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Du papillon à la chenille…

Écrit par Didier Deroissart - jeudi, 02 novembre 2017
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La Chiva Gantiva
Botanique (Rotonde)
Bruxelles
02-11-2017

Bien que le nouvel opus de La Chiva Gantiva, « Despegue », soit sorti ce 15 septembre, la release party est programmée ce 2 novembre. A la Rotonde du Botanique. Le concert est soldout. A l’instar de sa traduction en français, cet elpee décolle…

Le supporting act est assuré par Juicy, un duo réunissant deux filles, Sasha Vovk (NDR : de son véritable nom Oton) et Julie Rens, casquette retournée vissée sur la tête, qui milite également chez Oyster Node et ExtraSystole. Issues du conservatoire de Bruxelles, elles cherchent à remettre au goût du jour le r’n’b et le hip-hop des années 2000, dans un style minimaliste et électrique. Elles ont enfilé des tee-shirts de couleur bleue, un peu trop longs pour elles, sur lesquels sont imprimés, dans le dos, ‘Juicy 18’, en lettres blanches. Le répertoire est constitué de reprises des années 90 et 2000. Les deux filles se consacrent aux synthés, aux samplings et au chant. Julie se réserve la gratte semi-acoustique. Avant chaque chanson, elles se font face et entament une danse en ondulant. Une situation qui provoque l’hilarité au sein du public. Elles signalent être venues pour mettre le feu et décoincer la foule. Les morceaux sont interprétés tantôt dans la langue de Voltaire ou de Molière. A l’instar de la cover du « Candy shop » de 50 Cent et du « Boulette (génération nan nan) » de Diam’s, un morceau paradoxalement non prévu dans la setlist. Contrat rempli. Un Ep est en préparation et devrait proposer des compos originales.   

Setlist : « Try Again », « Crush On You », « What's Love », « Partition », « Candy Shop », « Run It », « Work It », « One Love », « Caught Out There ».

Cocktail passionné et passionnant d’émotion, de sueur et de rythme, les prestations ‘live’ de La Chiva Gantiva sont devenues notoires. Manifestement, les musicos ne montent plus sur l’estrade, masqués. Chevelure colorée imposante, Rafael Espina est toujours la tête pensante du band. Vêtu de noir –pantalon et veste de pirate– il se consacre au chant, et circonstanciellement, à la gratte, à la gaïta et aux percus. Des percus qui jouent un rôle primordial dans la musique de La Chiva Gantiva et auxquelles a également recours, Natalia Gantiva. Elle porte une jupe de couleur blanche ultracourte et un tee-shirt à l’effigie du drapeau colombien. Felipe Deckers, le gratteur, a enfilé un peignoir aux motifs fleuris et un short. Un short, mais hawaïen, qu’a également choisi Tuan, le préposé au saxophone, à la flûte à bec ou traversière et à la clarinette. Quant à la section rythmique, elle est composée du bassiste Jose Buc Chavez et du drummer, Martin Mereau, installé au centre, mais en retrait.

Propice à la danse, « El Ritmo Lo Llevo Yo » (NDR : dont le clip délirant met en scène cosmonautes, singes savants et hôtesses de l'air ; voir ici) ouvre le set. Rafael frappe énergiquement sa conga, bien calée entre les jambes. Il semble heureux d’être là et signale que la soirée sera explosive. Il invite également la foule à remuer. Ce qui déclenche instantanément une forme d’hystérie, dans l’auditoire. Rafael se prend pour un kangourou. Ses acolytes finissent par l’imiter. L’ambiance monte alors encore d’un cran. Et tel un papillon, le concert décolle… Trempant dans le funk/jazz, « El Vivo » est dynamisé par des percus caribéennes. Et « Cuero » baigne au sein d’un même climat, même si c’est le bassiste qui tire ici son épingle du jeu. Rafael confesse que tout petit, il dormait la lumière allumée, parce qu’il craignait les fantômes. Une phobie qui le taraude encore aujourd’hui. Et « Fantasmas » reflète ces appréhensions. Chanson d’amour paisible, « Me Lo Llevo » marque une pause.

« Montanas De Selva Verde » relance la machine. La montée en puissance des cordes et la section rythmique y contribuent largement. Les musicos entament la chenille sur les planches, dans le sens des aiguilles d’une montre, avant d’opter pour la direction inverse. La foule leur emboîte le pas. Un moment de folie ! Une seule chanson interprétée en français, « Fais Comme Si ». Rafael en profite pour prendre un bain de foule. Faut dire que tout au long de ce show, il était littéralement déchaîné. Bref, ce soir on a kiffé grave. Merci aux artistes !

(Organisation : Botanique)





 
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