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La fusion parfaite entre la soul et le hip hop…

Écrit par Didier Deroissart - samedi, 27 juin 2015
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Mary J. Blige
Ancienne Belgique
Bruxelles
28-06-2015

Pas de première partie pour ce concert de Mary J. Blige. Début des hostilités à 20h30 précises. Pas évident de dénicher un emplacement pour sa voiture, près de l'Ancienne Belgique, depuis la création du nouveau piétonnier… Mary J. Blige est incontestablement une diva du R'n'B américain. Et pour cause, sa voix au timbre soul, sableux, s’inscrit dans la lignée d’Aretha Franklin voire de Billie Holiday.

Née le 11 janvier 1971 dans le Bronx (New York, USA), Mary Jane Blige est la fille d'une infirmière et d'un musicien de jazz. Elle a vendu plus de 50 millions d'albums dans le monde, depuis ses débuts, en 1992 ; et surtout marqué l’histoire du hip hop féminin en écrivant des chansons engagées qui sont devenues des hits. A l’instar de « Family Affair », « My Love », « No More Drama » ou « Be With You ». Neuf fois récompensée aux Grammy Awards, ‘The Queen Of Hip-Hop Soul’ aurait pu raccrocher. Elle a préféré publier un douzième opus. Il s’intitule « The London Session ». Une œuvre dynamique, sensuelle, taillée pour le dancefloor pour laquelle elle a reçu le concours de nombreuses voix, dont celles de Disclosure, Eg White, Emeli Sandé, Jimmy Napes, Naughty Boy, Sam Romans et Sam Smith.      

La salle est inévitablement sold out. Chaque musico dispose de son estrade. Le drummer s’est installé à gauche. Juste à côté, un bassiste, également préposé aux synthés. Au centre, le guitariste et à l'extrême droite, un second claviériste. Sans oublier les trois choristes du même côté.

Après une petite ‘Intro’ très classique au cours de laquelle sont projetées des images sur une toile en fond de scène, Mary débarque. Coiffée d’un chapeau blanc, qu’elle changera rapidement en optant pour un autre de couleur noire, elle est tout de bordeaux vêtue. Le set s’ouvre par « Just Fine », un titre issu de « Growing Pains », un elpee paru en 2007. Mary nous signale qu’elle aime la musique. Elle invite le public à danser et à chanter avec elle. Les premiers rangs sont réceptifs et le reste de l’auditoire embraie. Une belle interactivité s’établit entre l’artiste et le public. Elle arpente le podium de long en large. Sa voix est haut perchée. Elle est manifestement en pleine forme. Un spectateur lui tend un cd. Elle lui touche tout simplement la main. Son backing group est une belle machine à funk. Pour « I'M The One », les paroles s'affichent sur l'écran, en arrière-plan. Les trois choristes conjuguent impeccablement leurs voix. Et elles sont puissantes. Coup d’œil dans le rétroviseur ensuite, grâce à « You Bring Me Joy » et « Be Happy », deux morceaux extraits du second long playing, « My Life », publié en 1994. Puis de « Love Is All We Need », tiré du troisième LP sorti en 1997, « Share My World ». La fusion parfaite entre la soul et le hip hop.

« Real Love » et « Love No Limit » remontent encore plus loin, puisque ces deux plages figurent sur son premier opus, « What's The 411? », un disque paru en 1992. A cette époque la soul n’est plus trop en odeur de sainteté et le hip hop macère encore dans la zone crépusculaire de l’underground. Mary s’était alors entourée de Grand Puba, Busta Rythmes et Biggie pour concocter cet album qui deviendra triple disque de platine ; c’est ainsi qu’elle s’est vue décerner ce titre de ‘Queen of Hip Hop Soul’. « Enough Cryin' » est une petite douceur glissée subrepticement dans la set list. Mary déambule sur l’estrade en frappant dans les mains des spectateurs aux premiers rangs…

Le spectre de Donna Summer plane tout au long du disco/funk « My Loving ». Des beats effilés découpent le « F For You », un morceau co-écrit par Naughty Boy et Jimmy Napes. Le refrain est pop, ravageur. Les racines house circa 90’s. Délicieux ! La voix de Mary se fait douce, claire et puissante à la fois sur « Therapy », un titre co-écrit par Sam Smith et issu de « The London Sessions », un elpee gravé en 2001. Un grand moment de soul abordé dans l’esprit d’Etta James. Une soul empreinte de tendresse et de passion qui envahit « Doubt », également tirée de ce long playing, une compo balayée par des accords de piano ravageurs. Et toujours issu de la même plaque, « No More Drama » permet à la diva de pousser sa voix dans les aigus, jusque dans ses derniers retranchements, pour le bonheur d'un public divinement conquis. Mary verse quelques larmes et remercie l'assemblée. Et le show de s’achever par une superbe cover du « One » de U2, moment choisi par le guitariste pour se mettre dans la peau de The Edge. Et d’y parvenir !

Lors du rappel, Mary J. Blige présente ses musiciens qui en profitent pour s’autoriser chacun un petit solo. Et le set s’achève par « Family Affair », extrait de l'album « No More Drama ». Inutile d’ajouter que le public, ce soir, a vécu un concert exceptionnel, concert qu’il a transformé en véritable fête de la musique.

(Organisation : Greenhouse Talent)





 
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