tourcoing
10-11-2016

A premier abord, l’affiche peut sembler improbable. Elle renseigne la présence d’un groupe slovène et un autre allemand. Mais où est-on allé chercher ces formations de hard rock pour se produire à Tourcoing ? Simplement là où beaucoup d’artistes puisent leur inspiration, et depuis de nombreuses années. Soit au sein des fabuleux albums de Black Sabbath et Deep Purple ; et même en allant puiser chez le Led Zeppelin, où se confondent encore les genres et les influences.

Le premier band répond au patronyme de Stray Train. Y militent cinq hommes dont l’âge oscille entre la trentaine et la quarantaine. Ils balancent du rock’n’roll. Mais le timbre vocal du chanteur est léger. A première écoute, c’est plutôt surprenant. Et la surprise vient autant de l’inconnu que du matériel utilisé sur scène. D’abord à cause de la conjugaison entre les deux guitares, opérée entre une ‘Gibson Custom’ –branchée sur un ampli de marque obscure, elle est responsable d’un son particulier– et la Fender Stratocaster, câblée sur un Marshall. Puis de l’impact apporté par le drummer, dont les interventions sont tellement précises qu’elles en deviennent fascinantes. Par ailleurs, il ne faut pas oublier que le solo de Jimmy Page, pendant « Whole Lotta Love », a été exécuté sur Fender. Mais qui donc a dit que le rock était essentiellement sous l’emprise de la Gibson ?

Là où l’on attend une déferlante susceptible de faire remuer les corps et hocher les têtes, on assiste à une performance magnifiquement réglée, techniquement imparable, mais qui souffre d’un excès de calme. Ne nous méprenons pas, le show est au rendez-vous. Tatoués, les types ont une dégaine certaine. Les mains glissent sur le manche avec une aisance stupéfiante pour libérer des riffs rageurs. On a la nette impression que les musicos veulent étaler tout leur brio. Une sensation accentuée par la cover du « Pressure On Time » de Rival Sons. Bien réalisée, la version confirme la parfaite maîtrise des musiciens. La première partie a donc bien répondu aux attentes du public ; une mise en bouche qui dresse parfaitement le décor pour le combo suivant : Kadavar.

Kadavar réunit trois types, dont le look aurait pu naître d’un croisement entre des Vikings et les membres de ZZ Top. Trois gars qui ont de la présence sur les planches. En témoigne, le monde qui a rappliqué dans la salle, dès la fin du supporting act. L’atmosphère est instantanément lourde. La tension monte alors que la musique se meut en bourdonnement sourd et perturbant. Le groupe se prépare. Les balances sont presque terminées. Il ne reste plus qu’à attendre. Les écoutes préliminaires n’ont pas révélé grand-chose. C’est en véritable néophyte qu’il faudra partir à la découverte du trio. Et là, on va prendre une fameuse claque. On aura ainsi droit à un set flairant bon les seventies. Alimentés par des solos de gratte, bien soutenus par la ligne de basse et bien entretenus par les drums, les morceaux s’étalent sur plus de cinq minutes. Les riffs paraissent simples mais ils sont si bien enchaînés que le résultat est bluffant. Hochant la tête tous les trois en rythme, les musicos donnent envie à l’ensemble de l’auditoire de s’époumoner et de danser. Et pourtant, quoique caricatural, ce hard rock a beau se déchaîner et libérer toute sa rage, il est toujours juste. La voix est peu présente et, le plus souvent, elle épouse les sonorités de gratte, pour mieux épauler les interventions du soliste. Enfin, en constatant que le bassiste s’est confiné dans un coin du podium, on pourrait penser que son rôle est plus qu’effacé. Mais rapidement, on se rend compte qu’il est indispensable. Il sert même de fil conducteur. Quant au batteur, installé au centre et à l’avant de l’estrade, il fait penser à un homme-orchestre au bord du délire. Puissant, inépuisable, son drumming est tout bonnement phénoménal… Et on n’est pas au bout de nos surprises ; car en rappel, le band ne va pas nous réserver un morceau, mais trois, dont en finale une reprise du célèbre « Helter Skelter » des Beatles, comme un écho au morceau le plus rock du groupe pop/rock britannique.

(Organisation : Le Grand Mix)

 

 





 
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