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The Kings are back !

Écrit par Pierre Vangilbergen - samedi, 08 novembre 2014
Image
Machine Head
De Mast
Torhout
09-11-2014

« The Blackening » avait permis à Machine Head, il y a sept ans, de marquer l’histoire du Metal. Freinée dans son évolution pendant de longues années par l’ombre de cet album-phare, la formation s’apprête aujourd’hui à refaire parler d’elle, du haut de ses vingt-deux ans de règne, en publiant « Bloodstone and Diamonds ». Pari relevé haut la main en mettant le feu ce dimanche aux planches de la salle ‘De Mast’ à Torhout.

Il pourrait être de prime abord intimidant d’ouvrir le show pour Machine Head. Ce défi a pourtant été pris à bras le corps par les cinq musiciens de Darkest Hour, originaires de Washington D.C. Bien qu’assez répétitif, leur Metal, sis à la frontière entre le Hardcore et le Death, est puissant. Pendant une demi-heure, les Américains vont nous dispenser leur set, en veillant à ne pas perdre de temps entre les morceaux ! Un bémol tout de même : un son trop étouffé n’a pas toujours permis d’apprécier le potentiel de chacun des membres. La prestation laisse au final l’impression d’une panade un peu trop épaisse que pour être digérée facilement.

Une bonne mise en bouche néanmoins pour ensuite laisser la place à Devil You Know, le supergroupe composé notamment d’anciens membres de Fear Factoy, All Shall Perish ou encore Killswitch Engage. Mais l’impatience de découvrir cette formation sur les planches a finalement dû faire place à la déception : les musicos ne sont jamais arrivés à destination. Personne ne prendra d’ailleurs la peine d’expliquer leur absence. Dommage.

C’est donc dans une chaleur et un taux d’humidité élevés que le public a dû prendre patience,  avec pour lot de consolation le dévoilement progressif du décor planté par Machine Head. L’imposante batterie de Dave McClaine est mise en avant, posée sur un podium flanqué à l’avant d’un drapeau orné du logo du groupe. Quatre structures métalliques sont en outre disposées de part et d’autre des percussions, affichant chacune en son centre l’emblème des Américains. Chacune d’entre elles est par ailleurs surmontée d’un fanion mentionnant l’inscription ‘MCMXCII’ – 1992 en chiffres romains – année de la création du quintet.

Les lumières s’éteignent un peu avant 22h, laissant envahir la salle quasi sold-out de Torhout par les violons de « Now We Die », morceau d’ouverture de leur tout nouvel opus. Le vocaliste Robb Flynn fait son entrée, suivi de près par Phil Demmel et Jared McEachem, respectivement guitariste et bassiste de la formation. « And with this now we die… », entonne vigoureusement Robb Flynn, chaleureusement aidé par un public visiblement sous tension. Le rouleau compresseur se met en marche et la claque de décibels est immédiatement perceptible. Tel un seul homme, la fosse chante à pleins poumons et plus particulièrement lors des gros succès « Locust », « Darkness Within » ou encore « Beautiful Morning ». Le titre « Davidian » marquera également la prestation, moment choisi par Robb Flynn pour arriver  sur le devant de la scène non pas armé d’une mais bien de deux guitares, entamant l’introduction du morceau à la sèche avant de reprendre ensuite le contrôle de sa gratte électrique placée alors dans son dos.

Leur nouvel elpee, « Bloodstone and Diamonds », dont la sortie officielle n’était en fait fixée dans nos contrées que le lendemain (mais déjà disponible depuis une semaine sur les plateformes de streaming), est le premier au cours duquel milite Jared MacEachern, le nouveau bassiste. Malgré une entrée effective depuis un peu plus d’un an, MacEachern reste pourtant en retrait dans son coin et laisse la vedette au duo Flynn/Demmel. Ce serait mentir de nier le bonheur de les voir se mettre fréquemment face à face et de se partager des solos désormais devenus des hymnes du genre !

Le départ de l’ancien bassiste, Adam Duce, ne s’est pas déroulé sans heurt mais était un mal manifestement nécessaire. Comme en témoigne Robb Flynn dans une récente interview pour le magazine Metal Hammer au cours de laquelle il déclarait que ‘c’était une période difficile où il apparaissait clair pour chacun que le groupe était en train de splitter. Machine Head allait être de l’histoire ancienne. Il fallait du changement. Parler d’un nouvel album, un an et demi après ces faits pénibles, est donc un événement que je n’aurais jamais pu imaginer à l’époque’. Et la prestation d’aujourd’hui n’a pu que confirmer ses propos. Le band est de retour et il en veut. Une prestation scénique irréprochable, portée par une critique unanimement élogieuse de son dernier LP, laisse à penser que « The Blackening » a enfin trouvé son successeur. Après vingt-deux années passées sur les routes, les Californiens ont légitiment le droit d’être considérés comme de dignes membres du Panthéon des icônes du Metal. C’est par un triomphant « Halo » que Machine Head clôture finalement son show, laissant un public désormais aphone après une heure et demie de prestation haute en couleurs.

Setlist : Now We Die, Imperium, Beautiful Mourning, Locust, Ten Ton Hammer, Night of Long Knives, Darkness Within, Bulldozer, Killers & Kings, Davidian, Aesthetics of Hate, Old * Encore : Halo





 
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