The Machine That Made Us

Flotation Toy Warning
Pop/Rock
Talitres / V2
A ce jour, ...Lire la suite...

Pour The Wombats , tout ce qui brille n’est pas or

“Beautiful People Will Ruin Your Life”, c’est le ...Lire la suite...

Les Korn du diable

Écrit par Johan Meurisse - mardi, 06 juin 2006
Image
Korn
Zénith
{jumi [includes/jumies/fp_intro.php]}

Lors de cette soirée placée sous le signe du diable ('Number of the beast 666'), le Zénith s'est converti à la philosophie du métal pour accueillir des groupes aussi solides et réputés que Soulfly et Korn. Les formations en présence partageaient d'ailleurs une devise commune : "Make some fxx noise". Et manifestement, ils ont respecté ce dessein. Ce qui a bien évidemment enchanté le public.

A ce jour, Flyleaf n'a commis qu'un seul Ep ; mais un disque sur lequel figure un hit : 'I'm so sick'. Ce quintet américain peut, en outre, compter sur une chanteuse charismatique : Lacey Mosley. Elle possède un timbre vocal perçant, proche d'une Courtney Love. Le combo pratique un rock dynamique, énergique, mélodique, mais surtout métallique. Et leur set s'est révélé, ma foi, fort agréable.

Soulfly ne disposait que de 40 minutes pour chauffer la salle. Son métal tendu et implacable concentre (speed)metal, hardcore, rock, dub et rythmes brésiliens. Tout au long du set, les guitaristes se sont acharnés à multiplier les envolées de cordes (NDR : surtout Tom Morello). Une prestation enfiévrée par les accès de basse et fouettée par les percussions impitoyables. Une section rythmique en béton, quoi ! Fin de l'an dernier, le band a commis son cinquième opus, 'Dark Ages' ; mais Soulfly n'a guère interprété de titres issus de cette plaque. 'Babylon' et 'Frontlines', quand même. On a eu droit à une cover du 'Roots bloody roots' de Sepultura, l'ex groupe de Cavalera. Les morceaux sont imprimés sur un tempo infernal. Le climat est lourd. Max Cavalera hurle tout ce qu'il a dans les tripes. Comme un animal blessé… De temps à autre, un second vocaliste se met également à rugir. Il en remet une couche. Effrayant ! Bref, un set très court mais puissant et surtout convainquant!

Après une traversée du désert, caractérisée par la confection d'albums sans grand intérêt et de prestations scéniques de piètre facture, Korn s'était enfin de nouveau montré à la hauteur de son sujet, l'an dernier, lors du festival Pukkelpop. On le croyait au bout du rouleau. Et il est ressuscité. 'See you on the other side', son nouvel elpee, aligne des compos lourdes mais mélodiques. Les spécificités de Korn ont retrouvé toutes leurs couleurs : les riffs de guitares tranchants, la ligne de basse ronflante, les drums stimulants et le chant torride de Jonathan Davis. Le line up est aujourd'hui élargi à huit musiciens, impliquant un percussionniste, un second guitariste et un 'backing vocalist'.

La formation a ouvert le set par 'It's on'. Derrière le rideau, on pouvait entrevoir la structure imposante de la batterie et des claviers. Un rideau qui s'est finalement ouvert pour laisser apparaître la gigantesque mise en scène, après trois morceaux. La double percussion a rendu le son plus riche et dynamique. Le band a privilégié les compos issues de son ancien répertoire ; et puis dès le début, a exécuté quelques classiques comme 'Falling away from me' ou 'Here to stay'. En milieu de parcours, le collectif a quelque peu ralenti le tempo. Ce qui ne l'a pas empêché de maintenir la concentration de la foule. Notamment à travers 'Shoots and ladders' et 'Lies'. Ils a, bien sûr, livré l'un ou l'autre fragment issu de son dernier elpee ; et en particulier 'Coming undone' et 'Throw me away'. Traditionnellement Davis interprète une chanson à la cornemuse. Pour 'ADIDAS', l'excitation du public était à son comble ; une manière de conduire le spectacle vers l'apothéose : 'Got the life'…

En rappel, Korn a dispensé trois titres imprimés sur un rythme particulièrement soutenu : 'Twisted radio', 'Freak on a leash' et 'Blind'. Le guitariste fêtait son anniversaire ce jour là (666). Un 'Happy Birthday' diabolique lui a été réservé. Après une heure et demie de prestation, les musiciens se sont retirés. Et il faut reconnaître que leur set s'est révélé à la fois captivant et intense, démontrant ainsi que le groupe s'est enfin reconnecté à la scène métal contemporaine…

Organisation: France Leduc Productions

Traduction: Hendrik Tant (Adaptation Bernard Dagnies)

 





 

Qui est en ligne

MusicZine - Actualité musicale © 2017
ASBL Inaudible – 2, rue Raoul Van Spitael – 7540 Kain
Design: Nuno Cruz - Joomla integration: Edustries
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement
Advertisement