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Elles n’avaient d’yeux que pour lui…

Écrit par Charlotte Plaideau - vendredi, 14 novembre 2008
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Keziah Jones
AB
Bruxelles
15-11-2008

Double affiche ce samedi 15 novembre, puisqu’elle réunissait le chanteur/compositeur/guitariste nigérian Keziah Jones et Patrice Bart-Williams alias Patrice, un musicien de reggae né de mère allemande et de père sierra-léonais (NDR : pas n’importe qui, puisque c’est l’écrivain activiste Gaston Bart-Williams). Et c’est un concert sold out qui accueille les deux artistes à l’AB. 

Place tout d’abord au phénomène Keziah Jones. La guitare claque immédiatement ; mais il faudra quelques accords avant de s’en rendre compte, tant le visuel accapare les regards féminins. Fascination incontournable face à l’éphèbe métisse, torse nu et tout sourire, nonchalant et sensuel. Le chapeau vintage et le pantalon ethnique taille (très) basse plus que suggestif, et voilà que tombent les dernières résistantes. Si la majorité est probablement venue avant tout pour Patrice, le spectacle visuel de cette première partie n’essuiera aucune déception. Les jeunes filles se déchaînent, la température grimpe, les musiciens sont en confiance et le reste suit sur des chapeaux de roues. Keziah Jones manipule sa guitare avec une dextérité qui laisse perplexe ; même portée derrière en aveugle, elle garde ce rythme franc et déterminé qui fait le charme unique du blue funk. « Blue funk is a fact » disait le premier album. Depuis, peu de choses ont changé. Malgré une discographie légèrement inégale, le style Keziah Jones est intact. Certes, les anciennes chansons trouvent plus d’écho. « Rythm is love » provoque d’ailleurs un raz-de-marée (justifié). Mais les compositions de « Nigerian Wood », si elles n’ont pas l’âme et la mélodie des débuts, sont accueillies sans réserve. Une critique plus en profondeur pourrait bien dénoncer l’allure brouillonne et bien d’autres imperfections ; mais l’heure est au bouillonnement incontrôlé. La critique tombe dans un gouffre béant et il n’y a plus qu’à se laisser envoûter.

La passion reprend de plus belle dès l’entrée en scène de Patrice. Là encore, les scepticismes ne trouvent pas à qui parler. Les sourires s’étendent jusqu’aux oreilles et chacun plonge corps et âme dans ces formes reggae chaloupées. Chaque morceau suscite l’ovation et le public est plus que réceptif. Aucune résistance sur les gestuelles lancées en modèles par les musiciens, qu’elles frôlent ou non le ridicule. Rien n’est de trop. « When I walk in my room » atteint les sommets de l’agitation ; même serrés, les corps se meuvent au possible, les mains applaudissent sans répit et le refrain chanté en chœur ne compte sans doute pas un dissident. Même dix ans plus tard, même plus orientées soul et hip hop, les compositions de « Free Patriation » ont force de conviction. Ce quatrième album serpente sans trop de problèmes parmi les tubes, forcément plus attendus. En somme, la conquête est totale ; voire indescriptible. Patrice est adulé et le rend au public. S’élève alors majestueusement un début légendaire « Everyday is gonna be alright », que Patrice reprend de sa voix tremblante d’émotion en lui substituant des paroles improvisées dans un français maîtrisé: ‘Je voulais vous dire que cette après-midi, j’avais la mélancolie, les soucis, mais là, vous me donnez toute cette énergie et je veux vous dire merci parce que je revis, merci, pour votre énergie, merci. Je suis heureux, merci’. On voudrait critiquer ces interludes fleurs bleues mais la sincérité est troublante. Plus l’emportement du public est manifeste, plus Patrice se laisse aller à des improvisations charmantes tant elles sont décomplexées. Pour terminer en feu d’artifice, le rappel s’achève par une percée dans la foule en sueur où, le micro à la main et accompagné d’un percussionniste, il achève de faire fondre les dernières neiges.

Org: Greenhouse Talent, Gand





 

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