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Jusqu’au bout de l’ennui…

Écrit par Béber - mardi, 29 mars 2016
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Micah P. Hinson
Botanique (Rotonde)
Bruxelles
30-03-2016

Micah Paul Hinson traîne un passé tourmenté. Addiction, banqueroute, passage par la case prison, etc., on ne peut pas dire que sa carte de visite soit ‘clean’. Cependant, c’est un talentueux songwriter. Et puis, depuis qu’il s’est marié, il s’est racheté une conduite… Ce n’est pas la première fois que le Texan se produit au Botanique. C’est même devenu un habitué des lieux. Il vient de publier un nouvel album en compagnie du groupe The Nothing. Avant de repartir en tournée. Et le périple européen passait donc par Bruxelles. Une belle occasion de revoir ce personnage attachant mais atypique, se produire dans un endroit aussi intimiste que celui de la Rotonde.

Pas de supporting act. Et à 20 heures, la salle n’est qu’à moitié pleine, lorsque l’artiste monte sur l’estrade. Ou vide selon. La quasi-totalité des spectateurs est assise sur les gradins. L’hémicycle va quand même se remplir progressivement, mais au fil du concert. Etonnant !

Vêtu d’une d'une salopette en jeans, laissant apparaître des chaussettes à rayures, Micah a les cheveux tirés en arrière. Un look qui illustre à merveille l'Américain sudiste. Aujourd’hui, il se produit en solo, armé de sa sèche. Une option particulièrement minimaliste, il faut le reconnaître. La dernière fois qu’il avait foulé les planches du Bota, il était épaulé par son épouse. Elle était préposée au synthé. Si aujourd’hui elle est présente, c’est dans les loges, au dessus de la régie. Auprès de leur enfant. Tout au long du set, l’artiste va d’ailleurs regarder dans leur direction, comme pour susciter des encouragements ou des conseils.

Sa voix rocailleuse est empreinte d’émotion ; et elle accroche immédiatement l’oreille. Les sonorités dispensées par sa guitare sont brutes de décoffrage ; une impression qui s’accentue, lorsqu’il commence à y injecter de la distorsion. On ne peut pas dire qu’elles soient léchées, comme chez pas mal d’artistes contemporains. Il enchaîne les morceaux issus de ses différents albums, parmi lesquels on épinglera les excellents "Seven Horses Seen" et "Take Off that Dress for Me". Au fil des morceaux, il devient de plus en plus hésitant et consulte longuement sa set list. Au bout d’une petite demi-heure, il parvient quand même à –quelque peu– se décontracter et commence à discuter avec le public. Abordant des sujets comme la difficulté de vivre en tournée ou sa passion pour la musique country...

Il quitte le podium vers 20h40, pour revenir quelques secondes plus tard, une cigarette électronique au bec. C’est à partir de cet instant que Micah P.Hinson va montrer des signes d'impatience. Après chaque chanson, il consulte sa montre et met de plus en plus de temps à donner une suite à son répertoire. Si au départ, cette attitude prête à sourire, au fil du temps, le public manifeste de plus en plus de signes d’agacement. Un comportement qui finit par jeter un froid dans l’assemblée.

Micah P.Hinson est un artiste atypique qui évolue à mille lieues des sentiers battus. Il fait ce qu'il aime. Sans se soucier des autres. Mais surtout de son public. Il n’hésite pas à déranger le confort des mélomanes. Et même à leur signifier son ennui. Une conduite contestable, mais qui n’enlève rien à son talent…

(Organisation : Botanique)





 

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