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Do You Wanna Get Funky?

Écrit par Redouane Sbaď - mardi, 26 novembre 2013
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Mayer Hawthorne
Ancienne Belgique (ABBox)
Bruxelles
26-11-2013

Pour défendre son troisième LP, Mayer Hawthorne, le crooner au physique relativement ingrat, posait ses bagages ce 26 novembre à l’Ancienne Belgique, à peine plus d’un mois après avoir assuré la première partie de la tournée européenne de Bruno Mars, dont l’étape belge s’était arrêtée au Sportpaleis d’Anvers. De quoi se choper des centaines de nouveaux fans, me direz-vous ? Bah, non.

Explications. D’abord annoncé dans la grande salle de l’AB, le show de Mayer Hawthorne a dû être rétrogradé à l’ABBox, faute de vente suffisante. Et malgré ce changement, on ne peut pas dire qu’on se marchait sur les pieds dans la salle réaménagée. Après une mise en bouche très funky d’Aeroplane, dont le DJ set s’est révélé  plutôt irrésistible, Andrew Mayer Cohen, aka Mayer Hawthorne, débarque sur les planches, accompagné de ses cinq musiciens sur le coup des 21h tapantes.

Et c’est parti pour un show ultra millimétré. Tiré à quatre épingles, le chanteur démarre sa prestation sur un nouveau morceau avant d’enchaîner par « Back Seat Lover », premier extrait de son troisième opus, « Where Does This Door Go ». Un disque que d’aucuns décrierait comme surproduit, ce qui ne l’empêche pas d’être ultra-addictif. A l’image des « Designer Drug », « The Innocent » ou « Allie Jones », qui ne laissent personne indifférent aux premiers rangs. Mais l’ambiance peine à décoller. Hawthorne et ses musicos s’essaient alors à quelques pas de danse, certainement chopés du côté de chez Bruno Mars, et distribuent même quelques verres d’un mix de Scotch et Ginger Ale pour arroser le titre « Henny & Gingerale ».

Il faudra attendre « Crime », lancé à mi-parcours et amputé du rap de Kendrick Lamar, pour que l’ensemble du public se réveille. Il s’agira d’ailleurs de l’un des morceaux les plus acclamés de la soirée. S’ensuit un enchaînement de compos principalement issues des deux derniers albums. En l’occurrence « Wine Glass Woman » et « The Stars Are Ours », deux plages produites par Pharrell Williams, « Get To Know You », « Corsican Rosé », le single « Her Favourite Song » et encore « I Can’t Go For That », une reprise funky de Hall & Oates. Celle-ci vaudra à Hawthorne de recevoir un soutien-gorge lancé sur scène par une fan ultra enthousiaste. Il immortalisera d’ailleurs immédiatement le moment en enfilant l’objet pour une photo, immédiatement publiée sur Instagram.

Le set, oscillant entre Soul, Funk et R’n’B, aurait certainement pu se passer des ballades, qui on desservi complètement le rythme de croisière du concert. Autre défaut, cette conception toute américaine du prototype d’un show live. Il y quelques années Mayer Hawthorne se produisait sur la scène du festival de Dour en toute simplicité lors d’un show spontané. Aujourd’hui, le gars suit une ligne conductrice de manière machinale, proposant la même setlist, adoptant les mêmes pas de danse, et balançant certainement les mêmes plaisanteries… Bref un 8/10 pour la mouture live des morceaux, mais un zéro pointé pour la performance on ne peut plus robotique.

Le temps d’une deuxième et dernière reprise, celle du « May I Come In » de Nancy Wilson, et les six hommes tirent leur révérence après 1h30 de show, et sans rappel. Et oui les gars, restez pas là à hurler : 22h30, c’est couvre-feu à l’AB !

(Org : AB)

 





 

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