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Dub Culture, Family things

Écrit par Ben Camberlein - vendredi, 13 mai 2016
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Max Romeo & Family
Aéronef
Lille
13-05-2016

Le regard tourné vers l'avenir, c'est une formule hybride que nous propose l'Aéronef en ce vendredi 13 mai 2016. D'une part, un ‘live’ dans la tradition Reggae avec Max Romeo and Family sur scène. D'autre part, dos à la régie, la tour de contrôle du OBF Soundsystem. Elle est installée et diffusée sur deux stacks (pyramides d'enceintes) pour distiller un son Dub évolutif, énergique, moderne voire explosif. Tout ceci, en offrant l'occasion aux Dub Invaders (la version Soundsystem du High Tone crew) de s'essayer sur l'excellente et réputée sono d'OBF.

Humainement, il y en a du beau monde... En effet, le septuagénaire à la voix enivrante invite trois de ses enfants, outre un backing band complet. Alors que les Dub Invaders (Aku Fen, Fabasstone, Twelve et Natural High) sont au rendez-vous pour tester leur formule avec la OBF family composée, ce soir, de Shanti D (MC), Guyohm (sound-operator) et l'incontournable Rico.

Vers 21h, l'équipe d'OBF ouvre le bal et fait monter l'ambiance en lançant les premières basses dans un mix reggae-dub bien senti. Le public rentre progressivement dans la danse et la salle se remplit peu à peu. Un mix qui ne tarde pas à réjouir les amateurs de grosses sonorisations. Le temps passe et il est déjà temps pour l'entrée en scène du mythique reggae man.

Les musiciens grimpent sur le podium à 22h tapante et balancent un morceau instrumental en guise d'introduction. La foule rejoint l'avant de la salle lorsque l'hymne « One step forward » déboule de nulle part. Une petite silhouette aux longues dreadlocks grises fait son apparition. Elle danse et s'installe au devant de la scène, le sourire aux lèvres. Cette joie de vivre immédiatement partagée par la majeure partie de l'assemblée donne une énergie folle à la musique incarnée. Les morceaux s'enchaînent alors sans pause, dont notamment « Selassie I forever » sur lequel les très jeunes choristes peuvent chauffer leurs cordes vocales, suivi de « Melt away ». La figure emblématique du reggae assure malgré son âge et sait tenir la salle en haleine à coup de ‘good vibrations’. L'ensemble basse/batterie groove comme il se doit, la section cuivre est au rendez-vous alors que la guitare et les claviers assurent le contretemps.

La relève est assurée...

Du mouvement sur le plateau, le line up commence à tourner. Max Romeo invite le jeune choriste à sa gauche et nous explique qu'Azzizi n'est autre que son fils. Le fiston à la voix épatante et au chant envoûté enchaîne trois morceaux du haut de ses 16 ans dont « The truth unfolds » ainsi que l'excellent « Grow my dread ». Papa Romeo fait mine de revenir mais ce n’est qu'un espoir de courte durée puisqu'il nous présente son deuxième fils Romax avant de repartir en backstage... Romax Romeo, d'apparence confiante mais à la voix timide sur son premier morceau, interprète ensuite « Innocent people »,avant de céder le relais à la charmante Xana Romeo qui suit le mouvement de sa voix bluffante, pour son jeune âge. Elle s'illustre remarquablement sur un track roots, « Righteous Path ».

Ensuite, Max reprend les commandes et entonne « The love of money », mais encore « A little time for Jah » pour finir par le tube « War ina babylon » suivi d'un « Out of space » chanté par toute la petite famille réunie cette fois. 

Un bref rappel aux sonorités ska fait clairement écho à l'époque où Max et Lee Perry collaboraient au sein de la formation The Upsetters.

L'homme qui chasse le démon de la terre a donc prodigué une prestation efficace, ouverte et généreuse pour finalement laisser la place à un dernier medley qui vient boucler presque 2h de reggae bien calibré.

Le passage de témoin à la nouvelle génération...

On rallume le pré-ampli et la soirée continue sur le OBF Soundsystem... Le Sound français actif depuis 2000, est précédé par une réputation qui a déjà prouvé sa capacité à produire un son Heavy Dub-Stepper et à maintenir une pression inouïe lors de sessions toujours diversifiées. Une petite demi-heure à peine et les enceintes atteignent déjà le limiteur réglé à 105db ce soir pour au plus grand dam des équipes aux platines. Toutefois, un son impeccable annonce une session au top. Virage effectué, présentations effectuées, le temps est venu pour le public parti s'aérer, boire un verre ou s'enfumer en regagnant l'arrière-salle afin d'écouter les décoctions Urban Dub, Electro ou encore Junglist des Dub Invaders. Une session inégale est alors en marche. Les DJ's et producteurs du High Tone crew enchaînent et font monter la pression d'un cran, grâce aux reprises du Mungo's Hi-Fi ou encore du fabuleux « Is it love », mais chacun dans son style bien particulier... Quelques wobbles chez l'un, des percussions endiablées chez l'autre ou encore un reggae digital plus traditionnel. Bref, les 2 stacks (au lieu des 3 habituels) d'OBF ont pu chauffer l’ambiance avant que les membranes se détendent. C'est à ce moment que Rico empoigne le micro et s'excuse pour les conditions acoustiques... Et oui limiter la sono d'OBF, c'est pas tous les jours que ça leur arrive... Et pourtant, la pression des 8 scoops est prégnante. Les premières prods signées OBF rassemblent et l'atmosphère atteint vite son paroxysme. La session est parfaite, Rico et Guyohm balancent des exclus issues du prochain opus en collaboration avec Charlie P. Chaque morceau est suivi de son incontournable « Face B » sur laquelle Shanti D s'illustre à chaque fois. 2h40 et les lampes s'allument... Le public gronde et réclame son dernier 1/4 d'heure annoncé initialement. Malheureusement, il n'y aura qu'une last tune pour clôturer cette belle soirée 5 minutes plus tard.

Du reggae jamaïcain familial d'époque aux jeunes héritiers francophones de la culture soundsystem, la relève est assurée dans les tous les sens du terme.

(Organisation : Aéronef et Mediacom) 





 
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