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Kasabian au zénith?

Écrit par Luc Herpoel - lundi, 27 février 2012
Image
Kasabian
Zénith
Lille
28-02-2012

Initialement prévu à l’Aéronef de Lille, le concert a été déplacé dans une salle plus (trop) grande vu la demande exhaustive de tickets. Bien mal leur en a pris car le Zénith est loin de valoir l’Aéronef, tant au point de vue acoustique qu’au niveau de l’ambiance. Lorsque la petite salle surplombant le centre commercial d’Euralille est bondée, une chaleur et une communion se dégagent de cet espace où par ailleurs, le son est quasi toujours d’excellente qualité. Ce qui a loin d’avoir été le cas hier soir.

La grosse ‘industrie’ qu’est le Zénith accueillait bien un petit 3000 fans, soit une augmentation de 50 % par rapport à ce qui est possible de l’autre côté ; mais dans cet immense hall à peine à moitié plein et résonnant comme un fût vide, Kasabian avait la lourde tâche de se succéder à lui-même pour tenter, une nouvelle fois, de mettre le feu dans la métropole nordiste.

Contrairement donc aux deux sets précédents, la foule ne se presse pas en rangs compacts pour avoir la chance d’être au plus près des musicos. De toute façon, ici, un espace de près d’un mètre est réservé aux photographes, et aucun contact ‘tactile’ ne paraît autorisé !

Les gradins sont réservés aux VIP (?) et PMR (personnes à mobilité réduite), une cinquantaine de sièges tout au plus sont occupés, ce qui fait un peu ‘assistance à la messe le dimanche matin’… Le reste de la foule doit donc se contenter de la fosse afin sans doute de donner l’illusion au band de se produire devant une salle comble.

Dans ces conditions, j’ai déjà un petit goût amer en bouche, surtout après avoir vécu les deux concerts précédents où la bande à Tom Meighan avait littéralement tout balayé sur son passage !

En lever de rideau, l’occasion est donnée à Belakiss de se forger un nom de ce côté-ci de la Manche. Si ce quatuor ne se débrouille pas trop mal dans son style électro/pop/grunge, sa notoriété procède surtout de la présence de Miss ‘Tatia Starkey’, petite-fille de Ringo, batteur d’un des quatre Liverpuldiens les plus célèbres au monde. La fille… du fils… de l’ex-Beatle impose une présence, non pas par son jeu de basse (inaudible) mais par une plastique plutôt avantageuse, dont elle tire un tel avantage. D’ailleurs, on ne voit quasi qu’elle sur scène. Poupée (gonflée ?) dans un pantalon latex noir, poitrine aguicheuse, une épaule discrètement tatouée (on le remarque même du fond de la salle), elle ne laisse pas indifférente… Pourtant, les 5 ou 6 compos enchaînées par ses amis musiciens laissent deviner un potentiel intéressant. Petit bémol, je ne vois pas bien l’utilité de répéter à l’envi ‘Fuck’ ou un de ses dérivés tous les 15 mots…

Vite fait, bien fait, cette petite mise en bouche a pour effet d’ouvrir l’appétit des milliers d’aficionados venus (beaucoup) de Belgique, (nettement moins) de France, mais également d’Angleterre. Il n’est en effet pas rare que les 6 de Leicester emmènent une ‘cargaison’ de fans dans leurs valises…

Il est 21:03 lorsque résonnent les premières notes d’une courte intro (plus électro que ça, tu meurs) et que les rampes de spots déchirent les ténèbres. Sergio Pizzorno, seconde voix et seconde âme du groupe accompagne son comparse sur le titre inaugural « Days are forgotten », repris en force par la salle. S’il faut constater l’excellence de la prestation d’ensemble, on regrettera quelque peu la ‘retenue’ de Tom qui s’était fait remonter les bretelles, il y a deux ans, par un service d’ordre bien vite débordé et courroucé par l’attitude légèrement provocante du chanteur mué en meneur d’une bande d’excités de la pire espèce...

Aujourd’hui, de temps à autre et parcimonieusement, notre homme encourage bien les premiers rangs à danser, taper dans les mains ou pogoter. Mais il n’esquisse qu’un léger sourire lors de très rares ‘crowdsurfings’ et c’est tout pour cette fois. Bien trop souvent caché derrière ses lunettes de soleil, Tom se contente, non sans talent, d’interpréter la petite vingtaine de titres (j’en ai compté 17) issus des quatre albums publiés depuis la naissance de la formation.

Si quelques morceaux ‘déchirent’, on constate surtout que Kasabian est devenu au fil du temps et vu le nouveau line-up (Christopher Karloff a quitté le combo en 2006) une formation plus pop/rock que rock électro hip-hop. Des titres tels que « Lost Souls Forever », « Cutt Off », « Empire » ou « Club Foot » rappellent la grande époque alors que depuis trois ans et la sortie de « West Ryder Pauper Lunatic Asylum », les garçons sont devenus plus ‘calmes’, plus ‘raisonnables’. Dispensant une musique de haute qualité, à géométrie variable, le band s’est fait de nouveaux amis, sans aucun doute, mais a peut-être également perdu quelque peu son identité…

Nonobstant ce constat, force est de constater que Kasabian reste une fabuleuse machine de concerts qui multiplie les hits (« Velociraptor », « Re-wired », « Goodbye Kiss », « Fire », …) et joue remarquablement le jeu de l’alternance entre les plages représentant les différentes époques musicales.

Un décor austère mais un jeu de lumière époustouflant, six pylônes comportant chacun au minimum 6 phares de couleurs différentes et des rampes derrière le décor ou suspendues au-dessus de la scène donnent une impression de feu d’artifice qui correspond bien à l’ambiance voulue.

Une fois de plus, Kasabian démontre qu’il est devenu incontournable dans le paysage pop/rock/électro de la scène british, prenant même la tête du peloton au sein duquel militent les Arctic Monkeys, Franz Ferdinand et consorts.

Reste quand-même un (gros) regret… Je suis quasi certain que si les dispositions prises dès le départ, à savoir 2000 places dans l’Aéronef (NDR : et tant pis pour les autres), avaient été respectées, on se serait à nouveau tous retrouvés cul par-dessus tête. Et c’est bien la raison pour laquelle j’avais à nouveau fait le déplacement hier soir. Faudrait peut-être faire (re)lire aux organisateurs la fable de Lafontaine ‘La Grenouille qui veut se faire aussi grosse que le Bœuf!’

Une petite déception pour un fan qui en attendait un peu (!) plus…

 





 

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