Texas a manifestement encore des planches…

Texas
Forest National
Bruxelles
14-11-2017
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Piano, mais prestissimo…

Écrit par Béber - lundi, 12 décembre 2016
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Lubomyr Melnyk
Botanique (Orangerie)
Bruxelles
12-12-2016

L’édition 2016 de l’Autumn Falls tire à sa fin. Depuis le mois de septembre, elle a permis à de nombreux artistes et groupes émergents, dont Death Grips, DIIV, Kevin Morby et Dan San, de se produire, tant en Flandre, en Wallonie qu’à Bruxelles. Ce lundi 12 décembre, elle accueillait le pianiste Lubomy Melnyk, à l’Orangerie du Botanique.

D’origine ukrainienne, Lubomyr est né à Munich, en 1948. Il joue du piano depuis l’âge de 6 ans. Il a cependant acquis la nationalité canadienne. Il s’est forgé une solide notoriété en se produisant à travers le monde –et tout particulièrement en Europe et Amérique du Nord– grâce à sa technique aux ivoires, définie comme ininterrompue. Il est ainsi capable d’aligner des séries notes extrêmement rapides, complexes et singulières, notamment à l’aide de ses pédales. Pourtant, malgré une discographie impressionnante, ce virtuose a dû attendre 2013, soit après la publication de ses deux essais sur le label de Nils Frahm, pour être reconnu à sa juste valeur.

D’ailleurs, ce soir, la salle bruxelloise est sold out. Et pour rendre le spectacle le plus confortable possible, les organisateurs ont opté pour la configuration assise.

L’artiste grimpe sur l’estrade à 21heures. Grande barbe blanche et longs cheveux, son look est aisément reconnaissable. Il s’installe derrière le micro, planté à côté d’un majestueux piano à queue. Puis, s’assied derrière son instrument et commence à en jouer. Affable et attachant, ce personnage prend le temps de fournir une analyse de ses différentes compos. Entre chacune d’entre elles. On est immédiatement impressionné par l’agilité de ses doigts sur les touches d’ivoire. Ils se déplacent à une vitesse vertigineuse. Tout lui semble facile ; et pourtant… Il est capable de jouer 19,5 notes par seconde tout en maintenant une vitesse de jeu entre 13 et 14 notes pendant une heure complète. Qui dit mieux ? Certains médias ont qualifié son néo-classicisme de minimaliste. C’est un peu réducteur. Son interprétation est chargée d’intensité et d’émotion. Dans l’auditoire, personne n’ose bouger, ni émettre le moindre son. Deuxième titre, « Love » est extrait d’un ballet que le musicien a orchestré au mois de septembre dernier. Il embraie ensuite par le superbe « Butterfly ». Mais pour clore le set, il nous réserve « Windmills », une pièce de 40 minutes, au cours de laquelle il conjugue son interprétation à celle d’une bande sonore préenregistrée. Au piano, bien sûr. Il va alors atteindre une vitesse d’exécution ahurissante sans pour autant perdre l’intensité émotionnelle. Pendant une heure et demie, Lubomyr Melnyk est parvenu à tenir en haleine un public littéralement médusé. 

En proposant un tel spectacle, Toutpartout est parvenu à introduire la musique néo-classique au sein du Botanique ; et, vu l’affluence, on peut affirmer que l’idée n’était pas aussi saugrenue qu’elle aurait pu paraître...

(Organisation : Toutpartout + Botanique)





 
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