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Tubeur en série…

Écrit par Eric Ferrante - samedi, 05 novembre 2011
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Kaiser Chiefs
Ancienne Belgique
Bruxelles
06-11-2011

C’est sous le pseudonyme de « Kaiser Chiefs » (pseudonyme emprunté à un célèbre club de foot Sud- Africain !) que le groupe s’est formé en 2003. Les cinq garçons de Leeds, emmenés par le leader charismatique Ricky Wilson, deviendront rapidement une figure incontournable de la scène britpop. Il leur a fallu en effet moins de deux ans pour convaincre avant que leur premier album studio, « Employment », ne caracole en haut des charts…

Trois albums plus tard, le groupe anglais revient fouler les planches de l’Ancienne Belgique pour défendre son titre de superstar de la pop anglaise et présenter son quatrième opus plutôt bousculé par la presse, « The Futur Is Medieval ».

La scène, le lieu de débat idéal pour faire taire toute controverse. Un terrain de jeux où, justement, les cinq musiciens excellent tout particulièrement ! Sachant que le quinquet de Leeds enflamme régulièrement les plus grandes scènes internationales, il semblait évident qu’il avait toutes les cartes en main pour offrir, en deux temps trois mouvements, un concert enlevé et festif lors des deux soirées bruxelloises complètes. Soulignons également la volonté du groupe de s’offrir deux fois l’AB à taille humaine et de snober les grandes salles du pays (NDR : Forest National pour ne pas la citer !) où les intérêts financiers priment trop souvent la qualité artistique.

Pas d’album à la carte cette fois-ci mais plutôt une setlist subtile construite pour ne pas laisser souffler le spectateur. D’emblée, le son est au point et le groupe ultra en place. Une courte intro gonflée de sons électroniques pour annoncer les modulations d’amplitude de « The Futur Is Medieval » avant de nous balancer « Everyday I Love You Less And Less », en ouverture. On  peut dire et écrire ce qu’on veut sur Kaiser Chiefs, au rayon efficacité, c’est assez imparable. Un vrai concert juke-box enfilant des tubes, des tubes et encore des tubes… Une formation qui privilégie intelligemment ses morceaux les plus tranchants, les plus pop et les plus immédiats. Grâce à ses chansons taillées sur mesure pour les stades (« Ruby », « Na na na naa » ou « I predict a riot”), le groupe tient son public en main dès le début pour ne plus le lâcher et nous livre un concert tout en énergie. Une terrible force de frappe d’élite. Il est tout simplement impossible de ne pas succomber aux assauts ravageurs des cinq ‘déglingos’ ce soir à l’AB. Une salle qui réagit à la moindre injonction du charismatique frontman, Ricky Wilson. L’énigmatique chanteur, véritable djinn monté sur piles, assure le show et tient le public en haleine par ses frasques habituelles. Le micro voltigeur inlassablement pointé vers un public qui reprend en chœur des hymnes taillés pour le live. Un dynamisme mêlé d’audace où les morceaux s’enchaînent et se brisent pour mieux repartir, à une vitesse vertigineuse.                                                                                                                                          

Bien sûr, les influences se bousculent au détour d’un riff, d’un refrain, d’un accord de clavier  ou d’un morceau tout entier (« Dead Or In Serious Trouble ») mais ce sont ces influences mêmes (Blur, Stranglers, Magazine…) qui font de Kaiser Chiefs ce qu’il est aujourd’hui : un groupe solide de scène. Un groupe qui se détache néanmoins progressivement de ses pairs sur les nouvelles compos. Moments où les claviers et les ronflements analogiques surgissent et caressent, parfois timidement, la new wave sur « Out Of Focus ». Ou encore, lorsque « When All Is Quiet » (titre au refrain 60’s) s’étreint d’un clavier ultra-efficace et « Kinda Girl You Are » souffle un power pop sur lequel « The Vaccines » n’aurait pas craché.

Bref, un « The Futur Is Medieval » qui prend des couleurs sur scène et éclipse temporairement les coups de tonnerre médiatiques qui se sont abattus sur l’album studio.

(Voir aussi notre section photos)

 





 

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